13.04.2006

Les évangéliques, c’est quoi ?

Mon premier terrain de spécialisation au CNRS, ce sont les Églises évangéliques. Je dis bien évangéliques, et pas évangélistes, terme impropre!! Je les étudie maintenant depuis une douzaine d’années, et il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de travail à faire. Il s’agit en effet d’un phénomène religieux en pleine expansion : entre 400 et 500 millions de personnes sur les cinq continents (en comptant la mouvance pentecôtiste-charismatique). Cela fait du monde…. Entre sept et huit fois la population totale de la France. Mais de quoi s’agit-il ? Comme on me le demande très souvent, je me suis dit qu'il serait utile d'en parler dans ce blog.


Trois complications surgissent quand il s’agit de définir les évangéliques.

1ère complication : c’est un mouvement transconfessionnel, ce qui rend leur identification parfois délicate. «Évangélique» ne se rapporte à aucune Église particulière. On peut être presbytérien et évangélique, ou être presbytérien et ne pas être évangélique. Même chose pour le méthodisme, le baptisme, et de multiples courants protestants. Les évangéliques se retrouvent dans de nombreuses Églises, dénominations, mouvements, sectes. Ce qui compte pour eux ce n’est pas l’étiquette confessionnelle, c’est d’être converti et « engagé pour Jésus ».

2ème complication : c’est un mouvement d’une grande diversité interne. On trouve chez-eux la plupart des styles religieux, des plus figés aux plus exubérants. Deux grandes familles se distinguent : les «piétistes-orthodoxes» et les «charismatiques-pentecôtistes». Les premiers mettent l’accent sur la fidélité biblique, l’orthodoxie, la piété (prière, lecture de la Bible). Ils se méfient des expressions émotionnelles spectaculaires. Les seconds mettent l’accent sur l’efficacité de l’action miraculeuse de Dieu au travers du Saint-Esprit, avec la prophétie, la glossolalie (capacité à parler des langues inconnues) et la guérison. Ils sont beaucoup plus expansifs que les premiers. Ces deux grandes tendances s’accordent assez difficilement, sans compter qu’elles comportent, chacune, de nombreuses subdivisions internes.

3ème complication : c’est un mouvement décentralisé. Il existe beaucoup de réseaux évangéliques, comme, en France, la FEF, l'AEF ou le récent CNEF. Mais on ne rencontre aucune institution représentative de l’ensemble des Églises évangéliques. A fortiori, aucune «Église» centralisée qui les rassemble. Le mode organisationnel préféré des évangéliques, c’est l’autogestion de l’Église locale, de l’assemblée des fidèles, suivant un principe d’autonomie qu’on appelle le congrégationalisme. Du coup, la réalité évangélique se décline en une multitude d’expressions locales diverses.

Malgré ces obstacles, il reste possible de cerner l’identité évangélique. Quatre critères nous aident pour cela ; Ils sont empruntés à l’historien David W. Bebbington. Ces quatre caractéristiques sont le biblicisme, le crucicentrisme, la conversion et l’engagement (militantisme). Lorsqu’on trouve ces quatre éléments à l’œuvre, on peut être à peu près sûr d’être en face d’une Église évangélique.

1. Biblicisme. Ce terme désigne la centralité de la Bible. Il signale une chose: les évangéliques sont des protestants. Le protestantisme, c’est un christianisme qui a déplacé la source centrale de légitimité d’une institution (la sainte Église) vers un texte, la Bible. Les évangéliques se situent dans cette filiation. Mais leur biblicisme comporte des accentuations spécifiques. La première, c’est l’accent sur la force normative de la Bible dans tous les domaines. La Bible est conçue comme un « code de la route » qui fait autorité dans tous les aspects de la vie du chrétien. La seconde accentuation, c’est la valorisation d’un rapport direct au texte. Les évangéliques n’aiment pas beaucoup les médiations critiques qui se placent entre eux et le récit biblique. Ils partent du principe que l’homme de la rue peut comprendre l’essentiel du texte, sans avoir besoin de passer par les sciences humaines. Ce rapport direct implique aussi une réticence marquée à métaphoriser les récits évangéliques. Quand le texte dit que Jésus accomplit un miracle, les évangéliques le considèrent comme un fait, pas comme une métaphore. Enfin, le biblicisme évangélique revêt une dimension primitiviste. C’est au travers du filtre fantasmé de l’Église primitive que les évangéliques lisent le texte. Les sédimentations historiques et culturelles qui se sont ajoutées au cours des siècles les gênent. Ils privilégient ce qu’ils pensent être le christianisme des premiers croyants, au risque d’une ignorance marquée pour les traditions chrétiennes ultérieures.


2. Crucicentrisme. Ce second élément de l’identité évangélique nous rappelle qu’avant d’être protestants, les évangéliques sont des chrétiens. L’ensemble des chrétiens se réfère à la Croix de Jésus-Christ, comme lieu du salut de l’humanité. Mais les évangéliques ajoutent à ce thème chrétien universel des accents spécifiques. Ils en proposent une lecture particulièrement dramatique, fondée sur une conception binaire de l’histoire qui oscille entre un «avant» marqué par la condamnation (le péché produisant la mort) et un «après» éclairé par la grâce (Jésus ayant payé le «prix du péché», la «dette» contractée par les pécheurs est effacée). Ils continuent par ailleurs à souligner que la Croix constitue la voie obligée du salut. Pour eux, «nous n’irons pas tous au Paradis». Seuls ceux qui ont accepté l’œuvre de la Croix seront sauvés. D’où l’importance cruciale de ce thème théologique, qui explique aussi pourquoi beaucoup d’évangéliques ont soutenu le film de Mel Gibson, The Passion (2004). En dépit des controverses et du côté très sanguinolant de ce film-choc, les évangéliques ont apprécié sa dimension crucicentriste, qui rejoint bien leur culture religieuse.


3. Conversion. S’il ne fallait retenir qu’un thème, ce serait celui-là. Les évangéliques représentent un christianisme de conversion, qui refuse l’identité chrétienne par héritage. Pour eux, ce n’est pas la naissance qui fait le chrétien, mais la nouvelle naissance, c’est-à-dire la conversion, définie comme une rencontre personnelle avec Jésus-Christ, reconnu comme Fils de Dieu, sauveur et seigneur. Cette rencontre s’adosse elle aussi à une lecture binaire des choses, avec un « avant » sous le sceau de la mort spirituelle, et un « après » sous le sceau d’une vie nouvelle. La conversion est sensée constituer le pivot à partir duquel la vie change de cours. L’accent sur la conversion a des conséquences sur les rites et sur l’ecclésiologie. Les rites de transmission générationnelle sont mal vus, à commencer par le baptême du nourrisson, jugé comme équivoque. A ce baptême, ils préfèrent le baptême du converti, car pour les évangéliques c’est la conversion qui donne l’identité chrétienne. Du point de vue de la définition de l’Église, l’accent sur la conversion induit aussi une reconfiguration, qui met en avant l’Église de militants, de convertis, au détriment d’une Église d’encadrement de masse. Le raisonnement des évangéliques est le suivant : si le chrétien, c’est un converti, alors l’Église, rassemblement des chrétiens, doit être une Église de convertis.


4. Engagement (militantisme). La conséquence logique de l’accent sur la conversion, c’est l’engagement militant. Si devenir chrétien s’apparente à une «nouvelle naissance» (référence à un récit évangélique situé dans le chapitre 3 de l’Évangile de Jean), alors la vie chrétienne doit marquer sa différence par rapport à l’ancienne vie. Être chrétien cela doit se voir, car c’est aussi le meilleur moyen de «montrer» Dieu. Comme l’écrit Jean-Paul Willaime, dans “le régime évangélique du croire, la meilleure preuve de l’existence de Dieu, c’est le fait que des individus le louent et le manifestent à travers des vies transformées”. Le type protestant évangélique est du coup proche du type militant, avec une efficacité sociale reconnue qui se double, parfois, de certaines dérives sectaires. Il valorise une implication quotidienne, que ce soit par la prière, le témoignage oral, l’ascétisme (refus du sexe extraconjugal ou préconjugal etc.). Cet engagement s’inscrit dans les sociabilités militantes d’Églises dites «de professants». Les communautés n’acceptent comme membres que les fidèles qui ont «professés» publiquement leur foi. La plupart des assemblées évangéliques sont de ce type, ce qui entraîne un biais statistique quand on compare avec d’autres Églises : entre une paroisse catholique de 8000 membres, avec une centaine de pratiquants hebdomadaires, et une Église évangélique de 40 membres, avec soixante pratiquants hebdomadaires, le «membre» ne veut pas dire la même chose*.
Avec ces quatre critères (biblicisme, crucicentrisme, conversion et engagement), les traits du type évangélique se dessinent… au moins sur le papier! Car sur le terrain, les critères ainsi définis ne se repèrent jamais à l’état pur. D’où la nécessité d’investigations fines, qui remplissent aujourd’hui l’agenda d’un nombre croissant de chercheurs.




*Ceci explique pourquoi s’est imposé l’usage de multiplier les statistiques officielles des évangéliques par un coefficient de 2 ou 3 pour obtenir un montant que l’on puisse comparer aux statistiques des Églises d’encadrement de masse. Dans mon dernier livre (Du ghetto au réseau, 2005), la fourchette statistique que je donne -entre 350.000 et 395.000 évangéliques- tient compte de ce coefficient.

Commentaires

Bonjour

Lecteur passionné de vos ouvrages, je tenais à vous remercier pour votre si utile travail de fond.

Je voulais juste savoir si vous trouvez des liens entre la conversion récente de Dantec au catholicisme, et les voies spirituelles et "politiques" des évangéliques.

Autre question, est-ce que les conceptions politiques des évangéliques américains sont les mêmes que celles des catholiques américains?

A bientôt.

Ecrit par : Libesch | 12.04.2006

Réponse à Libesch

Je vous avoue que la conversion ultracatholique de Dantec m'inquiète un peu. J'y vois plus d'imprécations que de paix, plus d'agressivité que de compassion. Les liens entre ce néoréac au vitriol et les évangéliques, je ne les connais pas. Il y a certainement quelques affinités avec un fondamentaliste de type Pat Robertson (défense de l'occident, vieilles valeurs etc.), mais je crois qu'on est sur des planètes assez différentes.
Enfin, sur les liens entre positions politiques des évangéliques et des catholiques aux USA, je dirais globalement OUI : les deux groupes se retrouvent dans la défense des valeurs familiales, et dans le souci d'éviter une emprise trop grande du gouvernement fédéral. Les catholiques sont cependant un peu moins républicains que la majorité des évangéliques (notamment à cause des latinos). Mais à noter qu'aux dernières élections, Bush a récolté à la fois une petite majorité de voix catholiques, et une majorité de voix évangéliques. N'oublions pas non plus que le frère du président Bush, Jeb, s'est converti au catholicisme...

Ecrit par : SFATH | 13.04.2006

Bonjour,

Vos analyses sont intéressantes mais il me semble que la dimension éclatée, le caractère autonome et conflictuel des communautés , les nous vis à vis du monde est il suffisamment pris en compte.

Le biblicisme n'y est il pas un biblicisme de mavaise qualité, je lis des blogs évangéliques et j'ai constaté une certaine inculture historique

L'autorité de la Bible y est prêchée indépendemment des contextes historiques. (Sans tenir compte que la liste des livres sacrés a été élaborée au 4ème siècle par Athanase après avoir longtemps fluctués).

Sur ce point l'avenir du mouvement évangélique semble "flou", dans la mesure ou une approche historique sérieuse de l'histoire de la foi .... amène à en sortir.

Y a t'il un avenir dans un tel désert intellectuel, apparememnt soigneusement entretenu par des solidarités de groupes....

Je connais beaucoup d'évangéliques qui se sont convertis au luthéranisme, à l'anglicanisme ou au catholicisme....Ou à autre chose....

"J'étais évangélique mais j'ai grandi" (Dave Tomlinson)

Les interrogations sur l'avenir sont nombreuses.

Ecrit par : christianc | 13.04.2006

Réponse à Christianc

Les définitions que je donne sont très rapides. Mais vous avez raison: on pourrait insister sur l'éclatement (ceci dit j'en parle dans les 2e et 3e difficultés). Quelle pagaille parfois!

Sur le biblicisme, il ne m'appartient pas d'évaluer sa "bonne" ou sa "mauvaise" qualité. A chacun son domaine: l'historien ou le sociologue sont là pour décrire les réalités, montrer comment ça fonctionne, sans entrer dans des jugements de valeur. En revanche, un théologien pourrait fort bien répondre, mais moi, je n'ai pas cette formation. Pour ne pas donner l'impression d'esquiver la question, je dirais qu'il me semble exagéré de parler de "désert intellectuel": il existe quelques théologiens évangéliques crédibles hors de leur milieu, ainsi qu'une production culturelle variée liée à ces milieux (hymnologie, oeuvres romanesques etc.). En revanche, je parlerais volontiers d'une indéniable tendance à l'anti-intellectualisme, variable suivant les milieux. Les évangéliques sont des "faiseurs" plus que des "penseurs".

Sur le manque de prise en compte du contexte historique, oui tout à fait. C'est ce que j'essaie de décrire brièvement au travers de la notion de "primitivisme", ce refus des sédimentations culturelles et historiques.

Enfin, je vous rejoins sur l'avenir du mouvement évangélique, même si je suis un peu embarassé pour vous faire écho, dans la mesure où "l'historien ne prévoit que le passé" (dixit Pierre Chaunu). Je crois comme vous que ceux qui s'imaginent qu'un jour, il n'y aura pas d'autre christianisme qu'un christianisme de modèle "évangélique" se bercent d'illusions, car si on entre beaucoup dans les églises évangéliques, on en sort aussi beaucoup. Il y aurait une étude de fond à faire sur les déçus de l'évangélisme.

Ecrit par : Sfath | 13.04.2006

Bonjour,
Je tiens tout d'abord à vus remercier pour votre blog, qui permet d'apporter un éclairage sur le phénomène évangélique. Je connais un peu le monde protestant de par mes experiences personnelles, mais il me semble indispensable d'avoir un regard scientifique de sociologue sur ces mouvements.

A la lecture de ce post, une question me vient à l'esprit: quelle est la réaction des eglises "traditionnelles" (réformées, lutheriennes, methodistes ou catholique...) face au phénomène évangélique et pentecotiste? Opposition frontale ou influence réelle sur les pratiques et les discours? Coexistence pacifique, partenariat ou affrontement?

Evidemment, compte tenu de la diversité de ces eglises, il est sans doute délicat de donner une réponse tranchée. Cependant, il me semblerait interressant d'analyser les relations entre Eglises traditionnelles et Eglises nouvelles.

Ecrit par : kiyomi | 02.05.2006

Cher ami,
Je vous remercie d'abord pour la réponse que vous avez bien voulu faire à ma première intervention.
Aujourd'hui, je souhaiterais vous faire part d'un interrogation concernant les "évangéliques", en particulier sur leur "biblicisme", et plus généralement l'importance grandissante qu'ils occupent dans "les" protestantismes depuis ces dernières années.
Pourquoi assiste-t-on dans le monde, et en France en particulier, à cette sorte d'"explosion" de ce courant ? En face des "églises établies" (E.T. selon votre image) , n'assiste-t-on pas à un phénomène qui, en "littéralisant" les textes bibliques, confond "les faits historiques" et "les récits" de la Bible (si la Bible est inspirée par Dieu tout y est historique): "le récit biblique" , "le fait biblique" est "le fait historique". Alors que le récit exégétique est soit un "fait mythisé", soit un "mythe historicisé".
Alors, je me demande s'il y a véritablement "complémentarité" entre "ET" et "dynosaures" ?...N'y aurait-il pas au contraire, un obstacle majeur, qui accentuerait le caractère "aliénant" de la religion ?¨
Quelle explication "sociologique" pourriez-vous me donner ? Autour de 1960-68, j'ai vécu la "crise" du protestantisme français; et je suis tenté d'y voir une des causes profondes de cette "visibilité explosive" des "évangéliques"!

Ecrit par : Pierre Curie | 17.07.2006

Bonjour:
d'abord je vous remercie pour vos recherches concernant les evengiliques,c'est tres interessant pour mois car je suis entrain de preparer une these sur lea evengiliques dans l'administation americaine.Je vous pris monsieur de bien vouloir m'orienter ,m'envoyer tous ce que vous estimez utile pour ma recherche.
merci d'avance

Ecrit par : Malek | 24.04.2007

Cet article de Mr Fath suscite chez moi (ex-Evangélique) trois réactions.

Tout d’abord, je note une conscience de cette contradiction fondamentale chez les Pento-Charismatiques : d’une part, en s’accaparant l’identité évangélique, ils ont officiellement conservé le discours des Eglises «vieilles-évangéliques» (que Mr Fath appelle «piétistes-orthodoxes») sur la Bible. La quasi-totalité des Eglises «évangéliques» pento-charismatiques ont une confession de foi qui proclame (généralement en article 1, avant même d’évoquer Dieu) l’inspiration divine, la souveraineté, la suffisance et l’infaillibilité de la Bible (si elles n’ont pas elles-mêmes une telle confession de foi sur le plan local, elle font généralement partie d’une structure supra-ecclésiale qui en a une). On a donc, sur le papier, une belle unanimité entre «Evangéliques» pento-charismatiques et piétistes. Ce qui permet à Mr Fath de signaler le «biblicisme» comme un dénominateur commun entre tous au sein de la nébuleuse.

Mais Mr Fath écrit aussi à raison : ' deux grandes familles se distinguent : les «piétistes-orthodoxes» et les «charismatiques- pentecôtistes». Les premiers mettent l’accent sur la fidélité biblique … Les seconds mettent l’accent sur l’efficacité de l’action miraculeuse de Dieu au travers du Saint-Esprit … '. Nous y voilà ! L’accent mis sur la souveraineté de l’Ecriture (donc la pérennisation du Sola Scriptura) est reconnu ici comme le souci réel des «vieux-Evangéliques», alors que dans bien des cas, les Pento-Charismatiques auront certes un discours «bibliciste», mais la réalité est tout autre : la soi-disant prophétie prendra le pas sur la Parole divine, les «messages» prétendument inspirés ont remplacé la prédication biblique et théologique ; les désirs des forts-en-gueule, sous prétexte d’inspiration directe, remplacent la mise en pratique des directives bibliques en matière de pastorale ou de répartition des ministères.
Je dis plus haut «en bien des cas» : je reconnais que certaines Eglises « pento-» savent encore faire la part des choses et pratiquer les charismes tout en laissant sa souveraineté à la Parole divine, donc à Dieu. Comme me l’a dit récemment un éminent théologien baptiste, «l’idéal, ce serait une Eglise non-charismatique, avec les dons de l’Esprit». A méditer !

Ma deuxième réaction est en fait une question. Pourquoi les «vieux-Evangéliques» ont-ils capitulé devant la montée en force des « néo-» ?? Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire tout récemment sur un autre fil de ce forum, j’ai vu de mes yeux ce phénomène dans les années 80 (un temps de triste mémoire chez les «vieux-Evangéliques» français).
On se contentait de se réjouir que de nouvelles Eglises attirent les foules et évangélisent, et quand il fallait s’y mettre soit même, on justifiait sa propre démission en se disant que nos jeunes déserteurs faisaient le boulot dans d’autres communautés…
Au lieu de rester vigilant face aux dérives, on les a légitimées ; pire, on s’est reposé dessus. Nombre d’Eglises «veilles-évangéliques» ont réagi, non pas en évangélisant et en ré-affirmant la nécessité d’une prédication biblique et théologique et d’un Culte valorisant la dignité humaine (et celle de Dieu), mais en adoptant les façons de faire des «néo-».
Phénomène auquel j’ai assisté de très près, récemment encore. Les facultés de théologies et autres structures supra-dénominationnelles ont-elles raison, en terme de crédibilité et de pérennisation du message évangéliques, de ratisser large en s’ouvrant à tout?
Les «vieux-Evangéliques» n’ont-ils pas le devoir, au nom de leurs convictions, de chercher à redéfinir leur identité en revenant aux «fondements anciens» et en se désolidarisant des dérives?

Enfin, je réagis à cette phrase de Mr Fath : 'il y aurait une étude de fond à faire sur les déçus de l'évangélisme'. Cher Monsieur Fath, le jour où vous entreprendrez cette étude, n’oubliez pas que vous avez mes coordonnées !!!

Bien cordialement,

Frédéric MARET.

Ecrit par : Frédéric Maret | 01.05.2007

Le Panthéisme
En philosophie, doctrine et religieuse selon laquelle Dieu se confond avec la nature · divinisation de la nature.
Avec tous les différends qu'ont les chrétiens, ils finiront par ne plus avoir personne pour les suivre. Je suis issu d'une famille profondément attachée, au catholicisme. J'ai 71 ans. J'ai eu le temps de réfléchir. Je n'ai plus supporté le dogmatisme du catholicisme. C'est pour cela que je me suis orienté vers le panthéisme. Seule philosophie qui ne peut fâcher personne. En voulant s'imposer, les évangéliques vont finir par créer un très mauvais climat vis-à-vis des autres religions déjà en place, j'entends par là les religions reconnues.
Ils finiront par provoquer une guerre car les autres ne supporteront pas qu'ils empiètent chez eux. Tant pis pour eux. Je suis aujourd'hui très heureux de me trouver auprès de la philosophie panthéiste.

Ecrit par : Alfredo | 06.09.2007

Je pense qu'un grand spécialiste du monde religieux en général et du monde évangélique en particulier que vous êtes, monsieur Fath, aura remarqué le contenu idéologique qu'un tel article fait surgir dans le commentaire des personnes réagissant à ces propos.
Alors que le catholicisme a instauré un climat autoritaire pour ne pas dire dictatorial parmi ses adeptes, alors que l'on commente avec la plus extrême courtoisie la moindre décision d'un autre âge d'un vielliard sénile qui ne connait rien de la vie et qui se prétend vicaire du Christ sur terre (pour n'importe qui d'autre se sont les symptômes de la folie), les Evangéliques, parce qu'ils utilisent leurs mots, leur zèle, leur culture, leur mode de fonctionnement dans le rapport au monde et de surcroit règles leurs compte entre eux sans vilipender qui que ce soit ni condamner explicitement les autres christianismes (ce que fait le catholicisme en se déclarant ENCORE la seule Eglise du Christ !!), et bien ces pauvres évangéliques sont "dangereux", "fascistes", "dégénérés" ou autres.
Admirez, pour finir, la force des idées reçues, dans un monde où circule l'information, parmi des citoyens "éclairés" : il y a de quoi déprimer, ce que je fais en lisant certains commentaires. Je rêve alors à la solitude, loin des hommes...

Ecrit par : hicetnunc | 06.09.2007

Je n'ai pas de réponse...?..

Ecrit par : Alfredo | 06.09.2007

Ah, parce que vous aviez posé une question?

Ecrit par : Frédéric Maret | 10.09.2007

Ayant grandi dans une famille catholique qui a cessé de pratiquer au moment où j'arrivais à l'adolescence, j'ai un jour croisé des évangéliques. En réponse à leur discours passionnés, je me suis mis à lire les évangiles, lecture qui m'a permis de vivre une expérience de conversion. 35 ans ont passé depuis. Vivant dans un contexte post-catholique (le Québec), j'en suis venu à la conclusion que c'est justement au niveau de l'expression verbale de leur foi que les évangéliques détonnent peut-être le plus, détonnent au point même , quelquefois, de passer pour des gens pas tout à fait normaux...

Une parole libre, spontanée, personnelle (tout en reconnaissant le coté tout de même assez scripté des prises de paroles des évangéliques) sur la foi, voilà une chose qui n'a de cesse de plonger mes compatriotes québécois dans un profond incomfort. La chose passe pour être de fort mauvais goût, bien qu'il n'existe pas de règle explicite à cet égard. En fait, parler de Dieu, c'est véritablement briser un tabou. Ayant vécu en terre protestante pendant trois ans (en Californie), quel ne fut pas alors ma surprise de constater que l'américain moyen, même s'il n'est pas particulièrement religieux, aime, lui, parler de Dieu! Une discussion sur Dieu réchauffe l'atmosphère alors qu'au Québec, c'est le meilleur moyen de faire baisser la température! Je mentionne ces éléments parce qu'ils ne me semblent pas toujours être suffisamment pris en compte lorsque l'on parle de l'interaction entre évangéliques et cultures post-chrétiennes.

Ecrit par : eric wingender | 16.09.2007

Bonjour

J'aimerais répondre à hicetnunc et par là même exprimer mon point de vue sur les églises évangéliques.

Hicetnunc, vous ne voyez visiblement pas pourquoi les évangéliques méritent d'être autant critiqués. Je ne sais pas à quelles critiques vous faîtes référence mais je vais vous donner des raisons qui font que selon moi ils le méritent par certains côtés et pas les moindres.

Quand je parle des évangéliques, je parle des pento-charismatiques qui selon moi ont de fortes chances de devenir le futur du mouvement évangélique même si sera peut-être après quelques évolutions.

En effet, nous avons là des mouvements qui utilisent comme principal ressort la ferveur émotionnelle et la puissance que l'être humain peut trouver dans l'irrationnel. Quand des gens commencent à adopter ce mode de fonctionnement et quand ils cherchent en plus à le transmettre à d'autres, je crois qu'il faut au minimum se préoccuper de l'état de santé de la capacité à raisonner d'une population. La capacité à raisonner est le seul moyen pour un citoyen de construire son libre-arbitre et de pouvoir ainsi exercer une influence sur ceux qui le gouvernent (la forme la plus connue de ce processus s'appelle la démocratie...) Si l'être humain ne peut plus faire cela alors il n'y a plus de citoyens mais des personnes qui deviennent des masses de sujets d'autres personnes qui les gouvernent et qui ont encore moins de mal à asseoir leur pouvoir sur ces masses de gens si ils les contrôlent par des moyens qui font appel à l'irrationnel et qui plus est à l'au delà, prétendant que tout ce qui se passe et toutes décisions sont volonté divine, donc indiscutables (cela s'est appelé entre autres la monarchie absolue de droit divin je crois...).

A cela les nouveaux mouvements évangéliques ajoutent des formes ouvertes d'attaque de la raison par le biais de la lecture littérale de la bible ce qui engendre la perte du sens critique vis-à-vis des textes historiques et religieux et fait naître des choses que je trouve préoccupantes pour la connaissance humaine, comme le créationnisme (expliquant que tout fût créé comme c'est écrit dans la bible) qui peut prendre des formes très concrètes comme par exemple un musée très coûteux et très moderne (technologiquement parlant) au Kentucky.

Les nouvelles formes évangéliques n'ont pas provoqué la fertilité du terrain dont elles profitent (chute de la raison dans les sociétés modernes au profit de l'émotionnalité et de l'irrationnel) mais elles s'emparent de ce terrain et l'élargissent pour asseoir leur influence.

Et tout cela dans un monde où les technologies de surveillance physique et d'opinion deviennent de plus en plus sophistiquées. Dans un monde où les médias de masse ont de plus en plus d'influence sur les populations. Dans un monde où les données deviennent de plus en plus centralisée (et oui, la numérisation des données débouche sur le fait que là où il y avait des milliers de livres, il n'y a de plus en plus que quelques disques durs sur lesquels sont stockés les informations que l’on va consulter en ligne). Dans un monde où c'est de plus en plus l'image vidéo qui prime au détriment de l'écrit, ce qui renforce donc l'émotionnalité chez les être humains.

Dans ce monde là, je crois que le minimum c'est de se préoccuper de l'extension des mouvements comme les nouveaux mouvements évangéliques sachant quelles possibilités s'offrent et pourraient s'offrir au service de leur vision des choses si jamais ils venaient à étendre leur influence sur de très grandes quantités de personnes.

Cordialement

Ecrit par : tsionebreicruoc | 17.10.2007

Très cher Sébastien Fath, je vous remercie pour ce blog. Je suis un évangélique convaincu, apôtre d'un mouvement qui rassemble plusieurs églises en France et en Afrique. J'aimerais bien que nous puissions nous rencontrer, car l'expension des églises et du zèle évangéliques se prépare à disparaître dans les années avenir : je vous donnerai les raisons. Une guerre sans merci se prépare entre les évangéliques en France comme celle des catholiques contre les protestants, et des protestants contre les anabaptistes...

Mes salutations

Ecrit par : Jean-Marie Matadi NGAZUBA | 14.04.2008

salut
cmt dois-je faire pour bien comprendre la bible

Ecrit par : gaston | 16.08.2008

Je réponds à Gaston,
Bonjour ! allez donc faire un petit tour vers mon URL : c'est libre et gratuit ! Merci de me dire ce que vous en pensez.
Marike

Ecrit par : Marike | 27.08.2008

De nationalité sénégalaise, je suis moi même évangélique (ancien séminariste catholique) et titulaire d'un Master recherche en théologie systématique (peut être que c'est de l'anti intellectualisme aussi).
De même qu'une religion qui expulse l'irrationel verse dans le scientisme qui est une ignorance inadmissible de la nature humaine, de même une religion qui nie l'apport de la raison dans l'appréciation des réalités et des discours ne forme que des fanatiques très dangereux pour la société. Le monde postmoderne vient de démontrer que l'intellectualisme ne peut pas à lui seul apporter des réponses au préoccupations humaines. Si certains ne recherche pas une rencontre avec leur préoccupation ultime dans le milieu évangélique, il se rende dans d'autres milieux (les religions orientales etc...) ou se lancent dans certaines pratiques (consommation de drogue, méditation transcendantale, yoga etc...) pour satisfaire leur instinct religieux. La question que l'on pourrait se poser dans un monde où la raison à montré ses limites avec le retour en force du religieux et le changement des paradigmes de l'ère moderne (nous sommes en période postmoderne), et où le religieux tend à être l'ennemie principal de la paix, est celle de savoir comment aider l'être humain à participer à la promotion de la création en générale et de la vie humaine en particulier? La stigmatisation d'un mouvement religieux ou d'un groupe social ne favorise pas le dialogue aussi bien inter religion ou inter culturel qui est une exigence de notre siècle.
Je pense que la lecture de l'article si dessous aidera beaucoup de personnes à être plus objectif et juste dans leur appréciation des évangéliques. Et pour les doctorants, il leur permettra de donner à leur discours une respectabilité académique parce qu'ils auront satisfait à une des exigences que requiert un travaux de ce niveau, celui de la scientificité du travail caractérisé par son objectivité. Bonne lecture et bonne et heureuse année 2009 à toutes les lectrices et à tous les lecteurs.
Secrétaire de la Commissison épiscopale pour l'Unité des Chrétiens, le Père Michel Mallèvre, dominicain, travaille depuis longtemps avec les évangéliques.


Qui sont les évangéliques ?
Les évangéliques, ce sont des chrétiens : nous avons en commun la foi en Dieu Trinité et la foi en l’Incarnation de Jésus-Christ, le souci d’annoncer l’Evangile, l’attente du Christ, même si nous ne le manifestons pas toujours de la même façon. Les points qui font difficulté sont des points relatifs à l’Eglise. Le point fondamental est "LA foi chrétienne". Une des caractéristiques des évangéliques est ce souci de partager la foi chrétienne ! Et tout chrétien, tout baptisé, doit avoir ce souci.

Pourquoi font-ils si peur ?
Il y a d’abord un effet de surprise, où peut être beaucoup de chrétiens réalisent, un peu tardivement, qu’ils se sont développés. Ils n’ont pas fait attention à cette présence évangélique. Je crois qu’il y a aussi des peurs qui sont liées à des amalgames malheureux qui ont été faits au moment de la guerre en Irak, où on a découvert qu’il y avait des liens entre le président américain et un certain nombres de courants chrétiens aux Etats-Unis. Mais ce que l’on ne sait pas toujours, que l’on oublie, que l’on ne veut pas entendre, c’est que la très grande majorité, voire la quasi-unanimité des évangéliques français ont condamné la guerre en Irak plusieurs mois avant qu’elle n’ait lieu. Que ce soit l’Alliance évangélique, que ce soient les Assemblées de Dieu qui sont le plus grand courant pentecôtiste en France.
Et donc faire l’amalgame entre évangéliques et Georges Bush, c’est une injustice aux Etats-Unis et c’est une injustice en France

Comment prier ensemble la Semaine de l’Unité ?
Il faut savoir que l’Alliance évangélique, qui est un grand réseau de personnes appartenant au courant évangélique, a une semaine de prière pour l’unité qui existe depuis le 19ème siècle et qui est au tout début du mois de janvier.
La Semaine pour l’Unité des chrétiens qui s’est développée sous l’impulsion de l’Abbé Couturier, entre le 18 et le 25 janvier, est une initiative un peu différente, postérieure. Il y a donc deux semaines de prière qui sont un peu "concurrentes", successivement.
Mais il ne faut pas oublier un certain nombre de choses : un bon nombre d’évangéliques, un quart des évangéliques français, sont membres de la Fédération protestante de France. Ils sont donc habitués et engagés dans un processus œcuménique puisque c’est inscrit dans la charte de la Fédération protestante de France. Depuis quelques années, parce que les évangéliques ont appris à mieux connaître les catholiques, à voir le souci qu’ils avaient d’annoncer Jésus-Christ, parce qu’ils ont vu aussi l’insistance de Jean Paul II à défendre la vie, il y a eu des rapprochements, un certain nombre d’évangéliques disponibles pour venir prier pendant la semaine de l’unité.


Pourquoi sommes-nous surpris par la manière de prier des évangéliques, avec la Parole de Dieu ?
Faisons très attention ! Il y a des courants très divers dans le monde évangéliques. Il y a le courant pentecôtiste, charismatique, au sein duquel prières spontanées, repos dans l’esprit, ont une place. Un certain nombre de catholiques participent aussi de cette sensibilité.
Il y a d’autres sensibilités évangéliques qui, elles, sont plutôt assez anti-charismatiques, très "biblicistes" (le fait de faire de la Bible la référence pour la vie).
Dans notre église catholique, nous avons eu le souci légitime, depuis plusieurs décennies, d’intégrer tout ce qui a été l’intérêt de l’apport de la recherche historico-critique. Ce qui a été quelque chose de très positif. La rançon de cela - en lien aussi avec la découverte de l’autonomie des réalités terrestres, sur lequel le concile Vatican II avait beaucoup insisté - a été de faire de la Bible une référence par rapport à notre engagement chrétien, mais peut être moins une référence vraiment personnelle.
Quand on dit que des évangéliques ouvrent la Bible pour y trouver une solution à leurs problèmes, c’est vrai de certains d’entre eux, ce n’est pas vrai de tous les évangéliques. Là encore, il faut se garder de la caricature.
Si l’une des caractéristique du monde évangélique c’est ce qu’on appelle le "biblicisme" c’est-à-dire donc, la référence à la Bible, référence personnelle à la Bible, cela ne veut pas dire que tous les évangéliques vont être fondamentalistes dans leur lecture et qu’ils vont tous avoir un comportement comme on peut le voir dans certains milieux charismatiques.
J’insiste sur cette diversité du monde évangélique parce que trop facilement on les caricature pour s’en distancier ou pour les déconsidérer parce que justement, ils nous dont peur.

Ecrit par : Diémé Moïse Nazaire | 03.01.2009

Bonjour,

J'ai lu attentivement votre article "Les évangéliques, c'est quoi ?". Plusieurs questions me viennent à l'esprit.
Peut-on considérer les Mormons comme évangéliques ?
Comment le mouvement évangélique parvient-il à étendre son influence dans le monde ?

Merci d'avance.

Ecrit par : Maxime | 11.03.2009

Non, les Mormons ne peuvent pas être considérés comme "évangéliques", ni même comme protestants, car leurs doctrines ne sont pas fondées sur la Bible seule (sola scriptura), mais sur la Bible et le livre de Mormon, supposée révélation accordée à leur fondateur, Joseph Smith. Ils ne se considèrent eux-mêmes ni comme des protestants, ni comme des évangéliques. Mais attention, les mouvements religieux évoluent et passent souvent d'un certain sectarisme a beaucoup plus d'ouverture (cf. les adventistes du septième jour, aujourd'hui membres de la fédération protestante de France) ! Donc soyons prudents avant de stigmatiser tel ou tel mouvement religieux, fût-il "pento-charismatisque" (!?). La plupart des sectes finissent par devenir de vraies églises.
Le mouvement évangélique (plutôt les mouvements évangéliques) étend son influence par l'évangélisation (missions, témoignage personnel ou collectif...), que d'aucuns qualifient de prosélytisme. Tout est question d'appréciation, n'est-ce pas ?

Ecrit par : thierry hernando | 31.03.2009

Je suis évangélique marocain convaincu.Et je remercie infiniment tous ces évangéliques qui se consacrent aux nouveaux convertis en offrant leurs maisons propres ;leurs voitures et leurs biens pour la cause de l'Evangile.
Alors que les Catholiques du Maroc sont cantonnés dans leurs églises donnant des préches le dimanche et ferment les églises.
Alors que le Seigneur Jésus a dit:Annoncez la bonne nouvelle de la résurrection à tous les peuples afin que quiconque croit en Moi sera sauvé.
Merci Seigneur de nous avoir ouvert la porte de la bergerie.Nous avons Seigneur reconnu Ta voix et nous sommes entrés dans ta bergerie loin des loups ravisseurs qui causent des ravages.
Ahmed hayzoun

Ecrit par : hayzoun | 26.07.2009

evangelique et heureuse de servir Dieu, merci pour ces recherches, Gloire à l'Eternel ! qui ya t'il de plus beau que la grace du seigneur!

Ecrit par : jess | 22.10.2009

Bonjour,

Diriez vous des eglises evangeliques qu'elles font parties des Sectes ? Je ne dis pas que vous avez dit cela, j'ai un peu lu votre blog le mot secte est apparu une fois je crois, et je ne suis pas un lecteur suffisamment fin pour déduire de la lecture de votre blog votre pensée à ce sujet ?

Merci

Ecrit par : Scratt | 18.01.2010

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