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15/02/2020

Usages staliniens de la Révolution numérique

6e3030535b8d2afda19e1354494c0e7f.jpgCertains croient voir dans l'affaire Benjamin Griveaux (démissionnaire de la campagne pour la mairie de Paris) une "américanisation" de la vie politique française.

Erreur de perspective. Trump, aux Etats-Unis, est toujours au pouvoir, malgré un passif sexuel compromettant plus lourd que celui de Griveaux.

 

En France, on assiste au contraire au nouvel effet d'une influence russe post-soviétique très active sur les réseaux sociaux... et dans la rue (activisme radical anti-Macron), alliant:

 

1/ stalinisme new look (extrême-gauche sectaire)

2/ populisme ("anti-mondialisme" primaire et démagogie) 

3/ outils de la Révolution numérique (réseaux sociaux d'internet en particulier)

La synthèse en anglais sur Ordre social et répression sous Staline, par David Shearer (Yale Univ Press, 2009), est à relire, notamment son chapitre "Cataloguer la population" (p.158 et suivantes).

Grace à des protocoles d'espionnage numérique et de collecte assez simples, ce catalogage est à la portée, aujourd'hui, de nombreux acteurs de déstabilisation.

Le melenchoniste mégalomane Juan Branco était déjà auteur de l'outing forcé de Gabriel Attal (lien).

On retrouve Branco aujourd'hui avec Pavlenski, divulgateur de la vidéo qui fit tomber Griveaux, qui affirme: "cela va donc continuer" (Spoutnik).

D'autres gêneurs politiques doivent ainsi s'attendre à subir le même déballage crapoteux (qui évoque la méthode russe du KOMPROMAT).

On discerne, au-delà de la menace lancée, une tendance. Celle d'un mariage monstrueux entre les promesses d'une libéralisation de la communication et de l'information, grâce à internet, et le catalogage généralisé d'une population à des fins de contrôle politique sectaire, éliminant tout gêneur grâce aux données privées stockées.

Ce que Staline, avec les moyens qu'il avait, a tenté durant des années.

Et ce que Xi JingPing, dans la Chine actuelle, pratique à l'échelle de plus d'un milliards d'habitants (lien).

28/11/2018

« Innovation et Intégration / Инновация и Интеграция »

Capture d’écran 2018-11-28 à 08.45.54.pngDans la matinée de ce 28 novembre 2018 se tient à Paris une rencontre franco-russe organisée par Sciences Po Alumni et le MGIMO (Institut d’Etat des Relations Internationales de Moscou) sur le thème “Innovation et Intégration”. L’évènement a lieu entre 9h et 13h dans la prestigieuse salle Colbert de l’Assemblée nationale.

Cette conférence est organisée dans le cadre du dialogue de Trianon, initiative née de la rencontre entre les présidents Macron et Poutine à Versailles en mai 2017 afin de permettre aux différents acteurs des sociétés civiles russe et française “de dialoguer, se rapprocher et surmonter les éventuelles incompréhensions”.

Philippe Portier, directeur du GSRL, est l'un des orateurs autour du thème de l'intégration des religions. Lien.

04/04/2016

Wahhabisme: résister aux écrans de fumée en s'informant par l'Histoire

image-329489-galleryV9-srqy.jpgL'actualité française fait de plus en plus sourire (il vaut mieux en rire), avec un chômage au niveau stratosphérique, des échecs législatifs en cascade (réforme de la constitution, loi travail etc), d'improbables formations anti-radicalisation sur fond de dérives racistes du discours (Cf. l'affaire Rossignol), et un premier ministre cherchant désespérément le "sursaut 2016" (lien).

Certains ferment les yeux. D'autres se précipitent pour se servir des beaux restes laissés sur le buffet rose pâle, avant la débâcle annoncée pour 2017. Beaucoup se désespèrent...

Reste le recul lucide de l'Histoire. Dans ce contexte délétère, ce recul est plus que jamais nécessaire pour résister aux écrans de fumée et se donner de l'air, voire un horizon.

Vue sous cet angle, la géopolitique française, obstinément pro-wahhabite (alliances avec les pétromonarchies, juteux contrats de ventes d'armes, liens personnels avec le Qatar, etc.), affiche ses limites face aux enjeux sécuritaires actuels. Alors que la position russe, entre autres, paraît bien plus respectueuse des faits.

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