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21/06/2015

Etats-Unis: la cour martiale pour un verset biblique

CM Capture 1.jpgIl y a un mois, une grande enquête du Pew Forum confirmait une tendance bien établie: la société américaine se sécularise, la part du christianisme décline, et la part des "sans religion" augmente.

C'est dans ce contexte que s'inscrit cette histoire étonnante: une soldate, Lance Caporal Monifa Sterling, est passée l'an dernier en cour martiale car elle a refusé d'obéir à l'ordre qui lui demandait d'enlever de son poste de travail un.... verset biblique inspiré d'Esaïe 54; 17: aucune arme ne prospérera contre moi.

Monifa, qui a perdu son emploi et a perdu son grade de caporal, ne se laisse pas faire: l'affaire est devenue judiciaire et le Liberty Institute défend son cas, comme le rapporte le Washington Post.

Un cas hautement médiatisé et sensible dans un pays longtemps réputé très ouvert à la visibilité du christianisme.

Commentaires

Le fruit de l'amour de la position «laïcisante».

Écrit par : Gilles Bernier | 21/06/2015

"L'Oncle Sam" n'a pas mieux à faire que de persécuter cette femme avec des choses comme : le racisme en pleine résurgence, la violence endémique encouragée par un commerce effréné des armes (la France n'est pas en reste sur la question, ceci dit), les dérives totalitaires justifiées au nom de l'anti-terrorisme, l'espionnage éhonté de tout un chacun, la déontologie militaire, la pollution, etc. Non ?

Écrit par : Eric Lisbonne | 23/06/2015

«On reproche à la Bible d’être l’ennemie de la liberté, l’instrument du despotisme et de façonner des caractères serviles. Les faits contredisent cette assertion ; si elle était vraie, il en résulterait que plus un homme, plus un peuple est soumis à l’autorité de la Bible, plus cet homme, plus ce peuple est esclave. Or, que voyons-nous ? Des chrétiens, élevés à l’école de la Bible, ne s’abaissant devant aucune tyrannie. «Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes», disaient les apôtres ; et cette parole de liberté a retenti dans le cœur des hommes de la Bible ; appuyés sur la conscience, forts du sentiment du devoir, rien ne les arrête, ni persécutions, ni gloire des hommes. Écoutez William Penn, pouvant racheter sa liberté et la faveur du roi d’Angleterre au prix de quelques paroles, et disant : "Ma conscience ne m’appartient pas, je ne peux la vendre à aucun prix". Voyez Abraham Lincoln, puisant chaque jour dans la prière et dans la lecture de la Bible la force de soutenir la lutte gigantesque entreprise au nom de la liberté [...] Ne craignez pas de donner la Bible aux enfants ; elle leur apprendra à ne courber la tête et à ne ployer les genoux que devant Dieu, et rappelez-vous, comme le dit Benjamin Constant, «qu’aucun peuple irréligieux (au sens noble du terme, NDR) n’est demeuré libre»

- Extraits d’une conférence donnée en 1868 par le pasteur Robert-Tissot de Neuchâtel (Suisse). -

"En citant Benjamin Constant il y a presque 150 ans, le pasteur Robert-Tissot n’imaginait probablement pas ce qui se passe aux Etats-Unis aujourd’hui. Il ne reste pas grand chose de la foi des "pères fondateurs" et les américains (sauf, bien entendu, le "petit reste fidèle" prévu par Dieu et annoncé dans la Bible) n’ont plus qu’une religiosité de façade. Benjamin Constant avait raison. Aucun peuple irréligieux n’est demeuré libre."

- Extrait de l'article "La Bible et la liberté", de Jean Deparis, paru en octobre 2004 sur son site Internet "reflexions-bibliques.org", aujourd'hui fermé. -

Face aux abus et dérives en tous genres engendrés par le "Patriot Act", face aux mensonges politico-militaires entretenus il y a quelques années devant le monde entier sans aucun problème de conscience, face à la violation éhontée de la vie privée d'une multitude internationale de citoyens au nom d'une sécurité qui tend à devenir un prétexte passe-partout, face à la multiplication endémique et au commerce effréné des armes (la France n'est pas en reste sur ce dernier point, ceci dit) outre Atlantique, face à la résurgence et à la banalisation d'une hideuse haine raciale à la barbarie repoussante, face à tout cela :

"L'Oncle Sam" n'a rien d'autre à faire que de persécuter moralement une femme dont le seul tort est d'afficher un fragment de verset biblique sur son poste de travail ?

Écrit par : Eric Lisbonne | 23/06/2015

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