Au menu de cette séquence mars-avril 2019 bien remplie, quelques cours (Aix-en-Provence, IESR à Paris, AUAN à Neuilly), la participation à l'animation de la vie scientifique du plus beau des labos (le GSRL bien-sûr), les élections du nouveau conseil de laboratoire, et les séances toujours très stimulantes de l'Observatoire International du Religieux (GSRL/CERI).
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Fantastique et religion, résumé du séminaire interne GSRL
Le 14 février dernier, le laboratoire GSRL s'est réuni en séminaire interne avec Nicolas Meylan (médiéviste, Université de Lausanne), autour du thème: «Classifier les religions, classifier le monde. Le cas du Game of Throne de George Martin». Son exposé a été suivi par celui de Renaud Rochette (responsable formation/recherche, EPHE-IESR), sur le thème: «Étudier le religieux fictif : approches et problèmes».Nicolas Meylan a ouvert le ban en rappelant l’impact social colossal de la série Game of Throne (60 millions de volumes vendus pour le moment). S’appuyant surtout sur les livres parus, il a pointé les références historiques de l’auteur, George Martin, et a souligné l’ampleur des interprétations possibles. Il a notamment mentionné l’ouvrage Le trône de fer ou le pouvoir de sang de Stéphane Rolet (Presses Universitaires François Rabelais, 2014).
Lire la suite ici (résumé du séminaire interne GSRL)
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La fracture religieuse au XIXe siècle (Suisse romande)
Au XIXe siècle, l’identité cantonale en Suisse est confessionnelle et la régulation religieuse, une prérogative de l’Etat. C’est pourquoi Genève, Neuchâtel et Vaud peuvent être définis comme des cantons «protestants». Considérées comme «nationales», les Eglises réformées ont bénéficié durant le siècle d’un statut d’appareil idéologique d’Etat et le protestantisme a continué de façonner la culture populaire aussi bien que celle des élites, comme cela avait été le cas depuis «le temps des Réformes». La place centrale occupée par ces Eglises a défini l’ensemble des acteurs des champs religieux cantonaux, dont le déploiement correspond à un rythme historique propre à chacun. L’encadrement religieux de la «nation» qu’elles assumèrent est encore peu étudié, et encore moins de manière comparée. Plus encore, on méconnait l’approche comparée de « la fracture religieuse » qui se manifesta entre dissidents et « nationaux » au milieu du siècle (Vaud 1847, Genève 1831-1849, Neuchâtel 1874) et les effets sociaux qui en découlèrent.Un beau colloque, coorganisé par l'Université de Genève et l'Université de Lausanne (7-8 mars 2019), vient à point nommé pour analyser cette fracture religieuse fondatrice. Lien.