Bienvenue dans la librairie de la GRACE DE DIEU, Ouagadougou, BURKINA FASO, à deux pas du Centre International d'Evangélisation, tabernacle BETHEL ISRAEL, où votre serviteur assiste au culte ce matin.
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Pentecôtismes au Burkina Faso: l'apport de Pierre-Joseph Laurent
En amont du phénomène Karambiri, il faut rappeler l'essor des Assemblées de Dieu (ADD) en Afrique de l’Ouest à partir de la deuxième décennie du XXe siècle, avec un développement progressif en pays mossi dès 1921, suivant des dynamiques quasi contemporaines de la naissance même du mouvement.Sur la matrice des ADD du Burkina Faso (particulièrement en milieu mossi), d'où sont issus les mouvements plus récents (néo-pentecôtistes, ou charismatiques troisième vague), il faut signaler, entre autres, les travaux majeurs, de Pierre-Joseph Laurent, notamment son (admirable) ouvrage de référence en 2003 (lien), et son article sur la guérison en milieu ADD publiée en 2007 sur Ethnographiques.org (lien).
Le livre de Pierre-Joseph Laurent a notamment été recensé après sa sortie dans les ASSR par mon collègue Cédric Mayrargue (lien).
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"Concorde coutumière" & minorité protestante au Burkina
Après 27 années de régime du président déchu Blaise Compaoré (protégé de la France), et quelques semaines seulement après un coup d’Etat déjoué, sans verser de sang, la population du Burkina Faso est allée voter dans le calme, dimanche dernier.Rien n’a perturbé ce scrutin à haute tension. Des millions de citoyennes et citoyens répartis dans 368 communes, certains brandissant fièrement leur carte d’électeur, sont allés choisir leur nouveau président. Le lendemain, 30 novembre, la tendance s'est dessinée en faveur de Roch Marc Kaboré, du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), ancien premier ministre de Comparoé.
Pour lire la suite, cliquer sur Regardsprotestants.com (lien).
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Mission de recherche GSRL à Ouagadougou: l'argumentaire
Connaissez-vous Mamadou KARAMBIRI ? Ce pasteur évangélique burkinabé, ex-musulman revêtu du titre d'apôtre au sein du milieu pentecôtiste-charismatique francophone, est aujourd'hui à la tête de la plus grande église du Burkina Faso.Lorsqu'il voyage en Afrique de l'Ouest, il est accueilli comme une haute personnalité religieuse internationale, à l'image de son voyage au Bénin, en août dernier, où le président béinois Boni Yayi l'a reçu en audience (lien).
C'est sur son Eglise (le Centre International d'Evangélisation) et ses logiques d'impact que se focalise mon séjour de recherche actuel au Burkina Faso.
Pour en savoir plus sur ce projet de recherche, mon argumentaire de mission est présenté ici (PDF).
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Evangelicals in Muslim Sahel (Barbara Cooper)
Arrivé hier au Burkina Faso après un faux départ avant-hier (vol reporté à cause des élections), pour un séjour de recherche de deux petites semaines, me voici aux premières loges pour observer ce "pays des hommes intègres" dans le contexte des élections présidentielles qui viennent de se dérouler.Ma focale principale reste, conformément à ma spécialisation, les enjeux religieux, et particulièrement le rôle joué par les protestants évangéliques, minoritaires mais en croissance dans un pays majoritairement musulman.
Sur ces objets, le beau livre de Barbara Cooper (en anglais) est un des ouvrages de référence.
Lien.
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Liberté, jusqu'où sommes-nous libres? (Sciences Humaines)
Alors que la page du mois de novembre vient de se tourner, signalons le très beau dossier thématique de la revue Sciences Humaines (n°275, novembre 2015).Il s'intitule "Liberté, jusqu'où sommes-nous libres?" Il question qui résonne beaucoup, ces temps-ci, notamment dans un pays de France confronté à une situation durable d'état d'urgence.
On relèvera notamment l'article "A-t-on le droit d'offenser?" du juriste Pascal Mbongo (p.40-41), et celui de la sociologue Claire de Galembert, "Pourquoi on a interdit le voile" (p.42-43).
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Les énergies renouvelables, un levier de lutte contre DAECH?
La COP 21 (conférence sur le changement climatique), à quoi bon maintenant, disent certains? la lutte contre DAECH n'est-elle pas prioritaire?Sur Mediapart, Sarah Roubato nous explique le lien : "S'engager dans la recherche pour trouver des énergies renouvelables" est essentiel, "car quand le pétrole ne sera plus le baromètre de toute la géopolitique, le Moyen-Orient ne sera plus au centre de nos attentions. Et d'un coup le sort des Tibétains et des Congolais de RDC nous importera autant que celui des Palestiniens et des Syriens". Ajoutons de surcroît qu'ainsi, nous cesserons de financer les pétromonarchies wahhabites (Arabie saoudite en première ligne), sources idéologiques du djihadisme international (lien).
Le seul "hic" est que le gouvernement français est très lent en la matière. Pourquoi? C'est qu'il taxe très lourdement les voitures à la pompe à essence (oh que ça rapporte!)... Il est par ailleurs actionnaire de grands groupes automobiles français.
En dépit de belles paroles, il ralentit, de fait, la transition énergétique pour des raisons de rentrées fiscales sur la pompe à essence, et continue d'autant plus à flatter les "alliés" saoudiens que nous dépendons toujours de leurs hydrocarbures.
Politique à revoir ?
(20% du pétrole brut importé par la France en 2014 vient de la seule Arabie Saoudite, source ici)
