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08/12/2015

Burkina: le français, langue nationale des pasteurs et des rappeurs

POLAF_136_L204.jpgQu'en est-il de la francophonie au Burkina Faso ?

Un passionnant mémoire de master soutenu en 2012 par Anna Cuomo à l'EHESS (dir. Fabienne Samson) sur les rappeurs au Burkina Faso nous rappelle utilement ceci :

 "Le Burkina Faso représente un cas particulier dans la sous-région concernant le choix d’une langue nationale. En effet, depuis les indépendances, certains pays ont érigé une langue locale au titre de langue nationale : c’est le cas du Wolof au Sénégal, et du bambara au Mali. Dans le contexte burkinabè, la langue française est restée langue nationale jusqu’à aujourd’hui: elle est donc utilisée par les médias, les administrations et l’école. Ainsi, le choix de nombreux rappeurs pour la langue française ne serait pas uniquement dû à une volonté de s’exporter et de se faire comprendre au niveau international. L’utilisation du français leur apparut comme normale, dans la mesure où il est employé par toutes les institutions officielles du pays" (p.84).

Anna Cuomo a par ailleurs publié en 2014 plusieurs éléments de sa recherche dans Politique Africaine (lien).

07/12/2015

Islam-évangélisme au Burkina en perspective comparée

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-Une nécessité méthodologique, car les phénomènes étudiés ne fonctionnent jamais en vase clos. L'évaluation passe par une mise en contexte.

-Un défi aussi, car les comparaisons impliquent de faire rentrer les acteurs dans un cadre d'analyse commun qui nécessite, entre autres, une égale connaissance des milieux étudiés, sous peine de contresens.

Sur le terrain évangélique/pentecôtiste burkinabé, on dispose pour l'instant de très peu de travaux comparatistes intégrant l'islam. Pour une problématisation générale, on retiendra l'important et précieux dossier de Politique Africaine (Karthala, 2011) dirigé par Cédric Mayrargue et Maud Lasseur, intitulé Pluralisation religieuse, entre éclatement et concurrence (lien).

Pour une tentative pionnière de comparaison (entre deux mouvements inscrits dans des histoires différentes, dans des espaces distants de milliers de kilomètres, et sans interaction entre eux), voir par ailleurs le stimulant article comparatiste publié en 2008 (Sénégal-Burkina) par Fabienne Samson, qui traite notamment du Centre International d'Evangélisation de Mamadou Karambiri (lien).