Jeudi dernier, prenant comme d'habitude le Tram T1, je me suis arrêté exprès à La Courneuve pour photographier ceci... Bon dimanche à toutes et à tous.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Jeudi dernier, prenant comme d'habitude le Tram T1, je me suis arrêté exprès à La Courneuve pour photographier ceci... Bon dimanche à toutes et à tous.
L'Association des Pasteurs de France (APF) a conduit, sous la houlette d'Evert Veldhuizen, un très riche colloque sur les mutations du pastorat en France les 14 et 15 mars 2016 à Paris, dans une perspective historique et sociologique.
Bonne nouvelle, de nombreuses vidéos sont désormais disponibles pour découvrir ces réflexions, sans attendre la publication. On peut les consulter à partir du site de l'APF (lien), ou sur la chaîne vidéo de Regardsprotestants (lien).

Passionnante communication hier, au séminaire interne du GSRL, d'André Mary, directeur de recherches émérite au CNRS, qui est intervenu sur "Anthropologie religieuse et ethnologie missionnaire".
Au moment où se constitue l'anthropologie des religions comme discipline des sciences sociales (fin XIXe siècle), une ethnologie religieuse florissante développe aussi ses travaux en France, soulevant de multiples enjeux épistémologiques et théoriques.
A noter que le site du GSRL propose en lien deux articles de l'auteur , "Science de l'Homme ou 'Science de Dieu'", et "La preuve de Dieu par les pygmées". Lien.
Pasteur à Marseille, président de la commission permanente des Églises réformées évangéliques de l’UNEPREF, membre de la Fédération Protestante de France, Jean-Raymond Stauffacher est aussi très impliqué depuis des années dans le projet Mosaïc (FPF), qui vise à développer communion et passerelles avec les Églises issues de l'immigration.
Il livre, pour Regardsprotestants, son analyse sur les enjeux de l'interculturalité et de la francophonie.

Hier s'est déroulée, en France, la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage, et leur abolition. Pour revenir sur ces manifestations, il faut lire l'écrivaine Maryse Condé, sur le site de RFi, qui explique les raisons de la mise en place de cette journée, et souligne qu'en dépit de progrès, "la traite et l'esclavage" restent "marginalisés dans l'imaginaire français".
On rappellera que Maryse Condé est notamment l'auteure de Moi, Tituba, sorcière noire de Salem (1986), qui éclaire sous un jour différent l'incroyable histoire des sorcières de Salem dans l'Amérique coloniale puritaine.
Siné s'est éteint le 5 mai, le jeudi de l'Ascension. Au-delà des polémiques, très nombreuses, et de la détestation qu'il pouvait susciter, saluons l'immense dessinateur, polémiste et caricaturiste qu'il a été. Un homme libre aussi, à l'humour ravageur, et un précurseur dans plusieurs domaines, comme Philippe Geluck l'a rappelé (lien).
Sa fibre viscéralement méfiante à l'égard des institutions et des pouvoirs, au profit d'une attention aux laissés-pour-compte, n'avait d'égale que son dégoût pour les religions cléricales, les vérités dogmatiques, et ce qu'on appelle la "violence symbolique". A ce titre, c'est un auteur qui restera important à étudier pour comprendre les relations entre sécularisme, laïcité et religions en France des années 1950 aux attentats de 2015.
Il sera enterré ce mercredi au cimetière du Montparnasse (lien).
En sciences sociales des religions, l'interaction des acteurs étudiés avec la société globale est au moins aussi importante à prendre en compte que leur mode d'action, d'engagement et de relation dans le milieu religieux. De ce point de vue, en France, il est très important, pour comprendre l'essor des Eglises issues de l'immigration, mais aussi l'essor de la recomposition multiculturelle des autres Eglises, d'évaluer le contexte global de l'accueil des étrangers. Et si l'attractivité considérable des Eglises évangéliques s'expliquait en partie par le fait que beaucoup de migrants s'y sentent mieux accueillis que dans le reste de la société française?
A l'appui de cette hypothèse, il faut lire le dernier rapport de Jacques Toubon, défenseur des droits. Il s'intitule « Les droits fondamentaux des étrangers en France » (305p), et pointe une banalisation et une aggravation des discriminations contre les étrangers en France. Il observe notamment que « L’idée de traiter différemment les personnes n’ayant pas la nationalité française, de leur accorder moins de droits qu’aux nationaux est si usuelle et convenue qu’elle laisserait croire que la question de la légitimité d’une telle distinction est dépourvue de toute utilité et de tout intérêt ». Lien.