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15/12/2018

Société Française d'Etudes Ecossaises

158589.jpgA signaler le dynamisme scientifique de la Société Française d'Etudes Ecossaises (lien), qui publie la revue Etudes Ecossaises (lien). 

On y lira notamment dans le dernier numéro un excellent article sur la controverse abolitionniste en Ecosse, signé Mélanie Cournil. Elle étudie la rhétorique d'un militant pro-esclavage qui conteste le récit de l'ex-esclave antillaise Mary Prince (ci-contre), dont le récit autobiographique en anglais a beaucoup contribué à l'abolition de l'esclavage au Royaume-Uni en 1833. 

"En cherchant à faire taire Mary Prince, MacQueen a été réduit au silence", conclut l'auteure (lien).

27/05/2016

Un Gospel postcolonial qui sourit à l'avenir

clip.jpgAlors que la société française sombre dans une sinistrose, une impuissance gouvernementale et une peur de la réforme qui augurent mal des élections de 2017, ouvrons les fenêtres, changeons d'air et proposons à la réflexion, comme source visuelle et sonore, ce magnifique clip vidéo Bondye ou wo (Seigneur tu es tout puissant, en créole), qui a été primé comme meilleur clip aux Angels Music Awards 2015 à Paris.

Ce chant traite d'un sujet ultra-sensible: la traite négrière, et en filigrane, le vieux contentieux entre Africains de l'Ouest restés en Afrique et Antillais. Les premiers, jusqu'au XIXe siècle, ont parfois vendu leurs compatriotes en esclavage aux marchands européens cupides du commerce triangulaire. Les seconds ont été débarqués dans les Caraïbes, déracinés, enchaînés, esclaves. Jessica Dorsey est Antillaise. Mélina Ondjani est Gabonaise. Elles chantent, avec une énergie communicative, une réconciliation post-coloniale qui sourit à l'avenir.

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10/05/2013

Atlas des esclavages: le livre pour commémorer utile

Atlas des esclavages.jpgA force d'accumuler les commémorations, l'oeil dans le rétroviseur, le risque est d'oublier d'aller de l'avant. Il est pourtant des commémorations utiles et motrices. Celle de l'abolition de l'esclavage, célébrée en France le 10 mai, l'est tout particulièrement, car le "travail de mémoire" est loin d'être achevé!

Pour "commémorer utile", lire et relire la nouvelle édition (tout juste sortie des presses) de l'Atlas des esclavages, publié par les éditions Autrement.

Signé Marcel Dorigny et Bernard Gainot (on aurait dû ajouter aussi sur la couverture le cartographe, Fabrice Le Goff!), c'est un "must" qui permet, entre autres, d'ouvrir les yeux sur un des plus terribles impensés de l'histoire des "civilisations" occidentale et arabomusulmane.