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25/02/2010

Le revenu moyen comparé d'une religion à l'autre (USA)

umns_486_070953_468-1.jpgQuels sont les revenus moyens des fidèles des différentes religions?

On ne dispose pas de données, en Europe, pour répondre à la question.

En revanche, aux Etats-Unis, bingo!  Le site d'une ONG américaine, intitulée Good, vient même de poster, hier, une superbe synthèse graphique sur la question.


En cliquant sur l'image graphique ci-dessous, vous verrez s'afficher en grande taille les principales familles spirituelles qui composent le kaléidoscope religieux américain, avec à chaque fois, la répartition des tranches de revenus. Instructif.

 transparency.jpg

Le revenu moyen des fidèles, d'une religion à l'autre (Etats-Unis)

 

Juifs et Hindous seraient donc, comparativement, les plus aisés, tandis que les chrétiens afro-américains et les témoins de Jéhovah seraient les plus pauvres. Bien d'autres enseignements ressortent de ce panorama comparatif.

 La première question que je me suis posée en découvrant cette visualisation graphique est celle de la méthodologie.

 D'où viennent les données? Qui les a produites, quand, comment?

 Présentée comme une collaboration entre Good et Column Five, cette synthèse graphique n'est accompagnée, sur le site de l'ONG, d'aucune explication sur ces questions méthodologiques, pourtant essentielles.

 Mais un coup d'oeil averti sur le document met heureusement sur la piste: ces données proviennent en fait du Pew Forum on Religion and Public Life. Elles ont été produites en 2008 et publiées en janvier 2009.

Le rapport d'enquête complet est téléchargeable sur ce site, et permet de lever les doutes sur le sérieux de ce document.

Commentaires

Merci beaucoup pour l'info.
Il serait intéressant de comparer ces chiffres avec ceux du classement des Églises Nord-américaine (Yearbook of American and Canadian Churches; votre note du 15/02) pour voir en quoi l'aisance économique des fidèles influe sur les stratégies d'expansion des religions. Je pense notamment aux dons des fidèles. La logique voudrait que plus les CSP (catégories socio-professionnelles) sont élevées, plus les groupes disposeraient de moyens pour se répandre (publication, prosélitisme/prédication, etc.).

Dans le cas du mormonisme, encore 4ème dans le classement Yearbook, on sait qu'il y a beaucoup d'argent. Van Biema et Ostling avaient essayé de chiffrer dans un article (en anglais) en 1997, mais avec un succès limité (http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,986794,00.html). En sus de sa bonne assise économique, le mormonisme utilise un système de "pot-commun" (ça vient de son histoire et de sa volonté de créer une Sion où l'on partage la richesse. Eh oui, le mormonisme est à la base une religion socialiste et égalitaire!), un fond missionnaire général, alimenté principalement par l'argent des missionnaires (autofinancement) et de dons parfois très importants. Ces fonds sont redistribués en fonction des besoins financiers selon les différentes missions. Ceux qui n'ont pas les moyens d'un autofinancement total (nouveaux fidèles, quelque soit le pays) bénéficient d'un complément du fond général.

Au bout du compte, autofinancement, dons conséquents et redistribution au niveau mondial des moyens permettent au mormonisme d'avoir une puissance prosélytique incomparable de jeunes gens (plus de 50 000 au 31/12/2008) à travers le monde. D'autres dons permettent de financer les impressions et autres supports nécessaires à la prédication. Les résultats sur le long terme sont assez mitigés par rapport à des groupes moins bien lotis financièrement (Témoins de Jéhovahs, Adventistes) mais force est de constater que le "tout-puissant dollar" accorde au mormonisme une force de frappe qui détermine son classement.

Écrit par : CCharles | 25/02/2010

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