A l’approche des prochaines échéances électorales, l’administration Bush a de quoi se faire du souci. Au désastre irakien, initié en 2003 par une guerre absurde, s’ajoute un désamour de plus en plus net du côté des électeurs religieux (le principal soutien du président), parmi lesquels les bataillons d’évangéliques blancs (1).
(1) Car n'oublions pas que les évangéliques noirs, eux, sont pro-démocrates (ce qu'on omet régulièrement de rappeler de ce côté-ci de l'Atlantique).


Non je ne parle pas de Jésus, ni de Zineddine Zidane venu l’an dernier assurer la qualif’ de l’équipe de France de football. Je parle de la fameuse histoire d’Arezki Belarbi, un enfant tombé dans le canal de la Marne-au-Rhin à Vendenheim (Alsace) le 20 avril 2006, et sauvé des eaux par un inconnu.
Le dernier rapport de la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (
Depuis 1995, aucun sondage de cette ampleur n’avait été réalisé. Aussi faut-il saluer l’événement que représente la publication, en ce mercredi 12 avril 2006, d’un grand sondage CSA réalisé sur les protestants français à la demande de l’hebdomadaire
Mon premier terrain de spécialisation au CNRS, ce sont les Églises évangéliques. Je dis bien évangéliques, et pas évangélistes, terme impropre!! Je les étudie maintenant depuis une douzaine d’années, et il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de travail à faire. Il s’agit en effet d’un phénomène religieux en pleine expansion : entre 400 et 500 millions de personnes sur les cinq continents (en comptant la mouvance pentecôtiste-charismatique). Cela fait du monde…. Entre sept et huit fois la population totale de la France. Mais de quoi s’agit-il ? Comme on me le demande très souvent, je me suis dit qu'il serait utile d'en parler dans ce blog.
Mesdames, acceptez mes excuses. J’ai longtemps jugé les magazines féminins avec condescendance. Lorsque j’étais étudiant à Nancy, puis à Paris, je me demandais comment ce bavardage assaisonné de publicité et de lieux communs pouvait fidéliser autant de lectrices. J’avais tort.
Il est loin, en France, le temps du "ghetto" évangélique à l'écart, discriminé comme "culte non-reconnu", en retrait.