Grand merci à Camille Westphal Perrier et David Gonzalez pour cette belle série d'interviews en vidéo sur Regardsprotestants
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Grand merci à Camille Westphal Perrier et David Gonzalez pour cette belle série d'interviews en vidéo sur Regardsprotestants
Journaliste à Sud Ouest depuis 1986, éditorialiste, Christophe Lucet traite en particulier de l'actualité internationale.
C'est aussi un grand lecteur, et je le remercie vivement pour sa recension récente (mise en ligne le 12 mars) du Nouveau Pouvoir Evangélique (Grasset, 504p, 2026) dans le quotidien Sud Ouest (lien).
Le même Christophe Lucet m'avait précédemment fait l'honneur, en février, d'un long interview pour la librairie Mollat, qui avait permis d'aborder en détail les thématiques de l'ouvrage.
Vidéo visionnable ci-dessous.
Grand merci à Christophe Lucet !
Grand merci à Jean-Luc Gadreau de m’avoir accordé sa généreuse hospitalité radiophonique, dans le cadre de l'émission SOLAE sur France Culture, pour échanger sur Le nouveau pouvoir évangélique (Grasset, 2026)
Avec notamment, au menu, l’enjeu de l’imbrication intrinsèque de l’évangélisme au sein du protestantisme.
L'émission de 30 minutes, diffusée hier sur France Culture, est réécoutable en podcast
GRAND MERCI à Kévin Boucaud-Victoire pour cet interview dans les colonnes de l’hebdomadaire Marianne (mis en ligne ce 11 mars 2026).
Lien : Sébastien Fath : "L'évangélisme est porté par la crise de la modernité"
Etre interrogé par Kévin Boucaud-Victoire, journaliste, intellectuel et auteur, est une chance à plus d’un titre, à la fois en raison de la richesse de sa culture littéraire et politique (qui explique pourquoi il dirige, en tant que rédac chef, la rubrique « Débats et idées » de l’hebdomadaire Marianne), mais aussi de sa connaissance du protestantisme évangélique.
Entre autres ouvrages signés de sa plume, il avait en effet co-écrit avec Samuel Peterschmitt un livre d’entretiens, en 2020, intitulé La déferlante, Cette crise qui a révélé les évangéliques (ed. Première Partie).
Cet entretien autour du Nouveau Pouvoir Evangélique (Grasset, 2026) a permis d’aborder les sujets en profondeur et en contexte.
Merci Kévin Boucaud-Victoire !
Grand merci à Marc Welinski d'avoir largement ouvert son antenne, dans le cadre de l'émission PILPOUL, sur la radio RCJ (Radio de la Communauté Juive), pour échanger sur Le nouveau pouvoir évangélique (Grasset, 2026)
L'émission, diffusée ce dimanche, est réécoutable sur Youtube (chaîne RCJ)
Grâce au professionnalisme hors pair de Véronique Gaymard, l'émission "Religions du monde" (RFI) est un fleuron de ce qui fait de mieux, dans le monde de la radio, en matière d'information interactive sur les religions.
Une expérience en réalité immersive (grâce à de nombreux extraits sonores bien choisis, glanés au fil des enquêtes).
Grand merci pour l'interview accordé, sur 48 minutes dans l'émission RFI diffusée hier ce dimanche, et réécoutable en podcast.
Lien.
Merci beaucoup à Pierre-Hugues Dubois pour son accueil et ses questions, ce matin, à l'occasion d'un gros quart d'heure de direct radio sur la matinale de RCF et Radio Notre Dame (qui ont fusionné).
Visionnage ci-dessous sur YouTube
Au terme d'un séjour de recherche au Bénin en janvier 2026 (21-28 janvier 2026, Cotonou, Ouidah, Ganvié), autour des recompositions postcoloniales du christianisme en Afrique de l'Ouest francophone (Eglises évangéliques, pentecôtistes, prophétiques...), voici un album de voyage.
Grand MERCI au quotidien La Croix, par la plume généreuse de Youna Rivallain,
pour sa recension de Le nouveau pouvoir évangélique (Grasset, 504p, 2026).
A découvrir sur le net et sur le "print" de La Croix (daté du 16 janvier 2026).
Grand MERCI à l'hebdomadaire Le Point, et à Anne Kerloc'h ainsi que Jérôme Cordelier, pour le très bel entretien accordé pour leurs colonnes.
A l'occasion de la sortie de Le nouveau pouvoir évangélique (Grasset, 504p, 2026).
A découvrir sur le net et sur le "print" de l'hebdo Le Point (daté du 15 janvier 2026).
Bel article de Thierry Maire (EHESS) à découvrir, en texte intégral, sur les relations entre évangéliques et catholiques au Guatemala.
Cet article est intitulé « Évangéliques et catholiques au Guatemala : de l’opposition frontale à une coopération prudente ». Publié dans la RITA – Revue Interdisciplinaire de Travaux sur les Amériques, numéro 18 (2024), consacré aux religions en Amérique, ce texte s’inscrit dans une perspective sociologique et historique.
L’auteur y montre comment une rivalité ancienne, nourrie par l’histoire politique et le conflit civil guatémaltèque, a progressivement laissé place à des formes limitées de coopération. Fondé sur des enquêtes de terrain et des archives inédites, l’article éclaire les recompositions contemporaines du champ religieux et oecuménique au Guatemala.
A lire !
Evangéliques ou évangélistes ? Ceux dont il est question dans ce livre ne sont pas les quatre évangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais bel et bien les évangéliques, les croyants qui se réclament de cette branche du protestantisme. Branche vivace, très vivace. Nous les voyons dans nos rues chanter avec exaltation, nous lisons leurs graffitis “Jésus sauve” dans nos villes. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que veulent-ils ?
En 500 pages, ce livre propose une analyse historique et sociologique en profondeur du "phénomène évangélique", s'interrogeant sur la nature du "nouveau pouvoir" qu'ils représentent:
Cité de Dieu, ou Dieu dans la cité ? Tentation théocratique, ou ingrédient démocratique ?
Merci aux éditions GRASSET pour leur confiance.
A noter cet automne un très riche dossier proposé par la revue GOLIAS, "l'empêcheur de croire en rond" (bimestriel, n°224, sept-octobre 2025), sur les dérives sectaires en milieu évangélique français, en particulier en matière d'abus d'autorité.
Pas moins de 42 pages de dossier (!), rondement menées, qui donnent du grain à moudre pour les débats et la réflexion commune sur ces questions difficiles.
Sous la patronage et l'impulsion de la Fédération Protestante de France (FPF), et avec la collaboration des laboratoires GSRL (Paris) et CRISES (Montpellier), un colloque consacré aux "Eglises mosaïques" et à l'enjeu de l'interculturalité s'est tenu au Palais de la Femme (Paris) les 19 et 20 novembre 2025.
Retour sur l'événement avec cet album Flickr dédié.
Au-delà d'un incipit théorique déconstructiviste que l'on n'est pas obligé de valider tel quel, une très intéressante journée d'étude sur les évangéliques est organisée demain au Campus Condorcet, où l'on se réjouira de découvrir des enquêtes de terrain, des données empiriques et des hypothèses de travail sur les évangéliques français.
Grand Bravo aux organisatrices et organisateurs, en attendant une publication espérée.
A noter, et ne pas hésiter à proposer une contribution !
Une belle journée d'étude est organisée le 7 octobre 2025 au Campus Condorcet, sur le thème "
Les « évangéliques » français : modes d’existence dans un monde « non-évangélique »
Cette journée d’étude a pour but de réunir les chercheur·ses spécialisé·es dans l’étude du protestantisme évangélique, ainsi que celles et ceux qui, à partir d’autres spécialisations, l’ont croisé sur leurs terrains de recherche et ont dû s’y intéresser. À partir de travaux menés en contexte français, elle propose d’appréhender la catégorie « évangéliques » à travers les rapports que celles et ceux qui s’identifient comme tel·les entretiennent au monde social « non-évangélique ». Deux grands axes seront abordés : leurs mises en pratique du croire et leur institutionnalisation. (...)
A suivre !
Date limite d'envoi des propositions : 16 mai 2025
Retour sur l'héritage d'un pape disruptif qui a contribué à décaler les regards vers les Suds.
Un article à consulter sur Mediapart.
Trois angles : relations avec les évangéliques, avec les charismatiques, et les enjeux des Suds (migration, Afrique postcoloniale etc.)
Le professeur François Heran, directeur de l'Institut Convergences Migrations (ICM) tient un séminaire au COLLEGE DE FRANCE sur "Religions et migrations".
Je le remercie très vivement de m'avoir fait l'honneur de m'inviter cette année, en compagnie de la (brillante) professeure associée Juliette Galonnier (CERI-ScPo).
Le 11 février 2025, Juliette Galonnier est d'abord intervenue sur le thème "Les conversions à l'islam, des immigrés de l'intérieur?";
Je lui ai ensuite succédé sur le thème "Typologie des Eglises évangéliques d'expression africaine en Europe, immigration, fabrique du lien et double conversion".
Au démarrage de la médiatisation de la dernière étude IFOP sur le protestantisme, il y a eu des cafouillages. En cause, la présentation de la question filtre (qui induisait une confusion entre autoreprésentation et catégorisation objective) et le Powerpoint fourni en résumé, qui prêtait à confusion.
Dans ma dernière chronique dans La Croix, retour sur le défi libertarien lancé aux Eglises, et aux évangéliques en particulier, en repartant des travaux de l’essayiste Ryan Sager, qui, dès 2006, décrivait la « bataille pour le contrôle du Parti républicain »entre évangéliques et libertariens.
Il explique que les « évangéliques (blancs), axés sur la normativité religieuse, et les libertariens, axés sur la liberté individuelle, partagent des combats, dont l’anticommunisme ». Mais il rappelle aussi que « les libertariens ont toujours eu tendance à considérer les conservateurs sociaux (évangéliques) comme des ploucs prêts à appuyer la Bible sur la tête des non-croyants à la première occasion, tandis que les conservateurs sociaux ont toujours eu tendance à voir les libertariens comme des fumeurs de drogue et des adorateurs du diable ».
La bataille entre nationalistes chrétiens et libertariens va-t-elle reprendre, ou une alliance solide va-t-elle se prolonger?
Il est trop tôt pour le dire, mais une chose est sûre: si des leaders évangéliques comme la néocharismatique Paula White ont dominé la campagne de 2016, c’est le libertarien Elon Musk qui sort indéniablement gagnant du casting républicain lors de la campagne de 2024: l’éléphant dans la pièce, c’est désormais lui, non sans accents (néo)messianiques.
Les précédentes enquêtes IFOP sur le protestantisme dataient de 2010 (pour la FPF) et de 2012 (pour les Associations Familiales Protestantes). L'IPSOS, en 2017, avait aussi proposé une autre enquête, mais c'est peu de dire que que cette nouvelle enquête IFOP 2024, tout juste rendue publique (2025), un un événement.
L'hebdomadaire Réforme, grâce aux analyses du sociologue Jean-Paul Willaime (GSRL), en propose une lecture détaillée, où l'on apprend notamment ceci:
"La question “De quelle sensibilité religieuse vous sentez-vous le plus proche ?” permet de dresser le paysage du protestantisme (autodéclaré) en 2025. La sensibilité évangélique représente 33% (contre 22% en 2010), la réformée 25% (37% en 2010), la luthérienne 13% (19% en 2010), la pentecôtiste 11% (5% en 2010), la libérale 8%, la baptiste 7% (ces deux sensibilités n’étaient pas mesurées en 2010), la charismatique 5% (2% en 2010), une “autre” sensibilité 11% (9% en 2010").
La présentation Powerpoint résumant l'enquête pouvait laisser penser que ces distinctions sont faites à l'intérieur des personnes qui choisissent de se définir comme protestantes plutôt que comme évangéliques. Ce qui aurait alors abouti à une proportion de 68,5% d'évangéliques.
Cependant (CORRECTIF), la réception ultérieure de l'ensemble des données de l'enquête (229 pages, aimablement communiquées par Jean-Paul Willaime) montre qu'en réalité, la question sur les sensibilités a été posée à tout le panel (celles et ceux qui répondent, en première identification, "évangélique", et celles et ceux qui répondent "protestant). Ce qui aboutit à 58% d'évangéliques au sein du protestantisme français en 2025.
L'évangélicalisation du protestantisme français est aujourd'hui très avancée.
A suivre.
Lien.
Dans le bric-à-brac de ma bibliothèque, plaisir d'accueillir le n°100 collector de la revue Cités (Presses Universitaires de France, décembre 2024), dirigé par Yves-Charles Zarka.
Dans ce copieux dossier intitulé "Sauver la démocratie dans un monde dangereux", j'ai eu le privilège de publier "Protestants évangéliques et République française, reconquête, retrait, renfort ?" (p.409-419).
Un accès numérique via Cairn est possible (lien).
A noter que ne numéro est conclu par l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, à qui l'on souhaite de retrouver au plus vite la liberté.
L'ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter (1924-2024), natif de Georgie, a tiré sa révérence il y a quelques jours, au terme de l'année 2024, à l'âge de 100 ans. C'est une grande page d'histoire politique et religieuse états-unienne qui se tourne.
De confession baptiste, il était à la fois born again évangélique revendiqué, et politiquement progressiste, ce que certains ne lui pardonnèrent pas. Pour un retour sur sa vie remarquable, scandée d'un Prix Nobel en 2002, lire cet article dans Réforme, "Jimmy Carter, chrétien et anticonformiste", publié l'an dernier (lien). <img class="r-4qtqp9 r-dflpy8 r-k4bwe5 r-1kpi4qh r-pp5qcn r-h9hxbl" title="Drapeau des États-Unis" draggable="false" src="https://abs-0.twimg.com/emoji/v2/svg/1f1fa-1f1f8.svg" alt="
On l'attendait, il est paru ! Vives félicitations à Evert Veldhuizen pour le livre important qu'il nous offre (éditions Olivétan), "première étude historique consacrée aux mouvements charismatiques protestants" en France (préface de l'historien Pierre-Yves Kirschleger, p.12).
Cette enquête fouillée témoigne d'une excellente connaissance du terrain. Elle décrit, comme l'indique le sous-titre, "émergence, dynamique et intégration d'un mouvement (1968-1988)".
La diversité et la fluidité des ancrages ecclésiaux de cette offre charismatique est finement auscultée, au fil de 365 pages rondement menées. L'érudition mobilisée se double d'analyses stimulantes, qui n'hésitent pas à bousculer certaines idées reçues: l'auteur souligne ainsi, dans la postface, que le charismatisme étudié "accentue les identités particulières au lieu d'effacer les lignes qui les distinguent" (p.347).
Un précieux chaînon manquant historiographique, qui nous permet de mieux articuler l'histoire des protestantismes en France au XXe siècle avec les reconfigurations charismatisées contemporaines. A mettre sous le sapin de Noël !
Belles glanures sur le Journal of Contemporary Religion.
Cet article sur les prédicateurs de rue à Barcelone, par Antonio Montañés Jiménez:
"Migrant Pentecostalism and the rise of Latin American street preachers in Barcelona"
Lire aussi cette enquête de Tuomas Järvenpää sur le Gospel Rap en Finlande, publiée online:
"A rapper is coming here—and he is black!” Authentication of rap music in the Finnish gospel music scene, 2005–2020"
"Dans « Mon Voisin Évangélique », le documentariste Antoine Gouritin nous raconte ses mois d’immersion dans la recherche en sciences sociales qui traite du monde évangélique. Alors que les chrétiens qui soutiennent Trump sont plus que jamais au centre du jeu des Républicains outre-Atlantique, quelle est leur influence sur les évangéliques français ?
A travers des rencontres avec des chercheurs, mais aussi des pasteurs et des fidèles, l’enquête cherche à redonner une profondeur historique et critique à un sujet souvent cantonné aux louanges d’un côté ou aux accusations de dérives sectaires de l’autre".
Dans le cadre de sa onzième réunion, le programme "Religion et francophonie" du GSRL a eu le plaisir d'écouter, mercredi dernier (le 6 novembre 2024), Constance Gotte (doctorante EPHE-PSL), sur le sujet suivant :
“L’institutionnalisation du mouvement évangélique français à travers le Conseil National des Evangéliques de France, de 1969 à nos jours”.
Le Carnet Hypothèses du programme RELIF en propose un compte-rendu (cliquer ici).
Il n'est pas trop tard pour signaler l'excellent numéro thématique que la revue MULTITUDES a consacré cette année aux "militantismes évangéliques", "combien de divisions?" (2024/2).
Avec cette mise en perspective liminaire d'Emir Mahieddin:
"Si des réseaux promeuvent activement des projets d’extrême-droite, notamment depuis le Brésil et les États-Unis, la mouvance évangélique apparaît politiquement clivée, des minorités de différents bords idéologiques promouvant, au nom de leur foi, des projets politiques articulés à des revendications de justice sociale, raciale, ou de genre.
Il ne s’agit pas ce faisant de leur donner plus de poids qu’ils n’en ont réellement, puisque leur influence demeure très restreinte, mais simplement de souligner la diversité interne des militantismes évangéliques, que l’on ne saurait réduire à une équation simple entre théologie littéraliste et conservatisme droitier"