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07/06/2010

Fin de la Conférence missionnaire d'Edimbourg 2010

edinburgh2010.jpgLa Conférence missionnaire d’Edimbourg 2010 vient aujourd’hui de prendre fin.

Dans les ouvrages d’histoire du protestantisme et du mouvement œcuménique, la première Conférence missionnaire d’Edimbourg (Ecosse) occupe une place de choix.

Tenue en 1910, elle a contribué de manière décisive à une dynamique missionnaire trans-confessionnelle.

Deux fruits en seraient issus: l’essor du christianisme (et particulièrement du protestantisme) dans «les Sud», et l’essor du mouvement œcuménique.



Depuis la première conférence missionnaire d’Edimbourg (1910), l’histoire du christianisme est passée par des mutations considérables liées au mouvement conjoint de la sécularisation et de la décolonisation, qui ont redistribué les cartes. Durant les années 1950-80, les anciens paradigmes missionnaires ont connu une mise en cause radicale.

Aussi est–il particulièrement significatif d’observer, à l’occasion du centenaire de la première conférence écossaise, quelles ont été les grandes conclusions portées. Je n’en ferai pas le détail ici, renvoyant aux compte-rendus publiés ailleurs (en anglais). Voir notamment cet article du Christian post.

 

SentamuMOS_468x614.jpg

John Sentamu, archevêque d'York

 

Je me limiterai à souligner trois choses qui me paraissent assez significatives des évolutions récentes du protestantisme globalisé.

1/  Le thème de la mission
, au sens classique d’annonce évangélique visant à convertir au message de Jésus-Christ, effectue un retour en force, et s’avère toujours mobilisateur (plus de 1200 délégués à la conférence de 2010, un grand succès).

2/ Les « Suds », objets de la conférence de 1910, sont devenus sujets et acteurs de la conférence de 2010. Les propos conclusifs forts de John Sentamu (voir photo ci-dessus), archevêque d’York d'origine ougandaise, sont à cet égard très révélateurs: très sensible aux problématiques Nord-Sud et à la sécularisation européenne, il compare certaines églises à des «cimetières», et appelle à combattre au nom du Christ le «plongeon suicidaire» de l’humanité: le volontarisme est de mise!

3/ La dynamique œcuménique est confirmée
, avec une ouverture plus appuyée qu'en 1910 vers le catholicisme, autour d’une ligne claire: combattre une vision matérialiste et sécularisée du monde au nom du message chrétien.

 

9782747502375FS.gifConclusion (provisoire): le protestantisme missionnaire ne paraît pas décidé à se réfugier uniquement dans les livres d'histoire. La globalisation du christianisme et l'ère post-coloniale redistribuent les cartes et relancent aujourd'hui des flux d'évangélisation qu'il faut essayer de décrypter.

Les sociétés occidentales n'en ont décidément pas fini avec cette dynamique religieuse, qui se réfracte jusque dans nos banlieues franciliennes.

 

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