A noter sur nos agendas deux événements scientifiques de grande qualité les 7 et 9 mai 2026.
Le premier est une journée d'études, organisée le 7 mai à Paris par la FPF, suite à la dernière enquête IFOP sur le protestantisme.
Elle s'intitule "Protestantisme français : mutations, tensions et nouveaux équilibres" (lien) et réunira Christian Krieger, Claude Dargent, Fabrice Desplan, Fabio Morin, Pierre-Yves Kirschleger, Philippe Gaudin et Philippe Portier.
Le second événement est la Journée du GRHP (groupe de recherche sur l'histoire du protestantisme), qui se tiendra le samedi 9 mai à Paris (IPT) avec notamment Paolo Zanini et Karina Benazech Wendling.
Le thème général de la journée : "Protestantisme en minorité aux XIXe et XXe siècle" (lien vers le Carnet Hyothèses du GRHP).
En raison d'un voyage à l'étranger, je n'aurai hélas pas l'occasion de participer à ces deux beaux événements, dont on souhaite des prolongements par compte-rendus et publications.






Les nationalistes chrétiens forment un mouvement hétéroclite mais puissant, notamment aux Etats-Unis, où ils se sont affichés derrière Donald Trump. L’historien et sociologue Sébastien Fath analyse, dans un entretien au « Monde », ce courant mobilisé pour que le christianisme soit « le ciment d’une nation forte ».




"Les protestations des agriculteurs européens contre l’excès de « paperasse » se réduisent-elles à une manipulation des syndicats de l’agro-industrie ? Une orientation néolibérale favorable à la dérégulation souffle certes sur les braises du mécontentement. Certains flairent l’opportunité pour plus de profit. Mais la clameur paysanne, excédée par le poids écrasant des formulaires et des normes, est trop assourdissante pour ne pas révéler aussi une tendance de fond : depuis les années 1980, nos sociétés dites « occidentales » se sont engagées dans une course à l’hypernormativité. Tout est prétexte à une règle, une loi ou un décret.



Les megachurches (mega-Eglises) sont des assemblées de plus de 2000 fidèles physiquement présents chaque semaine, qui proposent par ailleurs de la multiactivité, avec une tendance à l'autocéphalie.






L'actualité récente, venue du Kenya, nous le rappelle : l'épouvantable drame de la secte de Shakahola, intitulée "Église internationale de la Bonne Nouvelle", invite à la vigilance. En attendant l'enquête, les premiers éléments de ce dossier révèlent des logiques d'emprise écrasantes, doublées d'une forme de clôture de la communauté, et de prescriptions ascétiques extrêmes (jeûne jusqu'à la mort "pour rencontrer Jésus"). Autant dire que la lutte contre les dérives sectaires est une exigence citoyenne, qui peut sauver des vies. 




