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03/03/2018

Les funérailles de Billy Graham

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Décédé le 21 février 2018 à Montréat (Caroline du Nord), l'évangéliste Billy Graham a d'abord reçu les honneurs de la nation américaine pendant deux jours à la Rotonde du Capitole à Washington.

Seulement 31 personnes avant lui (dont 11 présidents des Etats-Unis), et trois citoyen(ne)s privés (la dernière étant Rosa Parks en 2005) ont reçu de tels honneurs au Capitole. Les présidents Bill Clinton et George W. et Laura Bush s'étaient déplacés auparavant en Caroline du Nord (lundi et mardi) pour se recueillir et délivrer quelques mots d'hommage public (lien).

Ses funérailles ont eu lieu hier, vendredi 2 mars 2018 (lire le compte-rendu par Sarah Pulliam Bailey dans le Washington Post). Sobriété et recueillement ont dominé. Le cercueil, d'un coût de 215 dollars, a été réalisé par des criminels d'une prison d'Etat (lien).

La cérémonie, centrée sur l'espérance conformément au système de croyance des chrétiens, a été conduite sous la tente, dans la tradition des Réveils évangéliques, en présence du président des Etats-Unis, son épouse, et du vice-président ainsi que son épouse. Et un air de cornemuse pour terminer le tout.

Lien (cliquer sur l'image pour accéder à la vidéo).

24/09/2011

Les baptistes du Sud ont le blues

images.jpegC'est bien connu: changer de nom, pour une union d'Eglises ou une Faculté de théologie, n'est pas forcément bon signe, contrairement aux apparences. C'est souvent l'indicateur d'une crise larvée, le symptôme d'un besoin de renouvellement.

 

Est-ce ce désir de tourner la page qui pousse aujourd'hui la plus puissante dénomination protestante d'Amérique à envisager de changer de nom?

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02/02/2008

Œcuménisme baptiste sans précédent aux Etats-Unis

639a0428481d54fa2f327850a89c930c.jpgDans l’avant-propos d’un livre publié en 2002, j’écrivais ceci au sujet du baptisme américain:

«Au sein du baptisme américain, aux contours extrêmement variés, s’exprime tout un kaléidoscope d’orientations, où se côtoient apôtres de la rechristianisation de l’Amérique (Billy Graham) et (ex) théoriciens de la sécularisation (Harvey Cox), militants des minorités opprimées (le pasteur baptiste Jesse Jackson, à l’extrême Gauche du parti démocrate) et avocats de l’ultra-droite conservatrice (Pat Robertson), chanteuses «pop» au nombril dénudé (Britney Spears) et chantres de la morale conservatrice (Jerry Falwell)». (Fath, 2002, p.11).

La pasteure baptiste (d'une megachurch), Julie Pennington-Russell (ci-contre), qui a prêché le 31 janvier 2008 devant 15.000 délégués à Atlanta sur le thème du "respect de la diversité", ne m'aurait pas démenti.

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02/06/2007

Trois présidents américains et un évangéliste

8d2beb235b96bfc2b66f3df2738d46bb.jpgIl n'en a pas toujours été ainsi. Mais depuis trente ans, l'évangéliste Billy Graham, aujourd'hui âgé de bientôt 89 ans (en novembre), est devenu une sorte d'abbé Pierre américain, c'est-à-dire une figure religieuse consensuelle, considérée comme l'incarnation du meilleur des valeurs américaines.

En bref, il représente une icône incontournable de ce que les sociologues appellent la "religion civile" états-unienne, au sens d'une religiosité générique, confessionnellement peu définie, qui rassemble un maximum de citoyens dans des valeurs partagées. Ceci explique pourquoi, le jeudi 31 mai 2007, trois présidents américains sont venus lui rendre hommage.

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