Grand Merci à la dream team de France 5 (France.TV), Emilie Tran Nguyen et Thomas Snegaroff, pour leur invitation et les échanges de qualité lors de l’émission EN SOCIETE, en pur direct, hier soir dimanche 24 mai 2026.religion et société aux etats-unis
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NPE : en direct pour débattre "EN SOCIETE" (France 5)
Grand Merci à la dream team de France 5 (France.TV), Emilie Tran Nguyen et Thomas Snegaroff, pour leur invitation et les échanges de qualité lors de l’émission EN SOCIETE, en pur direct, hier soir dimanche 24 mai 2026.Thème: les nationalistes chrétiens évangéiques & TrumpLa tenue générale des échanges & débats dans En Société, notamment avec la professeure Laure Murat que j'ai rencontrée pour la première fois à l'occasion de ce plateau, donne à montrer ce que peut être le meilleur de la télévision.Foin des poses & de l’agressivité, priorité au dialogue et à la réflexion partagée, après un reportage saisissant en milieu fondamentaliste, réalisé par Sophie Lamotte. -
Les nationalistes chrétiens (interview Le Monde)
"Les nationalistes chrétiens sont bruyants parce qu’ils sont inquiets: la société leur échappe"
Les nationalistes chrétiens forment un mouvement hétéroclite mais puissant, notamment aux Etats-Unis, où ils se sont affichés derrière Donald Trump. L’historien et sociologue Sébastien Fath analyse, dans un entretien au « Monde », ce courant mobilisé pour que le christianisme soit « le ciment d’une nation forte ».Grand merci à Cyprien Mycinski d'être venu m'interviewer au GSRL.
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Jimmy Carter (1924-2024)
L'ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter (1924-2024), natif de Georgie, a tiré sa révérence il y a quelques jours, au terme de l'année 2024, à l'âge de 100 ans. C'est une grande page d'histoire politique et religieuse états-unienne qui se tourne.
De confession baptiste, il était à la fois born again évangélique revendiqué, et politiquement progressiste, ce que certains ne lui pardonnèrent pas. Pour un retour sur sa vie remarquable, scandée d'un Prix Nobel en 2002, lire cet article dans Réforme, "Jimmy Carter, chrétien et anticonformiste", publié l'an dernier (lien). <img class="r-4qtqp9 r-dflpy8 r-k4bwe5 r-1kpi4qh r-pp5qcn r-h9hxbl" title="Drapeau des États-Unis" draggable="false" src="https://abs-0.twimg.com/emoji/v2/svg/1f1fa-1f1f8.svg" alt="
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Trump, White Evangelical Christians, and American Politics
Alors que les Etats-Unis s'enfièvrent à nouveau en vue de l'élection présidentielle de cet automne 2024, de nouveaux travaux académiques viennent opportunément compléter ce que nous connaissons déjà sur la dynamique religieuse de l'électorat de Donald Trump, à nouveau candidat à la présidence.Parmi ces articles et ouvrages, signalons en particulier le très attendu ouvrage collectif intitulé Trump, White Evangelical Christians, and American Politics, dans lequel les chercheurs en sciences politique Anand Edward Sokhey et Paul A. Djupe ont réuni de nombreux travaux originaux, qui éclairent les dynamiques de mobilisation, les continuités (sur lesquelles ils insistent) et les recompositions de l'engagement politique des évangéliques blancs, puissante minorité active aux Etats-Unis.
L'ouvrage n'est pas encore paru, mais des matériaux sont déjà disponibles.
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2024 Rock & roll
Le rock n'roll est has been, mais en même temps indémodable.Le genre de chose qui plaît aux historiens, sensibles à la patine du temps et au caractère relatif des 'nouvelles vagues'.
"Tout ce qui est nouveau n'est pas toujours bon, et ce qui est bon n'est pas toujours nouveau".
L'occasion, pour ces voeux 2024, de saluer le beau livre de référence que la professeure Leah Payne s'apprête à publier, aux éditions Oxford University Press, God gave rock & roll to you, a History of Contemporary Christian Music.
Publication prévue dans un mois (1er février 2024), au cours d'une année 2024 qui s'annonce tumultueuse et rock & roll.
Avec du neuf, du vieux, et avant tout,espérons-le, de l'énergie créative et partagée.
Bonne année 2024 à toutes et à tous !
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Rosalynn Smith Carter (1927-2023), le magnolia d'acier
Engagée dans l'activisme humanitaire dans le cadre du Carter Center, co-dirigé avec son époux Jimmy Carter, ancienne "First Lady" des Etats-Unis (1976-80), souvent comparée à Eleanore Roosevelt, Rosalynn Smith Carter a tiré sa révérence le dimanche 19 novembre 2023.Baptiste, démocrate, enfant de l'Etat de Georgie, Rosalynn Carter a co-écrit, avec beaucoup d'autres, des pages marquantes de l'histoire sociale, culturelle et politique des Etats-Unis depuis les années 1960. Femme de foi, diacre dans son Eglise baptiste, mais aussi rompue aux combats politiques, très engagée pour des causes humanitaires comme celui de la santé mentale, elle laisse une marque significative.
Surnommée "le magnolia d'acier" pour sa combinaison de grâce discrète et de force inflexible, elle a récemment été l'objet, avec son mari, d'une très bonne biographie politique, Jimmy and Rosalynn Carter: Power and Human Rights, 1975-2020 (Oxford University Press, 2022).
Lorsque Jimmy Carter a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 2002, il a immédiatement précisé que ce prix appartenait tout autant au Carter Center et à Rosalynn.
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Un livre sur les évangéliques sionistes des Etats-Unis
Sous la direction de Bernadette Rigal-Cellard et de Solange Lefebvre, Katia Lucas a soutenu, en 2014, une thèse de doctorat en études anglophones sur le réseau états-unien Christians United for Israël à l'Université de Bordeaux 3. Huit ans plus tard, il est grand temps de signaler la publication de son ouvrage, intitulé Les évangéliques sionistes des États-Unis : Christians United For Israel, John Hagee et ses disciples (Paris, L'Harmattan, 2022)
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Christine King Farris (1927-2023)
Une grande figure chrétienne du combat des droits civiques, aux Etats-Unis, s’en est allée le 29 juin 2023, à l’âge de 95 ans.Christine King Farris (1927-2023), grande sœur de Martin Luther King, a été de tous les chapitres du grand livre de l’émancipation des Africains-Américains depuis les années 1950.
Enseignante, engagée dans de nombreux réseaux militants, dont la Southern Leadership Conference, longtemps trésorière du King Center for Nonviolence and Social Change à Atlanta, elle était considérée comme une autorité morale.
Fervente chrétienne, protestante baptiste comme le reste de sa famille, elle puisa dans ce référentiel les ressources pour surmonter de nombreuses tragédies: elle perd brutalement son frère Martin (assassiné en 1968), son autre frère Alfred Daniel (mort noyé en 1969) et sa mère Alberta (assassinée en 1974).
Parmi les quelques écrits qu’elle nous a laissés, le plus marquant est son autobiographie, riche en réflexions et en éléments factuels. Elle y affirme que “Nul d’entre-nous ne devient la personne qu’elle est par le biais d’un raisonnement abstrait » (Through it all : reflections on my life, my family, and my faith, Atria Books, 2009, p.2), insistant sur les filiations, la force des rencontres, des choix et des épreuves rencontrées pour forger un individu. Elle rapporte notamment que Willis, son arrière-grand père maternel (qui était aussi celui de son frère Martin Luther King) était prédicateur d’une Eglise baptiste, Penfield Shiloh Baptist Church, en Georgie, qui comptait comme membres à la fois des esclaves noirs et des blancs. Son arrière-grand-père était « possédé » (owned), en tant qu’esclave, par un certain William N. Williams, qui était également membre de la même Eglise baptiste Shiloh ! (Through it all, op. cit., p.4).
Le combat pour l’abolition, la déségrégation et les droits civiques, depuis, a marqué des points. L’ histoire continue.
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"Les évangéliques à la conquête du monde"
"Les évangéliques à la conquête du monde". Ce titre accrocheur renvoie à un répertoire prisé et récurrent, non seulement dans les médias, mais aussi, parfois dans l'édition scientifique. Il a été choisi par la chaîne ARTE qui a diffusé, à partir du mardi 4 avril 2023, les trois épisodes d'un excellent documentaire consacré à l'évolution des rapports entretenus entre les protestants évangéliques états-uniens et la politique, jusqu'aux événements de la prise du capitole, le 6 janvier 2021.
De quoi donner du grain à moudre aux réflexions engagées à nouveau frais sur les logiques de polarisation et de repolitisation religieuse qui marquent aujourd'hui la scène mondiale. Et l'occasion de féliciter les auteurs, avant de faire retour sur l'histoire récente de la fabrique du regard vidéo sur les évangéliques, en terminant par des questions à poursuivre.
Lire la suite ici (FOCUS, Observatoire International du Religieux)
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Oral Roberts et le Prosperity Gospel
"J'ai essayé la pauvreté, et je n'ai pas aimé".Ce slogan, et bien d'autres, nous viennent du pasteur et télévangéliste pentecôtiste états-unien Oral Roberts (1918-2009), qui peut être aujourd'hui considéré comme le principal initiateur, à grande échelle, de ce qu'on appellera la "théologie de la prospérité", ou l'Evangile de la prospérité" (Prosperity Gospel).
On disposait jusqu'à présent d'une bonne monographie académique, signée David Edwin Harrell, Jr., Oral Roberts: An American Life (Bloomington: Indiana University Press, 1985).
Réjouissons-nous désormais de ce nouveau livre qui paraît en cette année 2023, éclairé par les dernières recherches, et axés sur le lien entre le télévangéliste et l'émergence du Prosperity Gospel.
Il est signé Jonathan Root et s'intitule Oral Roberts and the rise of the Prosperity Gospel (Eerdmans, 2023).
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Gloria Richardson (1922-2021)
En tant que leader des droits civiques sur la côte est du Maryland au début des années 1960, Gloria Richardson, issue d'un milieu protestant épiscopalien peu pratiquant, a servi de pont entre l'activisme non-violent du révérend Martin Luther King Jr. et les tactiques et programmes plus radicaux et confrontationnels du mouvement Black Power.On peut aussi la considérer comme l'une des inspiratrices, bien plus tard, de Black Lives Matter. Elle est est décédée le 15 juillet à son domicile de Manhattan. Elle avait 99 ans.
Le New York Times lui a consacré un bel hommage, qui permet aussi de sourcer des éléments clefs de son itinéraire de femme noire militante au service des Droits Civiques.
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Evangélisme blanc aux Etats-Unis : le recul se confirme
L'enquête PRRI (Public Religion Research Institute) est une des grandes enquêtes périodiques qui permet d'évaluer l'évolution des affiliations religieuses aux Etats-Unis.Les catégories employées posent certes des difficultés de méthode, imposant aux chercheurs de ne pas les reprendre aveuglément telles quelles.
Mais les données produites n'en sont pas moins très intéressantes. Elles révèlent, à l'occasion des résultats du 2020 Census of American Religion, un recul confirmé de l'évangélisme blanc aux Etats-Unis: d'après cette enquête, les "blancs" seraient désormais plus nombreux, à nouveau, à fréquenter les mainline churches (anciennes Eglises établies) que les Evangelical churches !
C'est un retournement de tendance très significatif, qui demandera à être vérifié/recoupé avec d'autres enquêtes.
Les raisons ? On peut en citer trois:
-l'effet boomerang du soutien de 80% des évangéliques blancs à Trump, au risque de brouiller les frontières entre politique et religion, nationalisme et christianisme
-la trop lente adaptation des White Evangelicals aux problématiques inclusives (de tous ordres), campant sur un discours conservateur de plus en décalage avec l'évolution de la société
-la crise systémique depuis 10 ans, aux Etats-Unis, des modèles d'autorité pastorale des megachurches (manque de contrôle, mégalomanie, double discours, effets délétères du star-system, burn-out en série des pasteurs etc.)
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Naomi Shelton (1942-2021)
Quelques mots d'hommage à la chanteuse Gospel noire américaine Naomi Shelton, récemment disparue.L'occasion aussi de souligner l'importance de la veine musicale et religieuse qu'elle représente, à savoir un Soul Gospel urbain sans concessions aux codes du marché musical mainstream, porté par la culture chrétienne populaire des quartiers noirs de Brooklyn.
Un bel exemple peut être regardé et écouté ci-dessous, avec "What Have You done" (2009).
On trouvera quelques éléments d'information en français ici (merci au site SoulBag).
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Cicely Tyson (1924-2021)
Elle avait choisi, pour titre de son autobiographie publiée en ce début d'année 2021, le refrain d'un hymne chrétien célèbre, "Just As I am" (Tel que je suis).Le même titre que celui choisi, jadis, par l'évangéliste Billy Graham dans son autobiographie publiée en 1997.
Cicely Tyson, actrice africaine-américaine de grand talent, s'en est allée dans sa 97e année, laissant derrière elle un héritage considérable.
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Billy Graham, un documentaire de référence sur France 2
L'évangélique et évangéliste américain Billy Graham (1918-2018) est la figure religieuse de loin la plus populaire du XXe siècle aux Etats-Unis.
"Pasteur de l'Amérique", "grand prêtre de la religion civile américaine", il a puissamment impacté l'histoire états-unienne tout en conduisant, sur plus de 60 ans, un immense ministère d'évangélisation transnational sur tous les continents. Aussi faut-il saluer le très beau travail pédagogique accompli par Audrey Lasbleiz (sur une idée de Christophe Zimmerlin) au travers d'un documentaire France 2 en deux épisodes:
-Billy Graham, le pasteur de l'Amérique (1/2) : Rendez-vous à la Maison Blanche (diffusé le 8 novembre 2020)
-Billy Graham, le pasteur de l'Amérique : missionnaire sans frontière (2/2), diffusé le 15 novembre et visionnable en replay jusqu'au 22 novembre 2020 au lien suivant :
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Evangéliques américains et complotisme sur internet
La fin de la neutralité du Net, aux Etats-Unis, n'en finit pas de dérouler ses conséquences inquiétantes pour la démocratie. En un mot: les internautes américains restent désormais dans leur "bulle de confort".En Europe, un internaute musulman et un internaute catholique qui effectuent la même recherche Google trouveront (en gros) les même résultats. Aux Etats-Unis, la liste donnée par Google sera différente.
Aux Etats-Unis, Internet fournit désormais aux consommateurs ce qu'ils aiment (ou ce qui rentre dans le périmètre de leur abonnement). Et élimine les voix différentes, discordantes, critiques. D'où cette polarisation qui marque la société états-unienne, dont on n'a pas fini de mesurer les conséquences.
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Respirateurs pour qui ? Dilemme éthique et rôle de la religion
En cas de manque de respirateurs, à qui donner les meilleures chances?Cette question s'est posée, et se pose toujours, dans certains contextes hospitaliers confrontés à la pandémie du Covid19.
Parmi les options éthiques qui se présentent, on reconnaîtra l'option utilitariste, qui va privilégier les plus jeunes, les plus résistants. Et l'option de non-discrimination, qui vise à ne pas écarter les plus faibles.Une enquête du Pew Forum nous apprend que les Américains les plus croyants/religieux sont bien plus nombreux (60%) à privilégier la non-discrimination, alors que les moins religieux sont majoritairement (57%) favorables à une préférence utilitariste, visant de fait à sacrifier les plus faibles au nom des meilleures chances de survie.
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Sécularisation aux USA: Barna confirme
Une grande enquête de l'institut Barna (proche des protestants évangéliques, qui dominent le paysage chrétien aux Etats-Unis) vient nous apporter des éléments supplémentaires pour appuyer la thèse de la sécularisation de la société américaine. Elle est intitulée "State of the Church 2020".
Cette étude est présentée comme l'enquête la plus approfondie jamais conduite par l'institut Barna depuis 35 ans. Elle révèle notamment que la pratique religieuse est passée, aux Etats-Unis, de 45% en 2000.... à 25% en 2020.
Une mutation majeure.
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Une somme sur le sionisme chrétien aux Etats-Unis
À travers l'étude des parcours d'activistes évangéliques, de dirigeants juifs américains et de responsables israéliens, Covenant Brothers, de Daniel Hummel (University of Pennsylvania Press, 2019) décrit et analyse la montée spectaculaire du sionisme chrétien américain après la Seconde Guerre mondiale.Selon l'auteur, les représentations conventionnelles du mouvement sioniste chrétien - activisme politico-religieux de milieux chrétiens pour soutenir l'État d'Israël - se concentrent trop sur l'eschatologie évangélique (l'Apocalypse, Armageddon etc...). Hummel met plutôt l'accent sur les dispositifs institutionnels, internationaux, interreligieux et intergénérationnels qui cristallisent et nourrissent le soutien évangélique à Israël.
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"Trump doit être démis de ses fonctions" (Christianity Today)
Ce n'est pas vraiment une surprise, mais c'est un événement:Le plus influent mensuel protestant nord-américain, le grand magazine évangélique américain Christianity Today, s'est prononcé cette semaine en faveur, sinon de la destitution de Donald Trump, du moins pour sa mise à l'écart du pouvoir.
L'éditorialiste explique que pour les mêmes raisons qui avaient poussé à justifier l'impeachment de Bill Clinton, vingt ans avant, il faut aujourd'hui demander la destitution de Trump (qui a cependant peu de chances de se produire). En cause, le MENSONGE, moralement inacceptable pour un chef d'Etat.
De quoi susciter un tumulte de réactions. Dans la descendance de Billy Graham (évangéliste parmi les fondateurs de Billy Graham), un petit-fils, Boz Tchividjian, a applaudi l'éditorial de Christianity Today, tandis que Franklin Graham (fils aîné de Billy) l'a regretté (lien).
En France, la pasteure baptiste Joëlle Sutter Razanajohary a publié une analyse pleine d'humour et de verve, regrettant la "si longue retenue" de CT face à un Trump notoirement grossier avec les femmes, tandis que le site Evangélique.info s'intéresse de près à ce séisme, qui place Trump en position délicate vis-à-vis des nombreux évangéliques blancs états-uniens qui le soutiennent.
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Quelle durée des sermons dans les Eglises américaines ?
Quelle est la durée moyenne des sermons dans les églises aux Etats-Unis ?Grâce au Pew Forum, on en sait un peu plus au terme d'une enquête révélatrice, qui montre que les Eglises dites "black" (afro-américaines, plutôt évangléiques) sont celles qui proposent les sermons les plus longs, devant les "évangéliques".
En queue de liste, les catholiques, avec des homélies très courtes.
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Le pouvoir précaire des célébrités féminines évangéliques
Qu'elles se tiennent seules ou à côté de leurs maris, les célébrités féminines évangéliques issues du milieu des megachurches (Eglises de plus de 2000 pratiquants hebdomadaires) jouent plusieurs rôles: prédicatrice, maîtresse de maison, figure de talent, conseillère, exemple de beauté. Elles suivent et parfois subvertissent les règles visibles et invisibles qui régissent la vie des femmes évangéliques, obtenant tantôt de belles récompenses ou des déconvenues sévères. Elles doivent être belles, mais pas impudiques; exemplaires, mais pas fausses; vulnérables au péché, mais non déviantes. Malgré leur influence et leur richesse, ces femmes se sont longtemps vues refuser le symbole le plus important du pouvoir spirituel - la chaire... Mais les choses ont changé, et à l'âge de la célébrité, nombreuses sont celles qui ont commencé comme "femme de quelqu'un", et qui ont terminé comme pasteure ou pasteure officieuse de tous, au-delà même de la megachurch d'origine.
Merci à Kate Bowler, excellente spécialiste du sujet, de nous proposer cette enquête approfondie, en terrain évangélique nord-américain, sur les femmes évangéliques issues du monde des mega-Eglises et de la célébrité (Beth Moore, Joyce Meyer, Victoria Osteen...). Des femmes dont l'exercice du "pouvoir précaire" a contribué à redéfinir les rôles féminins au sein du protestantisme évangélique, et au-delà.
Un livre publié en octobre 2019 aux éditions Princeton University Press.
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Toni Morrison (1931-2019)
Immense figure de la littérature états-unienne contemporaine, Prix Nobel en 1993, Toni Morrison s'en est allée.Quand les flots du silence et de l'indifférence déshumanisent, son indomptable plume a remonté le courant, vers la source de notre humanité partagée. Non-conformiste, créative, engagée, inspirée, Toni Morrison était, du point de vue religieux, devenue catholique, dans son enfance. Sans rien renier, ni de sa liberté, ni d'un compagnonnage de toute une vie avec les autres Eglises afro-américaines, notamment baptistes (Cf. la narratrice de Sula).Plusieurs de ses oeuvres reflètent, à des degrés divers, le rôle joué par cette spiritualité chrétienne de résistance et de libération décrite dans l'ouvrage de Sylvia FREY (Water from the Rock, Princeton University Press, 1991). Parmi tant d'autres horizons et pépites qui invitent à (r)ouvrir ses livres.Merci Toni Morrison. -
"Onction pétrolière"? christianisme et pétrole aux USA
Professeur associé à l'Université Notre Dame, familier des études qui croisent religion et économie, Darren Dochuk vient de sortir un livre particulièrement fouillé, susceptible d'apporter de nouveaux éclairages sur les recompositions du christianisme aux Etats-Unis dans le contexte de l'essor de l'industrie pétrolière."This is one of the best and most original books ever written about the marriage of capitalism and Christianity in America", commente notamment Michael Kazin, professeur à Georgetown University.
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Harriet Tubman en salle d'attente
Annoncée par l'AFP le 22 mai 2019, puis répercutée dans de nombreux médias, dont Le Monde (presse généraliste) et EvangéliquesInfo (presse protestante), la nouvelle surprend: Harriet Tubman (1822-1913), n'ornera pas le billet de 20 dollars à partir de 2020, comme initialement prévu (et commenté sur ce blog, ici). Un report est annoncé pour.... 2028.
Immense figure de l'abolitionnisme américain, cette Moise au féminin, militante anti-esclavagiste, gênerait-elle? Des arguments techniques sont avancés pour le report, mais le candidat Trump s'était moqué, en 2016, du projet...
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Emil Ferris et les monstres familiers
Ci-contre, voici Deeze, le grand-frère encombrant, avec un Jésus tatoué sur l'épaule. Il fait partie du roman graphique de plus de 400 pages publiée par Emil Ferris (après 48 refus d'éditeurs). Une plongée étourdissante dans le Chicago populaire des années 1960, non sans vertiges, monstruosités, enfers et paradis artificiels. Cette BD hors norme vient de remporter un prestigieux prix à Angoulême (lire ci-dessous).Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. L’Américaine Emil Ferris s’est vu décerner, samedi 26 janvier, le fauve d’or du meilleur album de l’année écoulée pour Moi, ce que j’aime, c’est les monstres (Monsieur Toussaint Louverture), à l’occasion du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Il s’agit du tout premier roman graphique de cette illustratrice de 56 ans qui n’avait même jamais publié de livre auparavant.
Lire la suite ici (lien).
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Amérique du Nord: la Bible dans l'espace public avant 1783 (Noll)
L'historien Mark Noll, auteur d'un des plus grands chefs d'oeuvre de l'histoire des religions aux Etats-Unis (America's God), nous a laissé fin 2015 une remarquable synthèse sur la Bible dans l'espace public américain jusqu'à la Révolution (Oxford University Press). L'auteur montre notamment comment les Américains du XVIIe siècle ont reçu des modèles conflictuels venus de l'Europe: la Bible sous la chrétienté (anglicanisme "high church")), la Bible au-dessus de la chrétienté (puritanisme modéré) et la Bible contre la chrétienté (anabaptistes, enthousiastes, quakers).
Au dix-huitième siècle, les colons se sont tournés de plus en plus ce troisième modèle, prophétique, qui pose la Bible en outil de contestation de l'ordre établi. Une posture qui a nourri les ferments révolutionnaires qui ont donné naissance aux Etats-Unis?
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Sept rapports différents à la religion aux USA (Pew Forum)
Au seuil de cette rentrée 2018, à noter l'intéressante étude que vient de publier le Pew Forum on Religion and Public Life au sujet de la religion aux Etats-Unis.L'idée est ici de proposer une nouvelle typologie, indépendamment des religions d'appartenance, qui classe les Américains en sept groupes.
Les critères de différenciation sont les croyances religieuses et spirituelles qu’ils partagent, la manière dont ils pratiquent leur foi, la valeur qu’ils accordent à leur religion et à d'autres sources de sens et d’épanouissement de leur vie. Sept groupes sont distingués.
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Soutenance de thèse à Valenciennes de Chady Hage-Ali
A signaler cette soutenance de thèse, qui a lieu aujourd'hui (vendredi 22 septembre 2017) à l'Université de Valenciennes:"La mission évangélique américaine et le monde arabo-musulman : une histoire géo-politique de la rencontre islamo-chrétienne du XIXe siècle à nos jours"
le 22 septembre 2017 à 14h30 à la Faculté des Lettres (Salle du Conseil)L'auteur, le jeune chercheur Chady Hage-Ali, a conduit son travail sous la direction du professeur Mokhtar BEN BARKA (UVHC, CALHISTE).
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Hollywood: le prêtre et le nabab (cinéma et religion)
Hollywood a eu tout au long du siècle des relations avec les institutions religieuses américaines marquées par des conflits à rebondissements, des ententes cordiales, des "baisers de Judas" ou une merveilleuse indifférence...
Avec plus de 500 films qui illustrent ces relations, on découvre grâce au travail universitaire de David Azoulay les arcanes des négociations et des compromis insoupçonnés entre les patrons des studios et les religieux de toutes obédiences.L'ouvrage s'intitule David Azoulay, Hollywood, le prêtre et le Nabab. Cinéma et religion aux États-Unis de 1934 aux années 2000 (Bréal, 2016).
Une recension a été publiée dans 1895, la Revue de l'association française de recherche sur l'histoire du cinéma (lien).




