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13/06/2016

Réactions à Orlando: ne pas entrer dans le piège de Daech

9782707186102.JPGL'effroyable tuerie d'Orlando hier (50 morts dans un Night Club LGBTQ+) impose, plus que jamais, un devoir de clarté. Directe et pédagogique. Parce qu'elles analysent, décortiquent et font comprendre, les sciences humaines disposent d'atouts immenses pour cela. Encore faut-il qu'elles parviennent à sortir de leur tour d'ivoire, afin de faire barrage aussi bien à ceux qui "noient le poisson" (confusion) qu'à ceux qui "jettent de l'huile sur le feu" (surenchère).

Aujourd'hui, l'impératif, pour les sociétés pluralistes qui défendent les valeurs de liberté et de responsabilité, est celui-ci: refuser à la fois l'angélisme (il faut nommer, et combattre les liberticides) et le piège mortel de la réponse par l'exclusion, qui fait le jeu des ennemis de la liberté. Se battre pour les libertés et les droits de tous ne devrait pas être négociable, ou à géométrie variable.

Longtemps, l'angélisme s'est avéré une menace aussi grande que la surenchère. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Beaucoup sont sortis de l'angélisme, et ont rejoint les rangs de la surenchère... Attention danger.

Quand Trump veut interdire aux musulmans l'accès au sol américain, et que Sarkozy exalte en France les "moeurs chrétiennes" (sic), ils entrent tous deux dans un piège, font exactement ce que Daech veut qu'ils fassent. Ils font des distinctions selon les citoyens en fonction de leur passé ou de leur religion (d'autres le font sur l'orientation sexuelle), encouragent la catégorisation et la relégation des minoritaires. Ils nourrissent, sans même s'en rendre compte (?), le jeu des ennemis de la liberté, entrent dans le "piège Daech" (Luizard) et alimentent des ferments de guerre civile.

No Pasaran.

26/05/2016

Liberté d'expression: une relaxe et une question en suspens

orwell.jpgOn ne saura finalement pas si la dénonciation de l'homosexualité est devenue ou non, en France, un nouveau sacrilège, plaçant la protection de l'homosexualité au-dessus de la protection de la religion. En effet, la Cour d'Appel de Bordeaux, le 25 mai 2016, a relaxé, mais pour vice de forme, les deux protestants évangéliques de Cognac condamnés pour homophobie en novembre dernier (lien).

Certains évangéliques ont réagi en présentant cette relaxe comme une victoire de la liberté d'expression.

La réalité est différente. Du point de vue des relaxés, c'est certainement une bonne nouvelle (et une mauvaise nouvelle pour les plaignants). Du point de vue des droits à la liberté d'expression, cela reste en revanche ambigu, car le tribunal n'a pas tranché sur le fond.

Le CNEF, qui a suivi cette affaire depuis le début, a publié un communiqué (lien).

22/06/2013

Le leader de la thérapie chrétienne pour gay se saborde & s'excuse

Anti-Gay.jpgLa nouvelle a fait l'effet d'une bombe aux Etats-Unis: l'organisation chrétienne EXODUS, célèbre pour avoir multiplié, depuis 37 ans, les séminaires et formations afin, selon ses dires, d'aider les homosexuels à se réconcilier avec l'hétérosexualité, a décidé de se saborder. C'est une institution controversée et très médiatisée (notamment dans les milieux évangéliques) qui disparaît.

Le board of directors a voté à l'unanimité, cette semaine, la dissolution, et son responsable, Alan Chambers, a présenté officiellement ses excuses à la communauté gay pour l'avoir "traumatisée" par une approche jugée en fin de compte inadaptée (lien).

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07/02/2007

Liberté ou conformisme d’expression ?

medium_images-2.9.jpgEt dire que nous critiquons les Américains pour leur «politiquement correct»…. En France, on va parfois beaucoup plus loin dans le conformisme. Le procès actuellement en cours contre Charlie Hebdo confirme une chose: dans notre pays, la liberté d’expression est de plus en plus concurrencée, depuis quelques années, par un conformisme d’expression envahissant. Plus moyen de dire un mot de travers, de désapprouver haut et fort l’option, l’orientation ou la religion d’un adversaire, sans risquer de se retrouver devant les tribunaux.

Il est grand temps de dire «STOP»! Pour ma part, je campe sur mes positions: la liberté d’expression est pour tous, ou elle n’est pas. L’affaire Charlie Hebdo, qui succède à l’affaire Vanneste et tant d’autres, confirme que le combat pour la restauration d’une large liberté d’expression n’est pas gagné.

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