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12/02/2011

"Hamdulillah!"

Egypte, moubarak, Amr Moussa, Mohamed El Baradei, Naguib Mahfouz, Taha Hussein, Gamal El Ghitany, Sonallah Ibrahim, Alaa al-AswaniTrès pieux, le peuple égyptien prononce souvent ce mot "Hamdulillah" (Gloire à Dieu), pour ponctuer chaque bonne nouvelle, même anodine (un enfant qui se porte bien, un repas mangé chaud, etc.).

 

Gageons que ce mot a été prononcé hier et aujourd'hui par des millions de bouches: Pharaon Moubarak, accroché depuis 30 ans au pouvoir, est parti hier après-midi (11 février 2011).


Ce vieux renard d'Amr Moussa avait raison: l'immense vague de colère populaire n'était pas une simple intifada, comme l'a déclaré bien maladroitement Mohamed el Baradei.

C'est une révolution.

La Révolution du 11 février 2011!

 

Cette Egypte que beaucoup (y compris certains de ses spécialistes) croyaient immobile, a secoué le joug d'une dictature corrompue, trop longtemps soutenue complaisamment par les Occidentaux.

 

MABROUK au peuple magnifique chanté par Naguib Mahfouz, Taha Hussein, Gamal El Ghitany, Sonallah Ibrahim, Alaa al-Aswani et tant d'autres!

On commence à peine à analyser cette lame de fond, aux conséquences incalculables (y compris religieuses). Le temps des choix difficiles, des compromis, des premiers renoncements viendra, et plus tôt qu'on l'imagine. La démocratisation prendra du temps, demandant, entre autres, une capacité d'autocritique qui n'est pas gagnée d'avance.

Mais rien n'enlèvera l'éclat extraordinaire de ce qui vient de se passer: en 18 jours, portés par l'élan donné par la Tunisie, un peuple immense, soulevé par un profond désir de justice et de liberté, a fait s'écrouler le granit de Pharaon.

Egypte, moubarak, Amr Moussa, Mohamed El Baradei, Naguib Mahfouz, Taha Hussein, Gamal El Ghitany, Sonallah Ibrahim, Alaa al-Aswani

Liesse de jeunes alexandrines (ici lors de l'Aïd 1995, photo SF)

 

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