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09/01/2018

France Gall (1947-2018)

images.jpgLe décès de la chanteuse France Gall, le 7 janvier 2018, dépasse largement le cadre de la variété. Muse de Michel Berger, lequel avait grandi dans une famille judéo-protestante (Haas-Hamburger), France Gall avait su dépasser le simple "divertissement" pour traiter, dans ses chansons populaires des années 1980, d'enjeux de développement, d'interculturalité, d'écologie.

Avec Michel Berger, elle portait une attention toute particulière pour l'Afrique subsaharienne, qu'elle avait appris à connaître en profondeur, au travers de titres comme Babacar ou Azima.

N'hésitant pas à questionner les évidences consuméristes (chanson "Résiste", 1981), elle interrogeait ainsi ses contemporains: "Tant de libertés pour si peu de bonheur".

Lire en complément ce bel article du Monde, "France Gall et l'Afrique flamboyante" (lien), et cet interview à La Voix du Nord de Bertrand Dicale, par ailleurs excellent maître d'oeuvre de l'émission "Ces chansons qui font l'actu", sur la radio France Info (lien).

30/04/2015

Le protestantisme, matrice de la CULTURE POP?

pop_theologie_luther_multiple-tt-width-1300-height-1067-crop-1-bgcolor-000000.jpgC'est un livre qui se prête bien aux Cassandres et aux Cincinnatus, qui gémiront une fois de plus, "O Tempora, O Mores", et voueront aux gémonies le protestantisme comme précurseur de Nabila, de la Téléréalité et du narcissisme sauce Facebook. Le magazine Causeur, cette fois-ci, est tombé dans ce travers.... d'autres aussi.

Le propos de Mark Alizart, dans un essai stimulant intitulé Pop Theologie (PUF, 2015) est pourtant bien plus subtil.

Il voit dans le protestantisme, et particulièrement les mouvements évangéliques de Réveil, une matrice forte de la culture du choix, de l'émulation créative et de l'émancipation du moi.

Il s'est notamment exprimé dernièrement sur France Culture (lien), dans les Inrockuptibles (lien).