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25/06/2016

BREXIT : une chance pour l'Ecosse ?

brexit,union européenne,construction européenne,ecosse,protestantisme,église d'écosse,bruno lemaireLe choix du BREXIT, fait écho à ces propos de l'homme politique français Bruno Lemaire: "lorsque l'Europe ignore les peuples, les peuples se vengent de l'Europe" (lien). Mais en attendant de refonder une Europe bien plus démocratique, un des "peuples" du Royaume-Uni, le peuple écossais, se trouve en situation paradoxale.

A l'inverse du reste du Royaume-Uni, l'Ecosse a voté très nettement en faveur du maintien dans l'UE.... ce qui repose maintenant la question de son indépendance, provisoirement repoussée après la victoire (assez serrée) du référendum d'indépendance de 2014 (lien). L'indépendance lui permettrait de se réaffilier à l'Union Européenne, qu'elle n'a, quant à elle, pas voulu quitter.

Une nation écossaise, rappelons-le, marquée par une très riche histoire, trois siècles de monarchie indépendante, et une Eglise nationale réformée (voir cette page du Muséevirtuel du protestantisme).

Commentaires

les options et les discours divergents entre l'Ecosse et l'Angleterre font apparaître des divergences quant au traitement des difficultés politiques: les esquiver, après les avoir renvoyées aux autres – qu'ils de débrouillent, ou les affronter à nouveaux frais de réflexions et de propositions.
Sur FR2 une jeune "Brexit" est interrogée par une journaliste française, marie Drucker, soucieuse de dproduire là un "contre-exemple" (jeune ET Brexit).
Elle a vu de très près les abus de standing, de confort, de privilèges des eurocrates, ayant été assistante parlementaire.
D'avoir vu de près ne lui permettait-il pas de nourrir un mouvement, en l'occurrence précis, documenté, argumenté contre ces abus, classiques, récurrents, des positions et des places bonnes à garder?
Que non, elle préfère s'en retourner, laisser là le chantier, à d'autres – car elle suppose que dans son pays, bien sûr, aucune dérive de ce genre jamais n'arrive... Par exemple comme le mensonge des 350 millions qui, n'étant plus à verser à l'Europe, ont été clairement promis à la Sécurité Sociale britannique, promesse aussitôt démentie par le leader principal du Brexit
Brexit, courage, fuyons, surtout ne changeons rien, laissons l'insupportable à d'autres. les Ecossais, en ce sens, me semblent autrement disposés, capables de critiques raisonnées contributives. fgh

Écrit par : fgh | 25/06/2016

Brexit: une chance pour la Wallonie??? Je m'explique brièvement:

je suis belge, parce que né en Belgique en 1972 (Wallon), d'un père et d'une mère belge, mais une mère qui a vécu quand même 7 ans en France (Marseillaise et Aix-en-Provence) dans les années 60, avant ma naissance. On a donc toujours eu pas mal de connaissances en France, on a passé la plupart de nos vacances en France (ma grand-mère passait ses étés pendant plus de 20 ans entre Fréjus et Portiragnes (Hérault) où elle nous emmenait souvent) et bien d'autres super coins à visiter, tellement la France est belle et diversifiée géographiquement parlant. J'ai donc toujours eu un certain amour pour la France, pays dont les wallons ont été séparés en 1830 pour d'obscures raisons, en essayant de former un pays artificiel entre deux entités (Wallonie-Flandre) qui n'ont, finalement, jamais rien eu en commun et dont le gouffre de différence se creuse de plus en plus, jusqu'à un point de non-retour...
Quant est arrivée la crise gouvernementale de 2010-2011 en Belgique, j'avais déjà décidé de voter pour un "petit parti" étant dégouté des partis dits traditionnels (PS (gauche)-MR (droite)-CDH (centre)). N'étant pas ni convaincu par l'extrême gauche, ni par l'extrême droite, j'ai découvert un petit parti qui s'appelle RWF (Rassemblement Wallonie France) pour qui j'ai voté à l'époque, plus par dépit que par conviction (en Belgique, on est obligé d'aller voter, et oui!!!). Et puis jusqu'au élection de 2014, en me documentant, et puis de par mon mariage avec une française en 2012, j'ai acquis la conviction profonde et personnelle, que l'avenir de la Wallonie (en cas de déclaration d'indépendance totale de la Flandre), que cet avenir passera par une Région Wallonne qui deviendrait une Région de France!!! Je suis d'ailleurs membre du mouvement citoyen AWF (Alliance Wallonie France) et suis devenu un "rattachiste" (ou "réunioniste") convaincu. J'en suis arrivé au point que, par mon mariage, je pourrais obtenir la nationalité française dès février 2017. Et si cela ne se passait pas au travers de la Wallonie, alors je pense que je le ferrai quand même tout seul via cette possibilité.
Voilà pourquoi j'ai repris ce titre en remplaçant Ecosse par Wallonie!

Écrit par : SamuelB | 25/06/2016

La question écossaise était une évidence en cas de Brexit. Surtout avec un tel vote massif pro-Europe des Ecossais.

Le cas irlandais m'inquiète bien plus. Majorité pro-Europe, mais il me sembla avoir lu quelque part (Irish Times ?) que les quartiers, cités, villes,... loyalistes protestants ont massivement voté pro-Brexit. Du même ordre que les Catholiques pro-unification ont voté à l'inverse. Et forts de cette victoire, le Sinn Fein a immédiatement réclamé la réunification de l'Irlande.

Se dirige-t-on vers un 12 juillet chaud à Belfast, Derry, ... ?

S'ils veulent faire la réunification, autant qu'ils la fassent avant demain 15h00. L'Irlande du Nord ayant déjà joué, on dira que c'est cette équipe qui a représenté le pays, et l'Eire ne jouera pas contre la France, pour prendre en main (si, si !) sa revanche qu'elle nous mijote depuis 2009. On aura alors notre France-Islande en quarts...

Écrit par : Fred | 25/06/2016

Et voilà une autre possibilité à explorer: https://opendemocracy.net/uk/adam-ramsay/reverse-greenland-letting-scotland-stay

Le fait que le Danemark soit membre de l'UE sans que le Groenland ni les îles Féroé ne le soit pourrait servir de précédent pour atteindre le compromis d'une Ecosse et Irlande (unifiée?) qui resteraient dans l'Europe, tout en étant membre du Royaume-Uni.

Écrit par : Joanna | 26/06/2016

J'ignorais tout de ce scénario inspiré du modèle danois. Merci chère Joanna pour cet élément de réflexion qui complexifie la donne: les partisans écossais du "BETTER TOGETHER" ne manqueront pas, j'imagine, d'utiliser cette référence danoise pour faire valoir qu'il n'est pas du tout nécessaire à l'Ecosse d'être indépendante pour rester dans l'Union Européenne. Il suffit que le Royaume-Uni s'inspire du Danemark, et accorde le droit à l'Ecosse et à l'Irlande d'être dans l'UE sans que l'Angleterre en fasse partie. Ce qui est rigolo dans ce scénario, c'est que l'Angleterre se retrouverait dans la situation du Groënland et des îles Féroé.... Et on pourrait imaginer qu'une partie de la City de Londres s'installe à Edinbourgh.
O My God!
A suivre !

Écrit par : SF | 27/06/2016

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