Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/05/2017

Il s'appelle Emmanuel...

 liberté,égalité,fraternité,france,république,emmanuel macron,messianisme,présidentielles 2017,démocratie,religion,politique,politique et religion

... Mais il ne se prend pas pour le messie.

L'élection hier soir à la Présidence de la République d'Emmanuel Macron tourne la page d'un long chapitre marqué par la tentation française des "politiques du salut séculier".

La France s'est longtemps distinguée par un messianisme politique qui fait de l'Etat une quasi Eglise de substitution. François Hollande, avant son élection en 2012, avait une nouvelle fois réactivé cette "politique enchantée" dans son fameux discours du Bourget (le "rêve français" etc). Mais les flots de promesses intenables se sont heurtés à une réalité massivement constatée par les citoyennes et citoyens; au lieu de "changer la vie", les politiques ont navigué à vue, et se sont parfois servis dans la caisse. Ils ont fait la démonstration, mandat après mandat, de l'imposture du messianisme politique.

En se réclamant souvent de la "bienveillance", de l'"humilité", du refus du sectarisme (il est le seul à toujours avoir refusé de faire siffler ses adversaires), Emmanuel Macron désenchante la politique. Moins de grandes promesses, plus de pragmatisme. Moins de prêchi-prêcha, plus d'écoute des compétences de la société civile.

A l'hebdomadaire protestant Réforme qui l'interrogeait, il y a quelques semaines, Emmanuel Macron affirmait: «Je ne promets ni le bonheur, ni la transcendance. Je laisse cela aux religions. Autrement, ce seraient des projets totalitaires.» (lien)

Face à une Marine Le Pen qui s'inscrivait dans la continuité du messianisme politique français (avec une inflexion frontiste orientée vers une quasi religion nationaliste), Emmanuel Macron marque une rupture choisie par presque deux électeurs sur trois. En marche.

12/12/2015

France: l'écroulement d'un messianisme politique qui a floué le peuple

Résultats.pngQuel que soit le résultat du second tour des Régionales, demain, la population française semble avoir tourné la page du messianisme national qui donnait au Politique la prétention de changer la vie.

Elu sur cette thématique en 2012 (cf son Discours du Bourget et "le changement, c'est maintenant"), François Hollande et consors se sont fracassés sur le réel: un chômage de masse aux effets dramatiques, une activité découragée par la paperasserie et les charges, une école républicaine vouée au nivellement par le bas (incurie de la réforme des programmes, fin des bourses au mérite, des internats d'excellence, etc...), un Etat obèse, paternaliste et très mal contrôlé, une liberté d'expression à géométrie variable, une classe politique pléthorique et dépassée par les enjeux (hormis certains élus locaux), et un record de prélèvements obligatoires (2e rang mondial, OCDE).

Le FN, parti xénophobe, démagogique et nocif aux valeurs de la République, n'est pas la solution. Mais la seule indignation morale ne sert plus à rien. Géraldine Dalmas-Moreynas l'a bien résumé dans Le Monde: "La France a tourné le dos à ses élites. Comment ne pas la comprendre?" (lien).

Post-Scriptum: en juillet 2012, un amendement proposait le contrôle des frais professionnels des députés (à l'enveloppe considérable). L'immense majorité de la gauche et de la droite parlementaire ont voté contre. Seuls 24 députés ont voté pour, dont les deux députés... du Front National, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard... (lien).

 

29/09/2015

La fin du monde, et après ?, 3e convention du Forum Regardsprotestants

ThinkstockPhotos-100973991-300x200.jpgLa fin du monde a envahi le cinéma, la culture, les mangas.
Comment repenser notre rapport au monde aujourd’hui? Qu’est-ce que la théologie peut nous dire de cette relation ambiguë à un monde à la fois méprisé et «tant aimé»?
 
« La fin du monde, et après ? », c’est le thème de la troisième convention annuelle du Forum de Regardsprotestants, le samedi 7 novembre 2015 à Paris.
 
Ateliers de travail le matin, tables rondes thématiques l'après-midi: un menu passionnant à découvrir ici (lien).

12/08/2015

L’Antéchrist chez les évangéliques & fondamentalistes US depuis 1970

 etats-unis,apocalypse,messianisme,antéchrist,sébastien fath,left behind,hal linsay,the late great planet earth,refue française d'études américaines,états-unis,évangéliques,fondamentalistes,millénarismeLoin d’une interprétation purement métaphorique de la figure de l’Antéchrist, les protestants évangéliques la considèrent à la fois comme un «motif apocalyptique» incontournable et comme une personne réelle, prête à intervenir dans l’histoire des hommes, afin d’infliger un maximum de dommages à la cause de Dieu.

 

A découvrir, dans la Revue Française d'Etudes Américaines (n°139, 2014), une analyse socio-historique en 20 pages qui part du best-seller The Late Great Planet Earth jusqu'aux dernières déclinaisons de la série Left Behind, pour découvrir et comprendre une étrange "industrie de l'Apocalypse", American-style

 

Lien. 

 

19/04/2013

ASSR: sur les messianismes & les figures et substituts de saints

ASSR printemps 2013.JPGIl n'est pas trop tard pour le signaler :

On notera avec plaisir l'immense intérêt théorique de la livraison janvier-mars 2013 (n°161) de l'excellente revue académique que sont les "ASSR" (Archives de Sciences Sociales des Religions), avec un gros dossier sur les messianismes (autour de l'oeuvre de Vittorio Lanternari) et un autre sur les figures et substituts de saints (tombes, statues, reliques, sang, arbres, marionnettes). 

 

Ne pas oublier aussi de consulter le site internet, très riche, de cette revue phare en sciences sociales des religions.

08/10/2011

Steve Jobs, la mort d'un messie ?

messianisme,apple,steve jobs,radio suisse romande,jean-christophe emery,isabelle graesslé,andreas dettwiler,henri desroche,xerox,société de consommation,religion et internet,branding,religiosités séculières,etats-unis,the economist,the new yorker"Il y a eu trois pommes, celle d'Adam, celle de Newton et celle de Jobs".

Cette formule, qu'on pourrait proposer comme sujet au Bac de Philo, résume l'exceptionnalité de la marque d'Apple et de son fondateur, Steve Jobs (1955-2011), décédé d'un cancer du pancréas le 5 octobre 2011.

Du point de vue des sciences sociales des religions, il y a fort à parier que l'itinéraire de cet entrepreneur charismatique qu'était Steve Jobs suscitera bien des analyses.

Lire la suite

15/09/2011

Le voeu pieux du candidat Hollande

Saint François.jpgDans le débat politique, cela s'appelle de la démagogie.

En sociologie des religions, on peut aussi parler de "messianisme politique", quand un discours incantatoire, pétri de bons sentiments et de lendemains meilleurs, nie la réalité au nom d'un "demain" enchanteur.

Beaucoup d'observateurs s'accordent à dire que la situation économique désastreuse de l'Europe d'aujourd'hui décourage, en 2011-2012, les messianismes et autres discours démagogiques.

Lire la suite