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20/12/2018

Dénoncer le "décolonialisme" (sic)? Recadrage par Ludivine Bantigny

16695088.jpgUne éclairante controverse traverse actuellement le champ des sciences sociales (et de l'intelligentsia) en France. Tout est parti d'une charge violente et argumentée, au ton alarmiste, contre le "décolonialisme" (sic). Elle a été signée par 80 intellectuels, et non des moindres (lien). L'idée vise à alerter sur la nocivité supposée des rhétoriques post- ou décoloniales, dont on estime que les stratégies "attaquent frontalement l'universalisme républicain" (sic).

La mouvance ainsi attaquée n'a pas répondu sur le même mode.

Mais une historienne, Ludivine Bantigny, a apporté une réponse vigoureuse, argumentée (elle aussi).... et nettement plus convaincante à mes yeux (lien). En-dehors de quelques nuances, je souscris au texte de Ludivine et je la remercie.

A partir de mon long parcours intellectuel d'historien du contemporain, mais aussi éclairé par mon itinéraire personnel, je suis profondément convaincu, comme cette collègue, qu'on ne pourra mieux réaliser les promesses de la République, si souvent trahies, qu'en passant par le décentrage décolonial et postcolonial. Et il y a encore du boulot!

Cet exercice provoque certes des dérives, parfois graves, dont il convient de combattre le sectarisme. Mais le décentrage lui-même est salutaire, nécessaire, et porteur d'espoir.

A suivre...

08/12/2018

Ntozake Shange (1948-2018)

520px-Ntozake_Shange,_Reid_Lecture,_Women_Issues_Luncheon,_Women's_Center,_November_1978.jpgQuand les identités s'affrontent, le langage de la violence physique signe l'échec de la rencontre.

La médiation, qu'elle soit religieuse, politique ou culturelle, passe par des passerelles et des lieux partagés.

Aux Etats-Unis, l'écrivaine et artiste états-unienne Ntozake Shange était de ces médiatrices. De foi méthodiste épiscopalienne (mâtinée de pratique Santeria, qui intégre des éléments de religion Yoruba), elle fut l'auteure d'une oeuvre importante et multiple, à la croisée du féminisme, des droits civiques et du mouvement Black Arts (BAM).

L'occasion de signaler aussi le superbe Que-Sais-Je publié par ma collègue Florence Rochefort sur l'Histoire mondiale des féminismes.