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05/01/2015

Prêtres payés par l'argent public (Guyane): c'est reparti comme en 1828

France, laïcité, république, guyane, charles X, catholicisme, église catholique, france d'outre-merLa nouvelle est passée en catimini pendant les fêtes: en dépit d'une décision dûment votée par le Conseil Général de Guyane qui visait à mettre fin à la "discrimination positive" dont bénéficiait le clergé catholique de Guyane, rémunéré aux frais des citoyens, le tribunal administratif a imposé de revenir aux pratiques en cours depuis le roi Charles X: le clergé catholique de Guyane est donc à nouveau salarié aux frais des contribuables, croyants ou pas.

Ce qui n'est pas le cas des pasteurs. Ni des imams. Ni des rabbins. Ni des prêtres d'aucune autre religion. En contradiction frontale avec les conquêtes de la laïcité. Et avec un principe d'égalité tout simple.

Un exemple supplémentaire des hypocrisies d'une laïcité française bien moins "propre" dans sa pratique que dans ses principes. Et un aliment de plus à la rancoeur de toutes celles et ceux qui en ont assez de ces double-discours et petits arrangements entre héritiers installés dans leurs privilèges.

Commentaires

L'évêque du diocèse est lui-même favorable à une évolution vers l'arrêt de ces pratiques. Le Conseil Général aurait pu commencer par un dialogue avec l'intéressé principal. Ça aurait favorisé une évolution plus sereine et évité un procès juridique (pas initié par le diocèse, mais par un certain nombre de prêtres en leur propre nom).

Écrit par : Hendro Munsterman | 05/01/2015

Oui effectivement Mgr Lafont (évêque de Cayenne) a évolué vers une approche plus laïque des choses, allant jusqu'à lancer un jeûne pour sensibiliser son diocèse. Nous en reparlerons dans la prochaine blognote...

Écrit par : SF | 05/01/2015

Consternant! ne nous étonnons pas si la laïcité est ainsi donnée en pâture par quelques fonctionnaires, pas même de Dieu, mais de leurs propres rentes de situation.
Que ce soit le fait de prêtres, à titre personnel, et non pas de l'évêque, en dit long sur les motivations des intéressés, mais pose aussi la question du discernement politique et juridique des instances, gef

Écrit par : gef | 05/01/2015

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