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23/01/2016

Démographie évangélique mondiale 2016: quelques tendances

statistiques,statistiques protestantes,statistiques évangéliques,statistiques évangéliques 2016Même si cela passe parfois pour ringard, COMPTER reste important. En matière de religion, les lieux de culte, les fidèles, les groupes recomposent d'année en année le pays réel et le monde d'aujourd'hui.

En cette année 2016, fidèle à un rendez-vous inauguré en 2012, nous avons posté pour le 21 janvier une vidéo présentant la démographie et la géographie protestante évangélique mondiale 2016, que l'on peut retrouver aussi en PDF (lien). Cette vidéo présente aussi quelques ouvrages récents sur le sujet.

Environ 619 millions d'évangéliques en 2016 (un bon quart du christianisme mondial) se répartissent inégalement sur les cinq continents. Les tendances? Une croissance prosélyte et polycentrique qui se poursuit, particulièrement en Afrique, une prise en compte plus fine des scénarios de sortie de l'évangélisme (nouvelles églises prophétiques, notamment en Chine, ce que nous avions sous-estimé jusqu'alors), et un léger tassement de l'évangélisme états-unien.

PDF.

Commentaires

une question de curiosité:
si on regarde la démographie des églises évangéliques françaises ou occidentales, quelle est la part de croissance 'interne' (i.e. par les naissances, sachant que ces eglises promeuvent les mariages en leur sein et incitent à faire des enfants) et la croissance 'externe' (i.e. nouveaux convertis)?
bien à vous.

Écrit par : aes | 23/01/2016

I. Un livre parle de la mère du Christ dans un ouvrage de référence sur la question : VII. - La dévotion mariale dans l'Ordre des Frères prêcheurs, par André DUVAL, O. P., professeur la Faculté de théologie du Saulchoir

Le livre en question est : http://www.editions-beauchesne.com/product_info.php?products_id=564
MARIA. COLLECTION COMPLETE
Recensions


MARIA. COLLECTION COMPLETEHubert Du MANOIR

EAN/ISBN : 9782701001012
EN COURS DE REIMPRESSION
LIVRE VI ÉTUDES D'HISTOIRE DU CULTE ET DE LA SPIRITUALITÉ MARIALS
(Ire Partie : Du haut Moyen Âge l'Ecole Bérullienne)
VII. - La dévotion mariale dans l'Ordre des Frères prêcheurs, par André DUVAL, O. P., professeur la Faculté de théologie du Saulchoir

Dans ce livre du père Duval, dominicain, il y a l'histoire des possédés de Loudun en France (en 1630) avec un démon qui se faisait appeler Uriel. Les possédés de Loudun ont traumatisé l'Eglise catholique à l'époque des faits et la délivrance des démons a périclité ensuite dans l'Eglise catholique à cause de ce fait divers à Loudun. Ce fait divers avait été manipulé politiquement et avait joué dans le débat avec les protestants. ce n'est donc pas un fait insignifiant : le diable avait monté un coup.https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_d%C3%A9mons_de_Loudun



II. Au musée du Louvre fin mars 2014 : l'Abbaye de Saint Maurice en Suisse exposait son Trésor (= ses objets anciens ayant appartenu à des saints). On y voyait la chasse de Saint Sigismond qui portait l'inscription des trois autres archanges et un quatrième archange : Uriel. Sur Internet il y a le document d'exposition au musée du Louvres : il est en pièce jointe "dp_saint Maurice d Agaune.pdf". On peut lire sur ce document en page 10 que l'archange Uriel est gravé sur la chasse de Sigismond.

Il faut croiser l'anecdote historique des possédés de Loudun en France où un démon se faisait appeler Uriel et la chasse de Sigismond qui comporte le nom de l'archange Uriel.

Alors Uriel : archange ou démon ?



III. Recherches pour en savoir plus :

Le nom de cet archange Uriel, archange oublié en France, a été usurpé par un démon à Loudun. D'autant que le père Duval, op, ne précise pas dans son chapitre qu'Uriel est un archange puisqu'au contraire, il écrit que c'est un démon. Quand le père Duval a écrit son livre, l'Eglise catholique ne connaissait pas d'archange Uriel.


Les recherches montrent que les possédés de Loudun ont donné le nom de 7 démons dont Uriel :


Les Diables de Loudun: Sorcellerie et politique sous Richelieu (https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Diables_de_Loudun https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_d%C3%A9mons_de_Loudun )
livre en ligne (sur google, on écrit "loudun Uriel" et le lien ci-dessous est apparu, on ouvre ce lien, une page de livre s'est affichée à l'écran : elle est en pièce jointe : "Loudun Uriel")
https://books.google.fr/books?id=xgrZGXqy1AMC&pg=PT106&lpg=PT106&dq=loudun+Uriel&source=bl&ots=IANoPpDbn9&sig=ug4iWOFqubB0E1wNBzezt1Y79H8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwixv_m2rsPKAhXHvhQKHafhARsQ6AEIITAB#v=onepage&q=loudun%20Uriel&f=false


Des livres écrits sur les possédés de Loudun :
http://www.amazon.fr/Les-Diables-Loudun-dhistoire-psychologie/dp/2847347674
http://www.fayard.fr/les-diables-de-loudun-9782213020785



IV. Histoire des archanges dans l'Eglise catholique :
Il y a eu 2 conciles au 8ème siècle qui ont interdit de nommer les anges non identifiés dans la Bible :
http://www.spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/hierar02.html
Les Archanges

Tiré du grec arkhé (" commandement ") et aggelos (" messager ") dont nous avons fait " ange ", ce terme signifie " chef parmi les anges ".
Il n'est fait mention dans les livres canoniques de la Sainte Ecriture que des seuls Raphaël (livre de Tobie), Gabriel (Daniel 8,1-26 et 9,21-27, Jérémie 25,12 et 29,10, et N.T. en Luc 1,11-38) et Michaël (Daniel 10,13 et 12,1-3, N.T. Jude 9, et Apocalypse 12,7-9).
La tradition judéo-chrétienne place ces trois Archanges parmi les " sept Anges qui se tiennent devant Dieu " (Apocalypse 8,2), comme le déclare d'ailleurs Raphaël lui-même au livre de Tobie : " Je suis Raphaël, l'un des sept Anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la gloire du Seigneur " (Tobie 12,15).
Ce nombre conventionnel de sept est à rapprocher de celui des sept esprits (dont Ahura-Mazda préside le groupe) vénérés par les Parsis, zélateurs de Zarathoustra (ou Zoroastre), esprits qui mènent dans le domaine céleste la lutte éternelle contre le mal.
Il ne peut être complété que par le recours aux textes apocryphes : principalement dans Esdras 3 ou 4 (datant du I° siècle après J.-C.) et dans le Livre d'Hénoch, mais également par les récits rabiniques de moindre autorité, où se trouvent cités les " archanges Barachiel, Jehudiel et Zeadkiel ".


A propos des noms des Archanges



Seuls trois d'entre eux ont révélé leur nom : Michel, Gabriel et Raphaël. Il faut se mettre en garde contre ceux qui prennent la liberté d'en désigner d'autres avec précision, comme l'avait fait un certain Adelbert ; celui-ci, en 745, à la demande de Saint Boniface, fut condamné dans un synode par le pape Zacharie, pour avoir inventé une prière aux anges Uriel, Raguel, Tubuel, Inéas, Tubuas, Saloac, Simiel, considérés par cette assemblée comme des démons.
Françoise Bouchard, "Les grands miracles de la dévotion", Ed. Résiac, 1996.

Nous trouvons en effet dans le "Dictionnaire portatif des Conciles" (Paris, Veuve Didot, 1767) les lignes suivantes :
"Rome, l'an 745, 25 Octobre, sous le Pape Zacharie, assisté de sept évêques, de dix-sept Prêtres et du Clergé de Rome. On y déposa Adelbert et Clement du Sacerdoce, avec anathème. On y condamna au feu les écrits du premier comme impies et insensés."



La prière composée par Adelbert était ainsi rédigée : "Je vous adresse mes voix et mes supplications, ange Uriel, ange Raguël, ange Tubuel, ange Michel, ange Inias, ange Tubuas, ange Sabaoc, ange Simiel..."



L'abbé Th. Laval précise, dans son ouvrage "Le Monde invisible ou Traité dogmatique et ascétique des Anges" (Bruxelles, 1909) :
"On a essayé de donner des noms aux quatre autres [archanges]. Le sens de ces noms : Barachiel, qui signifie Bénédiction de Dieu, - Jéhudiel, Louange de Dieu, - Uriel, Feu de Dieu, - Sealtiel, Prière de Dieu, est irréprochable. Cependant ils ont été réprouvés au Concile de Rome de 745 parce qu'étant d'une valeur toute conjecturale, ils ne peuvent être assimilés aux trois noms donnés par le texte sacré. L'on peut représenter les sept archanges et les honorer ensemble d'un culte spécial ; mais l'on doit alors s'abstenir de désigner par aucun nom ceux d'entre eux qui ne nous sont pas spécialement connus." (Chap. XII)



Plus tard, en 789, le Concile d'Aix-la-Chapelle confirmera la décision du Concile de Rome en interdisant de fabriquer des noms d'anges en dehors de Michel, Gabriel et Raphaël.



Beaucoup plus récemment, en 2001, le Directoire sur la Piété populaire et la Liturgie (Les Saints Anges, point 217) a rappelé de façon semblable :
"Il faut aussi réprouver l'usage de donner aux anges des noms particuliers, que la Sainte Ecriture ignore, hormis ceux de Michel, Gabriel et Raphaël." (*)



Voilà qui est clair, et devrait donner à réfléchir à tous ceux qui aujourd'hui prétendent pouvoir donner un nom à tous les Saints Anges Gardiens !



(*) : voir l'intégralité de ce chapitre consacré aux Saints Anges dans ce présent dossier ICI.

En conclusion, le nom d'Uriel n'a pas été rejeté parce qu'il n'était pas nommé dans la Bible de l'époque mais parce qu'il y avait des déviances de dévotion, des élans idolâtres. Tous les juifs convertis au christianisme depuis Jésus Christ avaient amené dans le christianisme leur foi juive dont celle des archanges. Supprimer Uriel, c'est dire que Paul, Nicodème, Joseph, la Vierge Marie, Siméon, Nathanaël, Joseph d'Arimathie, Gamaliel, ..., nommaient de faux anges. Il faut un deuxième concile de Jérusalem pour discuter des archanges manquants : 7 esprits devant Dieu mais trois archanges nommés : les archanges sont-ils parmi ces sept esprits ? manque-t-il 4 noms d'archanges ?

Il faut demander aux spécialistes de travailler sur ces questions : si le retour de la fonction des archanges redonne la victoire au Corps du Christ, c'est un chemin différent que les solutions venant du monde.


V. Autres Informations trouvées sur URIEL :


https://fr.wikipedia.org/wiki/Uriel
Uriel (אוּרִיאֵל : Aur 'El "Feu de Dieu", - Hébreu Standard : Uriʾel, - Hébreu Tibérien : ʾÛrîʾēl) (ou Ouriel) est le nom d'un archange de la tradition monothéiste. Il apparaît dans plusieurs traditions pseudépigraphiques ou apocryphes juives, est révéré par l'Église orthodoxe comme l'un des sept archanges majeurs et figure en haute place dans les hiérarchies angélologiques de l'ésotérisme chrétien médiéval et moderne. Uriel est reconnu par l'église anglicane comme le quatrième archange.

Comme quatrième archange, Uriel est ajouté aux trois archanges nommés pour représenter un des quatre points cardinaux, (généralement celui représentant l'été).

Dans certains textes cabbalistiques, occultes ou apocryphes, Uriel est aussi parfois appelé Urial, Nuriel, Uryan, Jeremiel, Vretil, Suriel, Sariel, Puruel, ou encore Phanuel.

Uriel est répertorié comme étant le quatrième ange chrétien gnostique (sous le nom de Phanuel ), par Grégoire le Grand , et dans l'angélologie du Pseudo-Denys. Cependant, le Livre d'Enoch distingue clairement ces deux anges; Uriel signifie «la Lumière de Dieu", tandis que Phanuel signifie «le visage de Dieu".

Uriel est le troisième ange figurant dans le Testament de Salomon, le quatrième étant Sabrael.




Tradition juive[modifier | modifier le code]
La Bible ne fait pas mention d'un ange du nom d'Uriel. Uriel est en revanche mentionné à plusieurs reprises dans le Livre d'Hénoch, ainsi que dans l'Apocalypse d'Esdras, ouvrages de la littérature hébraïque tardive.

Le livre d'Hénoch évoque ainsi nommément Uriel comme : « ange que le Seigneur de gloire a préposé à toutes les étoiles qui brillent dans le ciel et éclairent la Terre1. » Uriel serait ainsi l'ange qui apporte aux êtres humains les lumières de la connaissance de Dieu. Il serait aussi l'interprète des prophéties et l'ange du châtiment2.





VI Conclusions :
Le nom de l'archange Uriel ayant été interdit en 745 à Rome puis 789 à Aix la Chapelle, il est compréhensible que le père Duval, dominicain, ne pouvait pas spontanément connaître cet archange et le père Duval n'a pas écrit qu'Uriel était le nom d'un archange reconnu chez les juifs et chez les chrétiens orthodoxes.

Uriel voulant dire le Feu de Dieu, on peut se demander si les réveils dans l'Eglise signalent son intervention. L'Eglise catholique ayant décidé de connaître le nom et la fonction des trois archanges Michel - Gabriel - Raphaël, elle ne sait pas les noms et les fonctions des quatre autres esprits se tenant devant Dieu, l'Eglise catholique reconnaît les 7 esprits qui se tiennent devant Dieu car la Bible en parle mais sans les nommer tous. Il faudrait reprendre la traduction : les 7 esprits se "tiennent-ils devant Dieu" ou "sortent-ils de Dieu ?" Se tenir devant Dieu laisse supposer que ces esprits sont disjoints de Dieu : ils l'adorent de l'extérieur. Sortir de Dieu signifierai être en Dieu, ces 7 esprits seraient des fonctions de Dieu : le "Feu de Dieu" serait normal : les réveils, ... Il faudrait analyser les "réveils" que le peuple juif a connus car il existe des réveils dans le peuple juif mais ils le maitrisent beaucoup moins que les chrétiens. Il ne faudrait pas que l'Eglise catholique ait désigné les réveils juifs comme suspects parce qu'Uriel n'est plus connu dans l'Eglise catholique : les prodiges vécus chez les juifs de la révélation aurait injustement nourri un antisémitisme par suspicion, par doute de la réalité de l'action de Dieu chez les juifs touchés par un réveil. Il faudrait une étude avec les juifs messianiques pour identifier les réveils connus chez les juifs depuis 2000 ans.

Il faut noter que le document d'exposition du musée du Louvres dit que Clodomir fait tuer Sigismond, page 10 de la pièce jointe :
"En conflit avec les Ostrogoths et les Francs, Sigismond est fait prisonnier, puis livré au roi franc Clodomir, qui le fait tuer avec sa femme et ses fils Gistald et Gondebald en 523 ou 524. Leurs
dépouilles furent ramenées à Agaune en 535-536 et une partie de leurs restes est maintenant abritée dans cette châsse, qui est un remontage d’éléments composites."



Voici le détail du meurtre de Sigismond par Clodomir, fils de Clovis : https://fr.wikipedia.org/wiki/Clodomir

"Clodomir fit alors assassiner Sigismond, sa femme et les fils de ce dernier le 1er mai 524. Il ordonna que leurs corps fussent jetés dans un puits, comme il avait été fait avec la mère de Clotilde. La scène se produisit à Saint-Péravy-la-Colombe, au lieu-dit Saint-Sigismond[22]."



Il serait intéressant de savoir si la France fut privée du Feu de Dieu en rejetant Uriel parce que Clodomir, fils de Clovis, assassina Sigismond : si le nom de l'archange Uriel fut gravé sur la chasse de Sigismond, c'est que cet archange était connu dans la région de Sigismond.



Il faut un travail commun pour en savoir plus sur l'archange Uriel : réunir juifs et orthodoxes et demander leur avis, chercher leurs connaissances. Il faut interroger l'abbaye de Saint Maurice en Suisse et leur dire que le démon qui s'est fait appeler Uriel à Loudun en France, vers 1630, a ravagé la délivrance contre les esprits mauvais dans l'Eglise catholique, c'est donc un enjeu d'en savoir plus.

Est-ce que les réveils comme les méthodistes en 1700 signaient le passage d'Uriel : le feu de Dieu ?

Si les orthodoxes et les juifs donnent à Uriel le titre de Feu de Dieu : c'est à étudier pour augmenter la légitimité des feux du réveil.


Enfin, notons, que les deux conciles catholiques qui ont rejeté le nom de l'archange Uriel se sont produits au début de la naissance de l'islam : l'avancée inexorable de l'islam est-elle la conséquence de l'affaiblissement spirituel de l'Eglise catholique qui a décidé de ne plus puiser tout ce que Dieu lui permettait ?

Écrit par : étude | 26/01/2016

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