Mon séjour à Salt Lake City, aux Etats-Unis, me donne l’occasion de mettre à jour mon niveau d’alerte sur les débats en cours outre-Atlantique. Il y aurait beaucoup à dire!
Par exemple, que les Etats-Unis sont en train de prendre massivement conscience, à droite comme à gauche, du Global Warming (je viens d’entendre un plaidoyer remarquable d’Arnold Schwartzeneger sur Fox News, où il a réussi à «moucher» Sean Hannity). Un débat très chaud tourne aussi en ce moment autour du licenciement, cette semaine, de Don Imus, célèbre animateur radio qui a dérapé dans l’insulte raciale. Mais je voudrais plutôt revenir sur les questions religieuses.

Que la société américaine évolue vers une militarisation croissante n’est pas un scoop. Mais cela ne signifie pas qu’il faille s’y habituer, le banaliser. Le rôle des militaires est certes nécessaire en démocratie, et les Etats-Unis ont légitimement le droit de «serrer un peu la vis» après le 11 septembre 2001, mais la militarisation d’un pays c’est autre chose. Il ne s’agit pas seulement de répondre militairement à une menace : c’est transformer les structures du pouvoir ou de la société de manière à les rendre de plus en plus conformes aux intérêts des militaires (et des marchands de canons). Bienvenue dans l’Amérique de George W. Bush!