Lorsque Luther entra dans l’histoire en 1517, l’Alsace était une terre germanique; de là vient l’ancrage du protestantisme dans cette région qui ne fut rattachée à la France qu’en 1648. Dès 1523, Matthias Zell, Martin Bucer et quelques autres dénoncent le commerce des indulgences et inaugurent le culte évangélique en Alsace. Sous la conduite des autorités municipales, Strasbourg est une tête de pont de la réforme. On se presse pour écouter les prêches de Calvin, la cathédrale devient une église luthérienne jusqu’en 1681.
Eprise d’éducation, la nouvelle religion créé ce qu’on appelle aujourd’hui le «gymnase» Jean Sturm. En cinq siècles, l’influence protestante restera forte.
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À l’occasion du vingtième anniversaire du Groupe Sociologie, Religions, Laïcités, que Jean BAUBEROT a fondé et dont le rayonnement est à l’image de celui de son œuvre, une trentaine de spécialistes des protestantismes et des laïcités, historiens, sociologues, philosophes, politistes…, français et étrangers, se sont réunis pour rendre à Jean Baubérot le seul hommage qui ait un sens: prolonger le travail et la discussion autour des thèmes qui lui sont chers et qui continuent à passionner la communauté des chercheurs mais aussi et surtout l’ensemble de la société française, et ailleurs dans le monde.







Il y a quatre ans, Patrick Cabanel nous a prodigué une somme phénoménale sur l'histoire du protestantisme français des origines à nos jours (




Éduquer, éduquer, éduquer sans cesse. Parce qu’il vise à mettre en relation chaque fidèle avec la 'Parole de Dieu', le protestantisme s’est caractérisé, dans l’histoire du christianisme, par son accent sur l’éducation populaire. Ce n’est pas un hasard si c’est l’Ecosse presbytérienne, dans l’Europe moderne, qui est le premier territoire à avoir atteint le taux de 50% d’alphabétisés parmi sa population. Car le Sola Scriptura (l’Ecriture Seule) n’a de sens que si l’on sait lire!
Parmi les idées reçues sur le protestantisme, il a l’idée d’individualisme, au point où l’on a parfois accusé les protestants d’être des ferments d’atomisation de la société.








