-
-
Depuis 2004, calendrier interreligieux à Mulhouse
Depuis les remarquables travaux d'Anne-Sophie Lamine sur "la cohabitation des Dieux" (lien), on dispose d'un recul historique et sociologique sur la manière dont les collectivités locales assurent la régulation du pluralisme religieux. Avec notamment, comme à Mulhouse, des initiatives interreligieuses régulières, socialement et politiquement valorisées, pour promouvoir le dialogue et la fraternité.A lire, dans cette perspective, l'article que le quotidien L'Alsace a consacré au calendrier interreligieux qui rassemble, depuis 2004, les principaux acteurs religieux de Mulhouse, notamment les pasteurs protestants Jean-Marc Bellefleur et Francis Muller. Lien.
-
Etudes postcolonales et décoloniales: repères
Pour aller plus loin sur les enjeux posés par les études postcoloniales et décoloniales, rappelons d'abord l'écart entre la militance associative (avec ses points forts mais aussi ses dérives, cf. discours sectaires et racialistes de Houria Bouteldja) et la recherche. Cette dernière a vocation à produire de l'analyse, du recul, en s'affranchissant des discours préconstruits et des idées reçues. En sciences sociales, l'angle postcolonial et décolonial, lorsqu'il évite le dérapage militant et ouvre au débat, peut permettre aujourd'hui de mieux penser nos objets d'étude.
Voici quatre références (parmi bien d'autres) pour s'y retrouver. Capucine Boidin, en 2009, avait signé un bel article intitulé "Etudes décoloniales et postcoloniales dans les débats français" (lien). Un an plus tard, un article de Sciences Humaines "Faut-il brûler les études postcoloniales" (lien) mettait en dialogue Jean-François Bayart, auteur d'un livre très critique (lien), et l'ouvrage collectif Ruptures postcoloniales (ed. La Découverte), qui invite à la nuance et à l'enquête de terrain (lien).
-
Dénoncer le "décolonialisme" (sic)? Recadrage par Ludivine Bantigny
Une éclairante controverse traverse actuellement le champ des sciences sociales (et de l'intelligentsia) en France. Tout est parti d'une charge violente et argumentée, au ton alarmiste, contre le "décolonialisme" (sic). Elle a été signée par 80 intellectuels, et non des moindres (lien). L'idée vise à alerter sur la nocivité supposée des rhétoriques post- ou décoloniales, dont on estime que les stratégies "attaquent frontalement l'universalisme républicain" (sic).La mouvance ainsi attaquée n'a pas répondu sur le même mode.
Mais une historienne, Ludivine Bantigny, a apporté une réponse vigoureuse, argumentée (elle aussi).... et nettement plus convaincante à mes yeux (lien). En-dehors de quelques nuances, je souscris au texte de Ludivine et je la remercie.
A partir de mon long parcours intellectuel d'historien du contemporain, mais aussi éclairé par mon itinéraire personnel, je suis profondément convaincu, comme cette collègue, qu'on ne pourra mieux réaliser les promesses de la République, si souvent trahies, qu'en passant par le décentrage décolonial et postcolonial. Et il y a encore du boulot!
Cet exercice provoque certes des dérives, parfois graves, dont il convient de combattre le sectarisme. Mais le décentrage lui-même est salutaire, nécessaire, et porteur d'espoir.
A suivre...
-
Eglises face à #MeToo et aux scandales pédophiles
Que diront, dans cinquante ans, les historiens du catholicisme sur la crise sans précédent qui frappe son clergé sur des affaires de pédophilie? Alors que le numéro 3 de la hiérarchie de l'Eglise catholique romaine, le cardinal Pell, vient d'être déclaré coupable (lien) par un jury unanime pour cinq chefs d'accusation d'abus sexuels sur deux enfants, force est de constater l'ampleur toujours plus grande de ces affaires dans une Eglise qui a la particularité d'imposer le célibat et la chasteté à son clergé consacré.Le protestantisme n'est pas touché avec la même ampleur, ni dans les mêmes termes, mais il faut rappeler qu'il est concerné aussi par la non-dénonciation d'abus sexuels. Le mouvement #MeToo, a facilité une libération de la parole. Dès 2011, ce blog signalait des dérives importantes dans la Convention Baptiste du Sud, aux Etats-Unis (lien). Un très large mouvement de dénonciation d'abus touche maintenant les baptistes indépendants aux USA (lien), comme le mentionne le site Christianity Today.
168 pasteurs et responsables sont actuellement dans le collimateur. Avec, en toile de fond, l'enjeu du contrôle de l'autorité, dans des milieux où règne parfois un culte du "leader" qui peut favoriser l'impunité.
-
Dossier Côte d'Ivoire (Afrique Contemporaine)
Fleuron du pré carré de la France en Afrique, la Côte d’Ivoire a toujours bénéficié d’un traitement à part. À Paris, elle continue aujourd’hui d’être considérée comme un pays prioritaire sur le plan diplomatique, même si les échanges économiques au sud du Sahara se font d’abord avec le monde anglophone, en l’occurrence au Nigeria et en Afrique du Sud. Selon les données de l’OCDE, la Côte d’Ivoire est ainsi le premier pays à bénéficier de l’aide publique au développement de la France.Lire la suite de cet édito, et découvrir tout le dossier sur la Côte d'Ivoire, dans le dernier numéro (263-64) d'Afrique Contemporaine. Lien.
-
Des huguenots francophones au Brésil
Contemporaine de Calvin, la première francophonie protestante s'est déployée jusqu'au Brésil. Qui s'en souvient ?
La mémoire collective l'a oublié, mais les documents restent.
Lire la suite sur le Fil-info Francophonie de Regardsprotestants
Lien.
