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17/01/2018

Le pape au Chili: entre scandale pédophile et concurrence évangélique

Capture d’écran 2018-01-17 à 09.05.17.pngAu Chili, les scandales pédophiles dans l'église catholique ont une ampleur particulière, pour deux raisons. Ils ont été nombreux, et fortement couverts par la hiérarchie, y compris depuis le début du pontificat François et sa rhétorique de "tolérance zéro", non appliquée (pour l'intant?) sur le terrain chilien.

D'où des manifestations de rue quotidiennes depuis 2015 de la part de catholiques chiliens très en colère. Une de leurs cibles est l'évêque Barros, longtemps ami très proche d'un pédophile récidiviste (Karadima). Cet évêque controversé a été promu par le pape François en 2015, et a même participé à la messe, hier, de demande de pardon, suscitant une indignation massive sur les réseaux sociaux (peu ou pas relayée par des médias français très déférents à l'égard du pape catholique).

On lira avec profit l'excellente expertise (en espagnol) d'Anne Barrett-Doyle, principale spécialiste nord-américaine de ces questions. Elle souligne que la situation changera dans l'Eglise chilienne quand un évêque passera un jour en prison (lien).

Lire aussi Martin Lindhardt, Power in Powerlessness: A Study of Pentecostal Life Worlds in Urban Chile, Brill, 2014. Ce livre documente la progression rapide des évangéliques/pentecôtistes au Chili.

Des évangéliques non dénués de scandales, mais confrontés à des enjeux de pédophilie moins fréquents.

La raison principale pourrait être le mariage des pasteurs: la légitimation de l'activité sexuelle du clergé protestant limiterait les risques de frustration, tandis que l'obligation du célibat augmenterait la prévalence des pathologies de la braguette au sein du clergé catholique, au risque, parfois, du pire.

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