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29/01/2014

PASTRIX: "La version camionneuse américaine de Joseph Doucé" ?

nadia bolz-weber queer,rachel held evans,homosexualité,tatouages,pastrix,paul ohlott,luthéanisme,luthériens,joseph doucé,genre,genre et religion,florence rochefort,livre,maria eleonora sannaC'est le très actif Paul Ohlott qui nous le signale sur les sites Actu-chrétienne et Dieutv: une pasteure luthérienne queer (dénomination ELCA) nommée Nadia Bolz-Weber "fait le buzz" actuellement sur le Web autour de son livre, intitulé Pastrix: the cranky beautiful faith of a sinner and saint, sur la liste des best-sellers du New York Times.

Mot-valise qui combine pasteur et dominatrix, la "pastrix" en question est décrite par un commentateur d'Actu-Chrétienne comme la "version camionneuse américaine de Joseph Doucé" en raison de son plaidoyer pour l'acceptation des LGBT.


Mais son livre est loin de se résumer à ce thème. Dans la sphère évangélique, il a fait l'objet de recensions très favorables pour son accent sur la grâce (cf. Rachel Held Evans), ou très défavorables, comme annonciateur de l'apostasie finale (cf. Endtimes).

Au delà des débats intraprotestants, c'est l'occasion de rappeler tout l'intérêt, sur les enjeux christianisme et genre, de Normes religieuses et genre, beau livre dirigé par Florence Rochefort et Maria Eleonora Sanna (qui comporte une contribution sur le-dit Doucé).

Commentaires

Merci pour cette présentation nettement plus équilibrée que celle d'Actu-Chrétienne (et je ne parle pas des commentaires.... soupir)
Personne ne semble avoir lu le livre (et personne ne lira jamais le livre, c'est trop sale !) mais comme vous le précisez bien, il est loin de se résumer à l'inclusion des LGBT et propose un témoignage, certes hors des sentiers battus du pastorat mais très sincère, de la naissance d'une vocation et des bouleversements que la grâce peut faire dans une vie.
De plus, c'est très bien écrit, et très facile à lire (en anglais uniquement pour l'instant).

Écrit par : Joelle | 29/01/2014

Deux remarques de formes :
- anagramme est impropre (par exemple : Caluinus donne par anagramme Alcuinus). Amalgame plutôt ?
- le lien sur actu-chrétienne renvoie vers la page amazon.fr du livre.
Bonne journée.

Écrit par : Alain Blachair | 29/01/2014

Merci beaucoup.
J'ai corrigé le lien et remplacé "anagramme" par "mot-valise", qui est, je pense, le terme idoine.
Excellente journée!

Écrit par : SF | 29/01/2014

Si vous cherchez une recension un peu plus "middle road", essayez celle de Wendy Alsup sur The Gospel Coalition: http://thegospelcoalition.org/blogs/tgc/2013/11/19/what-i-learned-from-outcast/

J'ai apprécié sa façon d'aborder le livre.

Écrit par : Stéphane Kapitaniuk | 29/01/2014

Merci!

Écrit par : SF | 29/01/2014

Effectivement, l'article de Wendy Alsup sur The Gospel Coalition est bien "middle road", pénétrant et perspicace, loin des passions extrémistes et des raisonnements simplistes, outre une approche dépassionnée, toujours salutaire dans ce genre de contexte. J'ai aimé en particulier dans cet article le paragraphe "Cradle of Christ" qui remet tout de même les pendules à l'heure, quoiqu'on en dise...

Condamner sans comprendre ne sert à rien. Jésus de Nazareth a précisément fait le contraire dans l'épisode de la femme adultère en situation d'être lapidée sur la place publique.

Mais que lui a-t-Il dit en tout dernier lieu, à l'issue de cette confrontation ? :

"Quand ils entendirent cela, ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés. Et il resta seul avec la femme qui était là, au milieu. Alors Jésus se redressa et lui dit : Eh bien, femme, où sont-ils passés ? Personne ne t'a donc condamnée ? Elle répondit : Personne, Seigneur. Jésus dit : Moi non plus, je ne te condamne pas ; va, et désormais ne pèche plus."
(Évangile selon Jean 8. 9-11, NBS)

De nos jours, on aime beaucoup parler de grâce, mais les notions de péché et de sanctification sont aux abonnés absents... On transforme l’Évangile de Jésus-Christ (il n'y en a pas d'autre, mais il y a beaucoup de contrefaçons) en lait pasteurisé accommodable à tous les goûts. Tant pis pour le "lait spirituel et pur" dont il est question dans 1 Pierre 2. 2 (la traduction NBS parle de "lait non frelaté de la Parole") ; beaucoup de personnes lui préfèrent en effet désormais le lait stérilisé, par peur d'être "contaminés" par ce lait de la Parole, qui sait.

"Je vous ai donné du lait ; non pas de la nourriture solide, car vous n'auriez pas pu la supporter ; d'ailleurs, maintenant même vous ne le pourriez pas, parce que vous êtes encore charnels."
(1 Corinthiens 3. 2-3, NBS).

Et quand on songe que le lait dont il est question dans ce dernier propos de Paul aux chrétiens de Corinthe (ville théâtre de toutes les extravagances à l'époque) était, lui, tel que tiré de sa source, ça invite à réfléchir...

Écrit par : Eric Lisbonne | 01/02/2014

Eric, je n'ai pas lu l'ouvrage de Nadia Bolz-Weber (que je découvre ici), mais la citation de cette auteure dans le paragraphe "Cradle of Christ" résume pourtant bien la position de Luther sur l'Ecriture, et il me semble que c'est ça que Nadia Bolz-Weber cherche à expliquer. Tout en affirmant qu'elle seule nous révèle véritablement qui est Dieu (et pas l'institution de l'Eglise), Luther affirmait aussi que tout dans l'Ecriture n'était pas à mettre au même plan, ce qui révèle Jésus-Christ mort et ressuscité étant au-dessus du reste. Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec Nadia Bolz-Weber et avec Luther (moi-même je ne le suis pas !), mais il n'en reste pas moins vrai que c'est ce qu'il affirme. Elle reste fidèle à sa tradition luthérienne en disant cela.

Écrit par : Thomas | 03/02/2014

Thomas,

Quand je parle du paragraphe "Cradle in Christ", je fais exclusivement allusion à ce qu'en dit Wendy Aslup (dans sa critique du livre de Nadia Bolz-Weber) sur le site Internet The Gospel Coalition :

"But I see an even bigger problem—when people like what they know of Christ but not what they know of Scripture. How can we can know him without confidence in the primary historical document that speaks of him? I've written some about this challenge over the last year (here and here), but my burden has been solidified after reading Pastrix. Believers need to understand the whole of Scripture that they may have confidence in its trustworthiness.

Cette explication est très claire et remet justement en question le raisonnement suivi par Nadia Bolz-Weber.

C'est à cet article précisément que je me réfère quand je dis qu'il "remet les pendules à l'heure" dans ce paragraphe, et non à la thèse de Nadia Bolz-Weber, qui, bien qu'en cohérence avec la tradition luthérienne dont elle se réclame, n'est pas en cohérence avec l'Ecriture elle-même.

Écrit par : Eric Lisbonne | 10/02/2014

Elle a beaucoup aimé, il lui sera beaucoup pardonné...
Méditons cela

Écrit par : jeancri | 11/02/2014

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