Avec beaucoup de légèreté, on a tendance à mesurer aujourd'hui l'impact ou l'attractivité, au nombre de "likes" sur Facebook et Instagram, ou de followers sur Twitter. En oubliant que ces "likes" ou "followers" s'achètent (eh oui)... Et même lorsqu'ils sont sincères, ils n'indiquent souvent pas plus d'effort qu'un petit clic du doigt. Très peu de choses...
De quoi nous rappeler qu'en matière d'évaluation de l'impact social, rien ne remplace l'indicateur fort d'un rassemblement physique. Une socialisation de masse. A l'appel d'une organisation, combien de personnes sont-elles prêtes à se déplacer?
A ce jeu, le tout jeune Conseil National des Evangéliques de France (CNEF) a encore confirmé ce week-end, à Colmar (Alsace), son attractivité grandissante. Il s'est révélé un grand catalyseur chrétien du dimanche 25 septembre 2016 pour l'Alsace protestante. Lors d'une Fête de l'Evangile très rassembleuse, "plus de 5000 personnes", selon les DNA, (!) sont venu écouter, chanter et se réjouir au Parc des Expositions de Colmar, à l'appel des organisateurs, conduits par le pasteur baptiste Etienne Grosrenaud (photo ci-contre). Pour sourcer cet événement évangélique populaire, lire les Dernières Nouvelles d'Alsace, entre autres.

Louise Trocmé est la fille de Paul Trocmé, important industriel protestant de Saint Quentin. En 1914, elle est veuve et s’occupe de ses enfants ainsi que de ceux de son père, veuf lui aussi.
Comme l’expliquent les historiens Daniel Robert et André Encrevé, en pays huguenot d’aussi forte tradition (que le Gard), la foi était d’abord identitaire (au début du XIXe siècle). Descendants de galériens et de camisards, nés auprès des temples, globalement respectueux des usages réformés et de l’assistance aux cultes, ils considéraient avec étonnement le fait que Dieu leur demanderait en plus de lire et de s’approprier la Bible.
L'hebdomadaire REFORME est une institution dans le domaine des médias protestants français.


Dans l'histoire du christianisme européen, le protestantisme, a priori plus récent, s'est moins patrimonialisé que le catholicisme, d'autant que son accent sur la t(T)radition n'est pas le même. Cependant, les 500 ans de la Réforme, fêtés l'an prochain, sont l'occasion pour beaucoup de protestants de valoriser un tourisme patrimonial à dimension mémorielle. Pour découvrir ou approfondir la pensée du réformateur Martin LUTHER, des paroisses protestantes organisent des voyages dès le printemps 2017.
"Depuis 2012, le culte protestant est de retour dans la cité de Jean Calvin. Et le fondateur du protestantisme fait toujours des émules dans sa ville d’origine. Un peu plus de quatre ans après son arrivée à Noyon, le pasteur Daniel Kuehl voit la masse des fidèles grandir. Ils étaient une vingtaine au départ, ils sont désormais « plus de 150 tous les dimanches » à venir assister au culte. Au point que la salle du cinéma Paradisio, où ont lieu les offices, devient trop exiguë!"
A noter dans la livraison de la semaine de 
L’Union des Eglises protestantes d’Alsace et de Lorraine organise pour la cinquième année 
Les 22 et 23 septembre 2016, se tiendra, à Aix-en-Provence, un colloque international portant sur 
Alors que les missions humanitaires ne manquent pas en cet été turbulent, notamment au Soudan du Sud (
Président du Conseil national de l'Eglise protestante unie (EPUdF), la plus grande église protestante de France, le pasteur Laurent Schlumberger partage avec les lecteurs de
Qui connaît les Eglises wallonnes?
L’apport de la jeunesse protestante française n’a pas toujours été pris au sérieux. Pourtant, voici un terrain très révélateur de la capacité d’une religion à se pérenniser, dans un contexte de sécularisation avancée et de recul de la pratique religieuse. C’est particulièrement vrai pour le protestantisme. À l’aube du XXIe siècle, Arnaud Baubérot écrivait un article retentissant, intitulé : «Le protestantisme malade de sa jeunesse».






