Vous vous souvenez, vous, de grandes festivités nationales à l’occasion des 100 ans de la loi de 1905? Ne cherchez pas, il n’y a rien eu. Niet, nada, peanuts. En-dehors des ribambelles de colloques subventionnés par les collectivités locales et l’Etat, pas grand chose à se mettre sous la dent. Rien à voir avec le mémorable défilé Goude sur les Champs-Elysées à l’occasion des 200 ans de la Révolution. Pour Villepin et Chirac, la laïcité ne valait pas une grande fête. On s’est limité, comme l’écrit très bien mon collègue Jean Baubérot, à une «célébration aseptisée du Centenaire».