Eglise du Dieu Créateur contre Carnaval Tropical, faites vos jeux
(photo prise près de l'arrêt de métro St Denis Basilique, ligne 13)
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Eglise du Dieu Créateur contre Carnaval Tropical, faites vos jeux
(photo prise près de l'arrêt de métro St Denis Basilique, ligne 13)
Une certaine logorrhée sur le "néolibéralisme" brode parfois sur le déclin de l'Etat. L'historien rappellera cependant qu'en cent ans, l'emprise de l'Etat sur la vie des individus, dans la plupart des pays, n'a cessé de croître, à la fois en matière de prélèvements obligatoires, de contrôle tatillon, de surveillance et (parfois) de punition (Cf. Foucault). L'Etat glouton se trouve cependant en tension avec l'essor de multinationales parfois plus puissantes aujourd'hui que certains Etats-nations.
Avec des conflits d'intérêt, et de légitimité, comme l'explique notamment Pierre Bauchet dans Concentration des multinationales et mutation des pouvoirs de l'Etat (CNRS éditions). Un exemple amusant nous a été donné avant-hier, avec ces publicités totalement surréalistes, sur Twitter, clamant notamment "On ramène les Allemands chez eux. On connaît le chemin", suite à la victoire de la France sur l'Allemagne à l'Euro 2016...
Qui a bien pu réaliser et diffuser ces pubs légèrement anti-germaniques, dont on verra un aperçu ci-dessous? Je vous le donne en mille: il s'agit de Volkswagen, multinationale dont l'origine et l'histoire est intimement liée, pourtant, à l'Etat-nation allemand.
Alors que l'EURO 2016 enflamme les foules et que la France, victorieuse hier soir de l'Allemagne (tout arrive), se prépare pour la finale ce dimanche, rappelons que la ferveur et les liturgies footballistiques inspirent, y compris les théologiens. C'est le cas du théologien protestant Denis Müller, qui a publié sur le sujet un beau livre en 2008.
Cet essai sur le football est un livre foisonnant sur le sport le plus populaire de l’humanité. Ethicien, théologien et fervent supporter, Denis Müller est un passionné du foot dont il suit les moindres péripéties locales ou internationales depuis plus de 50 ans.
Lire la suite ici (lien).
A signaler en France (et à saluer) ce jeudi, la sortie d'un numéro spécial de l'hebdomadaire protestant Réforme, consacré à l'ancien Premier Ministre et homme d'Etat Michel Rocard (1930-2016).
A lire aussi dans le quotidien Le Monde, un beau texte de François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, sur "Michel Rocard, protestant agnostique".
La population française regorge de talents issus des horizons afro-caribéens. Mais disons le tout net: la sous-utilisation et la sous-valorisation de ces talents dans le cinéma et le théâtre est une honte nationale (lire notamment l'analyse de Régis Dubois).
Raison de plus pour signaler l'ovni cinématographique que représente Bienvenue à Marly-Gomont, film franco-belge de Julien Raimbaldi, Marc Zinga et Aïssa Maïga.
Ce film roboratif, basé sur l'histoire vraie de la famille du rappeur Kamini, raconte comment une famille congolaise (père médecin) et une population villageoise picarde reléguée apprennent à vivre ensemble dans les années 1970, malgré racisme et décalages culturels. Tout sonne juste, c'est drôle, d'une très grande humanité, pas caricatural (ou si peu), et magnifiquement interprété. A ne pas rater, notamment, la messe interculturelle improvisée...
Un vrai chef d'oeuvre, pionnier dans son genre, à voir absolument!
Dans le cadre de la lutte contre la radicalisation, le ministère de l’Education recommande au corps enseignant de prévenir et de sensibiliser les élèves contre les «théories complotistes».
Une approche précipitée et dogmatique. Une incitation à «penser droit» ?
A lire, dans Libération, cette excellente tribune, signée par des chercheurs, qui alerte sur un risque de formatage de la pensée à l'école via des formations de basse qualité contre le complotisme.
Stéphane François, enseignant-chercheur à l’université de Valenciennes et membre associé du GSRL, a participé à cette tribune, à lire ici.

Avec Michel Rocard (1930-2016), qui s'en est allé le 2 juillet 2016, la France vient de perdre l'un de ses hommes politiques les plus clairvoyants depuis Pierre Mendès France. Qu'on ne s'y trompe pas: au sein de la 'gauche' actuelle, la plupart de ses pseudo-héritiers l'ont, en réalité, trahi, lâché, renié, au profit d'une 'gauche' étatiste, démago, doctrinaire et loin du peuple, avatar peu glorieux hérité de la fin des années Mitterrand.
La "deuxième gauche", culturellement minoritaire en France, que défendait Michel Rocard était tout le contraire: elle prônait le principe de subsidiarité, l'importance de l'évaluation par les citoyens des politiques publiques, le pragmatisme et la responsabilisation de tous. Michel Rocard affirmait notamment: "Toute finalité réside dans l'homme et non dans un système, même si l'organisation sociale peut aider l'homme à se perfectionner" (Le coeur à l'ouvrage).
Issu du protestantisme, Michel Rocard n'a jamais renié cette référence, sur laquelle il s'était exprimé avec profondeur et justesse dans le documentaire "Protestants de France" (France 5) de Valérie Manns.
Pour un aperçu biographique dans la presse, lire l'hommage rédigé par Jean-Louis Andréani et Raphaëlle Bacqué dans Le Monde (lien).