Ce n'est pas vraiment une surprise, mais c'est un événement:
Le plus influent mensuel protestant nord-américain, le grand magazine évangélique américain Christianity Today, s'est prononcé cette semaine en faveur, sinon de la destitution de Donald Trump, du moins pour sa mise à l'écart du pouvoir.
L'éditorialiste explique que pour les mêmes raisons qui avaient poussé à justifier l'impeachment de Bill Clinton, vingt ans avant, il faut aujourd'hui demander la destitution de Trump (qui a cependant peu de chances de se produire). En cause, le MENSONGE, moralement inacceptable pour un chef d'Etat.
De quoi susciter un tumulte de réactions. Dans la descendance de Billy Graham (évangéliste parmi les fondateurs de Billy Graham), un petit-fils, Boz Tchividjian, a applaudi l'éditorial de Christianity Today, tandis que Franklin Graham (fils aîné de Billy) l'a regretté (lien).
En France, la pasteure baptiste Joëlle Sutter Razanajohary a publié une analyse pleine d'humour et de verve, regrettant la "si longue retenue" de CT face à un Trump notoirement grossier avec les femmes, tandis que le site Evangélique.info s'intéresse de près à ce séisme, qui place Trump en position délicate vis-à-vis des nombreux évangéliques blancs états-uniens qui le soutiennent.

Cet article resitue les origines du mouvement des Écoles du dimanche et du jeudi et montre comment l’instruction religieuse et l’instruction générale s’y sont toujours entrecroisées, aussi chez les protestants français au xixe siècle jusqu’à la loi Ferry et au-delà dans ou hors de l’école. Il rappelle aussi le sens du jeudi (remplacé par le mercredi en 1972) sans cours à l’école pour encourager à réfléchir à l’usage qui pourrait encore en être fait au xxie siècle, dans l’esprit de la loi Ferry et de l’actuel code de l’éducation.

Le Centre Evangélique d'Information et d'Action (CEIA) est un carrefour d'oeuvres et sensibilités protestantes évangéliques, fondé en France en juillet 1948. Il était très progressivement devenu, pour les protestants évangéliques de France et de francophonie, une sorte de "Fête de l'Huma" version chrétienne.




Dans ce monde postcolonial ou les identités se recomposent et les mémoires se confrontent, le Gospel francophone, en plein essor depuis un demi-siècle, fonctionne comme une "musique restaurative".

A Madagascar, le christianisme postcolonial donne naissance, depuis un demi siècle, à de nombreuses églises qui n'appartiennent pas aux réseaux confessionnels familiers des Européens. 

Toutes mes félicitations à Régis Laurent, qui après un très beau travail universitaire en sciences sociales, publie coup sur coup deux ouvrages destinés à faire référence en matière de pentecôtisme tzigane en France.
On apprenait le mois dernier le décès de
Professeur associé à l'Université Notre Dame, familier des études qui croisent religion et économie,
"Les Français ne savent pas qui est Aretha Franklin", souligne Bertrand Dicale dans la préface.
Croiser étude des cultures jeunes et socio-anthropologie du protestantisme évangélique est un défi difficile. 



