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20/02/2013

Chrétiens en terre d'islam: un enjeu géopolitique à longue portée

Unknown.jpegLu cette semaine sur le Christian Post, l'arrestation de 4 missionnaires chrétiens à Benghazi en Libye (un Sud-Africain, un Egyptien, un Sud-Coréen et un Américano-suédois) et une nouvelle attaque contre une église copte au Fayoum (Egypte).

Ce qui rappelle combien l'enjeu de la liberté de changer de religion ou d'affirmer une religion minoritaire au Maghreb/Machrek constitue, en ce nouveau siècle, un des sujets d'étude majeurs en géopolitique des religions. Et un analyseur de mutations plus globales.

L'interaction et la compétition entre islam et évangélisme s'inscrit au coeur de ces problématiques, ce dont on aura l'occasion de reparler dans quelques jours sur ce blog, avec un écho de l'excellente thèse soutenue le 1er février 2013 par Fatiha Kaoues (à suivre...).

Commentaires

Pourquoi centrer le débat sur l'opposition évangéliques - musulmans du XXIème siècle ?
L'histoire récente ( depuis 1800 environ ) nous éclaire sur le substrat qui produit aujourd'hui les troubles
du Machrek au Magreb:
de l'insoumission permanente des Touaregs contre colonisateurs et états post-coloniaux,
jusqu'à la situation des chrétiens en Mésopotamie depuis le calvaire et massacre des chrétiens assyriens autour du tournant
des siècles XIXème - XXème, et aujourd'hui la persécution des chrétiens de tout les pays de la région.
Rien de nouveau au fond.
Pourquoi les chrétiens, agnostiques et athées des pays musulmans ne bénéficient-ils pas des mêmes droits que les musulmans dans les méchants pays mécréants chrétiens occidentaux ?

"la liberté de changer de religion ou d'affirmer une religion minoritaire au Maghreb/Machrek": bien sûr, mais vu l'état des législations par essence inspirées par l'islam qui fait automatiquement des non-musulmans des sous-citoyens, sans destruction de l'emprise des superstitions religieuses comme c'est le cas en France grâce au combat anti-clérical émancipateur des consciences, celà ne sera pas possible.


A mon avis tant que chez nous, pays occidentaux, une position ferme et nette contre les superstitions de toutes sortes n'est pas affirmée officiellement, les croyances superstitieuses y compris religieuses pourront proliférer impunément.

Annoncer comme l'a fait le ministre de l'intérieur: "celui qui attaque l'islam attaque la république" puis:
"celui qui attaque les religions attaque la république" ne conduit qu'à donner un certificat officiel de respectabilité aux superstitions; je dis plutôt: attaquer les superstitions c'est défendre le république.

Cette phrase de Manuel Valls montre malheureusement que si les superstitions religieuses reprennent de la respectabilité même en France, le combat pour leur éradication dans les pays proches est entravé, donc adieu la liberté de changer de religion, y compris pour les musulmans de France.

Croire en les dogmes, pratiques, etc qu'imposent les religions à leur fidèles n'est ce pas être sujet
à emprisonnement mental?
Je ne nie pas le besoin de spiritualité et les interrogations sur l'au-delà, etc de chaque humain, mais le respect trop appuyé aux propagateurs d'irrationalisme superstitieux ( devins, religieux et autres charlatans y compris francs_maçons, etc ) me fait peur pour l'avenir des libertés même dans notre pays.

PS: pourquoi les universtaires et chercheurs n'annoncent pas leur croyances religieuses quand leur objet d'étude concerne le champ religieux?

Écrit par : Al | 21/02/2013

Bonjour Al,

Et qui fixe la limite entre superstition et croyance respectable ? Doit-on limiter la liberté de conscience et la liberté d'expression pour les groupes jugés extrémistes par une majorité ? Ceux qui ne sont pas croyants (et pratiquants) sont-ils libres de tout emprisonnement mental ?

Écrit par : Yoh! | 22/02/2013

"PS: pourquoi les universtaires et chercheurs n'annoncent pas leur croyances religieuses quand leur objet d'étude concerne le champ religieux?"
Drôle de question... Parce qu'elles relèvent de leur vie privée et ne regardent personne, tout simplement !

Écrit par : Un étudiant défend sa foi | 23/02/2013

pourquoi les universitaires et chercheurs n'annoncent pas leur croyances religieuses quand leur objet d'étude concerne le champ religieux?

parce que les croyances personnelles influent sur les conceptions éthiques, morales, sur les appréhensions de l'objet d'études, etc...
En outre, un universitaire ou autre intellectuel qui croit au père noël verra sa crédibilité mise en doute: quelqu'un qui accorde crédit à des croyances dogmatiques inventées par des hurluberlus à partir de soit-disant écrits sacrés serait-il plus à prendre au sérieux ?
Des philosophes comme Redecker ou Abdenour Bidar qui se proclament respectivement chrétien et musulman au moins ne cachent pas leur croyance en des superstitions.

Écrit par : al | 27/02/2013

Effectivement, si c'est à ce niveau-là que vous évaluez les croyances religieuses, on comprend que vous ne fassiez pas cas de l'enjeu de la liberté de changer de religion dans le monde musulman : s'il ne s'agit que de la liberté de cesser de croire au Père Noël pour croire plutôt à la fée Clochette, il s'agit effectivement d'une lutte plutôt inintéressante...

Écrit par : Un étudiant défend sa foi | 28/02/2013

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