Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/11/2013

Protestantisme et bonheur: oh happy days ?

bonheur,protestantisme,religion,société civile,globeco,pierre leroyInterrogé il y a deux semaines sur le site Fait-religieux.com, Pierre Le Roy est fondateur de Globeco (www.globeco.fr).

Il a été le premier à construire un indice du bonheur mondial, en partant d'une base 100 en l'an 2000. Il en suit depuis l'évolution annuelle et propose un classement des 60 principaux pays du monde (ceux qui compte plus de 3 à 4 millions d'habitants).

L'échelle mesure le bonheur collectif à partir de données qualitatives (quantifiables) qui viennent conforter (ou dégrader) les résultats purement économiques.

Voici ces catégories:

1) paix et sécurité  2) liberté, démocratie, droits de la personne humaine 3) qualité de la vie

4) recherche, formation, culture.


La note complète de Pierre Leroy est consultable ici (lien). Les spécialistes des Eglises issues de la Réforme noteront que l'expert pointe avec insistance le rôle du protestantisme.

Les neuf premiers pays du classement (!) se trouvent en effet être à majorité protestante, ou à forte composante protestante (lien). Hasard ou corrélation? Le protestantisme serait-il un des facteurs culturels qui contribuent à rendre une société heureuse?

Citons un des points de la conclusion de Pierre Leroy: 

"Dans les pays développés, un avantage certain pour le protestantisme, à l’exception notable des Etats-Unis, qui devance largement les pays de tradition catholique, orthodoxe, juive et autres" (p.4).

Dans le groupe des cinq grands pays émergents (les fameux BRICS), on repère la même marque, avec l'arrivée en tête de l'Afrique du Sud, le pays le plus protestant de ce peloton.
 
économie,max weber,alain peyrefitte,bonheur,protestantisme,religion,société civile,globeco,pierre leroyRetrouve-t-on un écho ici des fameuses thèses de Max Weber sur l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme (qui nourrit un entreprenariat qui, à défaut de bonheur, développe la prospérité)? 
Ou, plus récemment, un reflet des analyses d'Alain Peyrefitte, qui, dans la Société de confiance (recension ici par votre serviteur), souligne l'apport de l'thos protestant de la vocation et l'accent sur la grâce dans l'apprentissage de la confiance ? 
Restons prudents. La mauvaise place des Etats-Unis (à forte composante protestante), entre autres, invite à relativiser.... à moins que ce piètre classement américain soit un symptôme indiquant que le protestantisme américain n'est plus ce qu'il était.... et que la combinaison d'une sécularisation nationaliste, du consumérisme à tout va et de l'ultra-libéralisme mettent à mal le rêve américain.

Les commentaires sont fermés.