La décolonisation des esprits prend plus de temps que la décolonisation politique.
Y compris en sciences sociales, où nombre paradigmes ou évidences, vite universalisés, se révèlent en réalité largement eurocentrés, et aveugles à d'autres perspectives.
La sécularisation, le genre, le rapport au corps.. Bien des axes de recherches méritent d'être retravaillés. L'anthropologie nous est d'une très grande aide dans ces ré-élaborations, notamment parce qu'en raison de sa méthodologie inductive, elle est moins vulnérable aux chapelles idéologiques et aux carcans conceptuels gentillement (mais fermement) imposés par une partie du milieu universitaire en place.
Nous avons la chance, en France, de bénéficier d'une très dynamique et très compétente communauté d'anthropologues, y compris sur le fait religieux, qui nous aident à avancer.
Ce blog a déjà mentionné plusieurs de ces apports. Sur l'enjeu du rapport au corps (que j'ai conscience de n'avoir qu'effleuré dans Gospel et francophonie), je voudrais aussi signaler les travaux de fond de Pamela Millet-Mouity (CESOR, EHESS), qui va bientôt soutenir sa thèse de doctorat (lien). Pour les questions d'identité, de rapports de genre, de sexualité, mais aussi de recompositions de l'évangélisme postcolonial, elle apporte des éclairages précieux et novateurs. Une chercheuse à suivre.








Il y a 50 ans jour pour jour, le 4 avril 1968, le pasteur (et prix Nobel de la paix) Martin Luther King tombait sous les balles d'un assassin.

A signaler que le livre Du ghetto au réseau, Le protestantisme évangélique en France, 1800, 2005 (424 pages), paru il y a 12 ans, est toujours signalé comme épuisé sur le site de l'éditeur, L

Frédéric Dejean, géographe de spécialité, avait été l'auteur, en 2010, d' une thèse remarquable sur "


Billy Graham est probablement l'homme qui a appelé à la conversion le plus grand nombre d'êtres humains.






