Allons, c'est le week-end, un peu de détente.
Au départ, une eau de vie en terroir huguenot.
Quelques décennies plus tard, le Cognac va s'attirer les faveurs du monde... Et impacter le marché afro-américain.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Allons, c'est le week-end, un peu de détente.
Au départ, une eau de vie en terroir huguenot.
Quelques décennies plus tard, le Cognac va s'attirer les faveurs du monde... Et impacter le marché afro-américain.
Je n'ai pas eu l'occasion encore de lire ce livre, mais connaissant la qualité de plume de Loup Besmond de Senneville (journaliste à La Croix), auteur de l'avant propos, et l'expérience accumulée par les deux personnalités interrogées dans le livre (Michel Kubler côté catholique, François Clavairoly côté protestant), on peut s'attendre à trouver là du grain à moudre en matière de réflexion sur le rapprochement entre les chrétiens. Dixit l'avant-propos:
A la lecture de ce livre, le paradoxe est criant: les sujets qui ont provoqué la rupture ne séparent plus, aujourd'hui, catholiques et protestants. C'est le cas, par exemple, de l'importance des Ecritures et d'une partie de la théologie du salut. En revanche, les questions hier secondaires sont devenues prégnantes, et ressemblent à des fossés qui s'élargissent sans cesse. Quitte à devenir des différence indépassables. Mais n'est-ce pas cette contradiction qui plaide précisément pour ne jamais abandonner l'objectif commun de l'unité?"
Le portail de la FPF en propose une présentation ici (lien), et "Lire pour Croire (La Croix) ici (lien).
La fin de la dynastie des Valois est marquée par l'horreur des guerres de religion.
Avec en paroxysme le massacre de la Saint Barthélemy (24 août 1572), gigantesque pogrom anti-protestant.
Le roi sur le trône de France à ce moment-là n'était autre que Charles IX, auquel Richard Guérineau a consacré une BD historique très réussie, à la fois dans le trait, dans l'humour et dans la documentation sollicitée. Intitulée Charly 9, elle adapte le roman éponyme de Jean Teulé.
Une manière stimulante de découvrir une des pages les plus terribles et les plus 'rock n'roll' de l'histoire de France!
Lien.
Beaucoup de livres à découvrir en cette année Luther... Ici l'ouvrage de Claude Martinaud avec en Incipit, des mots de Jean Baubérot, Henri Blocher, Etienne Lhermenault...
Le bureau de l'Association Française de Sciences Sociales des Religions (AFSR) demande de faire circuler ces deux annonces susceptibles d'intéresser certain-es dans le cadre des campagnes de recrutement en cours.
Ces postes sont à pourvoir à la Faculté de Théologie protestante de l'Université de Strasbourg.
Le fiches de poste à pourvoir sont fléchées "Sociologie des protestantismes" (MCF), PDF (lien) et "Histoire des religions" (PR), PDF (lien).
La commémoration des 500 ans de la Réforme, initiée en Allemagne centrale par Martin Luther (1483–1546), invite à mener une réflexion fondamentale, sous forme de bilan autant que de questionnements ouverts, sur les implications multiples et durables qu’eut ce bouleversement historique sans précédent dans toute l’Europe, et même au-delà.
Un grand colloque international, intitulé "La Réforme (1517–2017): quel héritage pour l’Europe?", se tiendra du 30 novembre au 2 décembre 2017 à PARIS. L'appel à communications n'est pas clos, il est toujours possible, jusqu'à la fin du mois, de faire des propositions, qu'on se le dise!
Dans le climat d'infobésité qui pèse sur nous tous, il est facile de passer à côté des publications importantes.
C'est pourquoi je tiens à signaler l'immense intérêt, pour documenter/sourcer les mutations actuelles du christianisme, du livre autobiographique d'Eric Célérier, paru l'an dernier aux éditions Première Partie.
Intitulé Connexions Divines, il fournit un remarquable bouquet d'informations, dans un format agréable, sur les cinq grandes dynamiques actuelles de renouvellement du protestantisme: charismatisation, mise en réseau francophone, 'évangélicalisation' (dixit JP. Willaime), stratégie numérique mondiale et orientation transconfessionnelle.
Il éclaire aussi l'itinéraire de la figure protestante française la plus marquante du dernier quart de siècle.
Jalousée, villipendée, aimée et admirée aussi, la personnalité chaleureuse, entreprenante et pionnière d'Eric Célérier, fondateur du TopChrétien, ne laisse pas indifférent.... Et fait bouger les lignes.
Le SALON DU LIVRE DE PARIS propose chaque année une occasion unique de découvrir la vitalité éditoriale francophone, et de rencontrer auteurs et lecteurs. Un "must"!
A noter cette année que l'éditeur de mon livre GOSPEL et FRANCOPHONIE, sorti fin 2016, Empreinte Temps Présent, tiendra fidèlement un stand où j'aurai le plaisir d'être là pour présenter l'ouvrage.
Venez nombreux!
Et à suivre, pour plus d'infos... Lien.
En ce contexte de campagne présidentielle 2017 en France, à noter ce livre collectif, édité par Croire-Publications dans le cadre des Cahiers de l'école pastorale, La politique, parlons-en! (208p, Hors Série n°18).
Ecrit par des auteurs très majoritairement évangéliques, cet ouvrage instructif éclaire sur les questions que se posent ces derniers, à l'image de l'éthicien Louis Schweitzer, qui relève:
"(...) Le risque est de se décider sur un seul critère qui nous semble essentiel: la sécurité et l'attitude devant les migrants ou la justice sociale, la mondialisation ou l'attitude devant tel problème de société comme les suites du mariage pour tous"....
Il ajoute: "il ne faudrait pas qu'une conviction forte ou qu'un engagement dans un domaine nous rende aveugles au reste de la réalité" (p.179).
Toutes mes félicitations à Aurélien Mokoko Gampiot pour la traduction et la publication en anglais de son livre Kimbanguism.An African Understanding of the Bible, The Pennsylvania State University Press, 2017 (Translated by Cécile Coquet-Mokoko).
A must-read!
Plus d'information ici (site du GSRL)
Le collège des Chaires de la francophonie de lʼUniversité dʼOttawa présente la Grande Conférence de la journée internationale de la francophonie, le 20 mars 2017
JEAN-PAUL WILLAIME Professeur et Directeur de recherche émérite GSRL/EPHE, Paris, France
animera une conférence: Polarisation autour du religieux en francophonie? Les nouveaux défis de la laïcite
Terrorisme, débats houleux, interventions étatiques dans la gestion du religieux, polarisations des positions politiques et religieuses sur lʼimmigration et le vivre ensemble, voilà des phénomènes qui touchent
aujourdʼhui la francophonie toute entière...
A relever hier dans La Croix un très bon article de Marie Malzac sur le rapport entretenu entre Donald Trump et les religions. Le protestantisme n'y est pas évoqué, mais ce n'est sûrement pas un oubli, gageons qu'un autre article s'en charge.
Mon collègue Moktar Ben Barka, très bon spécialiste du champ nord-américain, y apporte une analyse éclairante. IL souligne notamment que «son univers religieux, inexistant, est par conséquent totalement incohérent».
«D’un côté, (Trump) affirme collectionner les bibles. De l’autre, il ne fait pas bien la distinction entre Ancien et Nouveau Testament, cite des passages bibliques de façon erronée, y compris en présence de pasteurs évangéliques spécialistes des Écritures... »

Le Musée du Désert, qui fait mémoire de l'époque sombre où le protestantisme était hors-la-loi en France, parle aussi d'espoir. Et pour les 500 ans de la Réforme, il innove avec audace avec un Son et Lumière intitulé DE LUTHER à LUTHER KING.
Dixit l'hebdo Réforme: 300 figurants prévus, 54 acteurs, 50 choristes, un orchestre live et 6 danseuses: le site du Musée du Désert, à Mialet, s’apprête à renouer avec la tradition du son et lumière grâce à un grand spectacle qui s’y déroulera cet été. À partir d’un scénario et d’une mise en scène de Samuel Amédro (pasteur de l’ÉPUdF), secondé par Jean-Paul Pascal (de l’EPREF), il retracera une histoire protestante de la liberté de conscience. Un appel aux dons est lancé.
Lien.
Nos voisins allemands ont longtemps considéré la France comme un pays fondamentalement catholique. Les choses changent depuis quelques temps, avec en particulier une attention vive portée à la croissance, il est vrai significative, du protestantisme évangélique français.
Un exemple cette semaine avec cet article publié dans le magazine allemand Life.de, qui évoque la "masse critique" désormais atteinte par l'évangélisme français.
Pour nos amis germanophones en particulier, mais aussi pour les autres qui savent utiliser GoogleTrad...
Quelles sont les dynamiques sociales, religieuses et spatiales observables aujourd’hui en terrain protestant parisien? Quelles relations les différentes Églises protestantes entretiennent-elles dans la capitale française?
Le protestantisme à Paris est traversé par une recomposition très active, liée entre autres aux migrations.
L’essor des Églises antillaises, africaines ou asiatiques, souvent d’orientation évangélique, et la diversité croissante (culturelle, mais aussi théologique) au sein de l’Église protestante unie de France bousculent l’ordre établi...
Pour en savoir plus sur le superbe ouvrage dirigé par Yannick Fer et Gwendoline Malogne-Fer, cliquer ici (GSRL).
Je recommande de découvrir et lire les recensions du blog LIRE POUR CROIRE, qui reprend et complète la sélection de livres dans le domaine religieux que La Croix publie tous les jeudis dans son cahier «Livres et idées».
A noter dernièrement que David Roure, que je remercie pour sa lecture attentive, m'y a fait l'honneur d'une belle recension.
Elle est à lire ici (lien).
Et site de l'éditeur du livre Gospel et francophonie: Lien.
En d'autres termes, qu'elle soit anglophone, hispanophone ou francophone, la musique Gospel est construite autour de l'enjeu de l'émancipation et de la libération. Il ne s'agit pas simplement de jouir. D'exprimer une émotion. De parler d'amour et d'eau fraîche. Cap sur la Terre Promise ! Avec, en fond sonore, le bruit des chaînes qui tombent, et l'éclat de rire des affranchis.(...) L'hypothèse générale qui se dessine, au terme du panorama, est la suivante: le Gospel francophone véhicule et révèle aujourd'hui, au coeur de la "société Monde" qui se construit dans son axe transatlantique, une nouvelle Fierté noire. C'est une Black Pride en version francophone et chrétienne. Par rapport à d'autres variantes, comme la Black Pride transnationale panafricaine et afrocentriste de type Cheikh Anta Diop, ou la veine revendicative issue des Black Panthers et de Nation of Islam, cette orientation partage des traits communs: elle valorise les identités noires, elle se joue des frontières, s'inscrit dans un scénario postcolonial. Elle se singularise cependant par quatre accents en partie spécifiques... (p.190-91)
La suite est à lire dans le chapitre 7 de Gospel et francophonie, une alliance sans frontière (ed. Empreinte Temps Présent 2016), p.189 à 211.
Ce chapitre s'intitule "Une nouvelle Fierté noire francophone".
Les Eglises n’entretiennent pas toutes le même rapport au succès, de même face à certains enseignements bibliques. Des exemples? Pensez à «Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme» (3 Jn 1, 12), ou encore: «Je suis venu afin que mes brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance» (Jn. 10, 10).
Dans certaines Eglises évangéliques, ces versets de la Bible sont peu lus, et encore plus rarement prêchés. Dans d’autres, ils sont appris par cœur et commentés très régulièrement. Pourquoi ce décalage? Il tient à une approche différente de la prospérité. Certaines Eglises la prônent, la souhaitent pour leurs membres. Quitte parfois à en faire une exhortation centrale, presque obsessionnelle.
D’autres se méfient de ce qu’elles appellent la «théologie de la prospérité», suspectée de détourner les fidèles du véritable Evangile, porteur d’un «Royaume» qui «n’est pas de ce monde» (Jn 18, 36). Mais que veut dire exactement cette théologie de la prospérité dans l’espace évangélique francophone?
Petit décryptage pour aller au-delà des caricatures (dans Christianisme Aujourd'hui, lien).
"(...) La musique Gospel est une musique de consolation dont une partie des répertoires sait dire le malheur, sans le minimiser, pour mieux inviter à survivre à la désolation et rouvrir l'avenir. Elle s'inscrit de plein pied dans le "temps de la consolation" analysé par le philosophe Michaël Foessel. Elle satisfait un besoin d'expression personnelle, celui de se décharger d'un fardeau trop lourd à porter, tout en permettant aussi de satisfaire à une exigence liturgique collective où ensemble, le pardon peut se dire.
En résumé, cette consolation du Gospel, c'est la résilience (Cyrulnik) plus l'espérance (Évangile). À l'heure où la sinistrose frappe les sociétés françaises et belges, où les Congos traversent des temps troublés, dans une Afrique de l'Ouest en tension, comment s'étonner que cette consolation du Gospel rencontre des oreilles attentives? Et s'ouvre de nouvelles plages d'écoute dans les plus grands médias?" (p.175)
La suite est à lire dans le chapitre 6 de Gospel et francophonie, une alliance sans frontière (ed. Empreinte Temps Présent 2016), p.173 à 188.
Ce chapitre s'intitule "Le Gospel, une musique restaurative".
En cette année 2017 où les protestants célèbrent les 500 ans de la Réforme, Jean Baubérot et Marianne Carbonnier-Burkard se sont partagé la tâche pour raconter l’histoire des protestants français depuis le début du XVIe siècle jusqu’à aujourd’hui : elle avant la Révolution et lui après. Le 31 octobre 1517 Luther publie « 95 thèses sur les indulgences », point de départ de son procès en hérésie, considéré comme la naissance du protestantisme. La propagation en France de la « nouvelle religion » se heurte dès le début à de nombreuses résistances...
Lire la suite de cette présentation d'ouvrage, et l'interview des deux auteurs, sur le site de l'hebdomadaire Réforme (lien)
Remportée hier soir par le Cameroun, la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), organisée au Gabon du 14 janvier au 5 février 2017, a suscité un enthousiasme considérable, mobilisant notamment pasteurs et prophètes.
Retour sur ces ferveurs collectives.
Lien vers le Fil-info Francophonie de Regardsprotestants.com.
On ne le sait pas toujours, mais Ferdinand BUISSON, une des figures tutélaires de la mise en place de l'école laïque pour tous en France, était originaire d'un milieu protestant.
106 écoles portent aujourd'hui son nom, mais le connaît-on?
Pour mieux découvrir cette figure, qui entretient des rapports riches et complexes avec le protestantisme (qu'il a quitté), il faut lire, de Patrick Cabanel (EPHE), le magistral Ferdinand Buisson, père de l'école laïque (Labor et Fides, 547 pages).
Lien.
La Belgique s'est historiquement constituée sur la base de son identité catholique, par opposition à la très protestante Hollande. Ce qui n'empêche pas la patrie d'Eddy Merckx, de Cécile de France et de la rappeuse Shay de connaître aujourd'hui d'importantes recompositions religieuses. L'islam en constitue le principal acteur, mais le protestantisme évangélique, à la marge, n'est pas en reste, avec une progression considérable de ses lieux de culte et de ses fidèles, comme à Bruxelles, où Julien Thomas, de la Libre Belgique dénombre, cette semaine, "plus de 180 Eglises" évangéliques dans la capitale belge (lien).
Pour aller plus loin, rappelons l'excellente étude de Maïté Maskens, parue en 2013 aux éditions de l'Université de Bruxelles, Cheminer avec Dieu : pentecôtisme et migrations à Bruxelles (lien).
Ce blog n'est pas le lieu où trouver des analyses scientifiques approfondies, que l'on trouvera dans les publications académiques. C'est pourquoi je ne reviens que brièvement ici sur une objection classique faite à la comptabilisation, sous une même ombrelle "EVANGELIQUES", des traditions évangéliques piétistes (accent bibliciste sur la "saine doctrine") et des traditions pentecôtistes/charismatiques (accent sur l'efficacité du Saint-Esprit). Il me paraît tout à fait légitime de choisir de dissocier, dans le décompte, les premiers (environ 200 millions) des seconds (environ 430 millions).
Cependant, il me semble que ce qui les rapproche est plus important que ce qui les sépare. De la même manière qu'en islam on compte les Hanbalites, les Hanéfites, les Malékites et les Chaféites parmi la même famille sunnite (alors que ces traditions sont très différentes aussi), je crois que piétistes et pentecôtistes relèvent de la même matrice évangélique. Ce périmètre, c'est celui d'un christianisme fondé sur le principe de l'association de convertis, professant, structuré autour de prédicateurs mariés, tourné vers l'évangélisation, et valorisant l'action surnaturelle de Dieu. Par ailleurs, plusieurs grands réseaux évangéliques, dont l'Alliance Evangélique Mondiale, rassemblent les deux familles (piétiste et pentecôtiste). C'est aussi le cas en France, avec le CNEF.
De même, plus largement, autant les chiites et les sunnites sont extrêmement différents, autant il ne viendrait à l'idée de personne de ne pas les comptabiliser au sein de l'islam. Ce qui vaut aussi pour évangéliques et luthéro-réformés, qui se rattachent les uns et les autres au protestantisme.
Au petit jeu du "devine qui vient prier..." à l'investiture de Donald Trump, qui aura lieu demain, le pasteur Franklin Graham avait la cote. Gagné! Le fils et héritier du "pasteur de l'Amérique" Billy Graham (toujours en vie, bientôt 99 ans) sera effectivement le religieux le plus en vue lors de la cérémonie d'investiture.
C'est lui qui effectuera la prière publique. Cet évangélique de poids, à la tête de la BGEA et de Samaritan's Purse, n'avait pourtant pas pris officiellement parti pour Donald Trump lors de la campagne, mais ce n'est un secret pour personne qu'il préférait Trump à Clinton. Par ailleurs, on lira avec profit dans Réforme ce joli portrait croisé de deux pasteures du Sud des Etats-Unis, l'une pro-Trump, qui assistera à l'investiture (Paula White), l'autre anti-Trump, Jennifer Butler, qui organisera une marche de protestation (lien vers l'article de Noémie Taylor-Rosner).
Il y a quelques années, on pouvait s'interroger (moi le premier) sur le soubassement populaire du CNEF (Conseil National des Evangéliques de France), nouvelle structure faîtière rassemblant courants piétistes (réseau FEF) et pentecôtistes (réseau ADD). Force est de constater qu'au fil des années, le gros travail de terrain effectué, loin des caméras, paraît peu à peu porter ses fruits. Le CNEF a évité l'inflation institutionnelle et s'est rapproché d'un "peuple évangélique" bienveillant envers celles et ceux qui cherchent à mutualiser les énergies positives.
Quelques mois après l'événement populaire de Colmar (lien), on en retrouve l'illustration dans le rassemblement, dans le froid du 8 janvier 2017, de près d'un millier de fidèles à La Roselière, Montbéliard, à l'appel du CNEF. L'Est Républicain, notamment, s'en est fait l'écho (lien). Thierry Le Gall, directeur du service pastoral du CNEF auprès des parlementaires, a prêché en invitant l'Eglise, "sel de la terre", à "sortir de la salière" (vidéo dessous).
Pour sourcer, en forme de clin d'oeil, les attitudes protestantes face aux enjeux politiques de l'élection présidentielle française de 2017, il faut lire l'hebdo Réforme, qui déroule sur son site internet les propositions de 20 personnalités parmi lesquelles François Clavairoly, Valérie Duval-Poujol, Laurent Schlumberger, et bien d'autres.
On notera, avec surprise, que la lutte contre le chômage (fléau social majeur) n'y apparaît pas explicitement. Est-ce parce que tous les protestant(e)s sont au travail?