Décédé le 21 février 2018 à Montréat (Caroline du Nord), l'évangéliste Billy Graham a d'abord reçu les honneurs de la nation américaine pendant deux jours à la Rotonde du Capitole à Washington.
Seulement 31 personnes avant lui (dont 11 présidents des Etats-Unis), et trois citoyen(ne)s privés (la dernière étant Rosa Parks en 2005) ont reçu de tels honneurs au Capitole. Les présidents Bill Clinton et George W. et Laura Bush s'étaient déplacés auparavant en Caroline du Nord (lundi et mardi) pour se recueillir et délivrer quelques mots d'hommage public (lien).
Ses funérailles ont eu lieu hier, vendredi 2 mars 2018 (lire le compte-rendu par Sarah Pulliam Bailey dans le Washington Post). Sobriété et recueillement ont dominé. Le cercueil, d'un coût de 215 dollars, a été réalisé par des criminels d'une prison d'Etat (lien).
La cérémonie, centrée sur l'espérance conformément au système de croyance des chrétiens, a été conduite sous la tente, dans la tradition des Réveils évangéliques, en présence du président des Etats-Unis, son épouse, et du vice-président ainsi que son épouse. Et un air de cornemuse pour terminer le tout.

Billy Graham est probablement l'homme qui a appelé à la conversion le plus grand nombre d'êtres humains.
Le télévangéliste et pasteur baptiste Billy Graham a tiré sa révérence dans sa 100e année, le mercredi 21 février 2018. Il a parfois été surnommé chapelain de l’Amérique ou pape protestant. Il a été nommé à 61 reprises parmi les 10 personnes les plus aimées des Américains, selon le sondage Gallup annuel (record absolu). Via de grandes croisades d’évangélisation conduites dans le monde entier, il a prêché en personne devant plus de 210 millions d’individus, dans 185 pays. 



Outremer, éternelle oubliée?
Au Brésil, l’essor des Églises évangéliques bouleverse tant la vie sociale que le paysage politique. Une «déferlante» qui pourrait bien toucher d’autres pays du sous-continent latino-américain, voire au-delà.
A lire en anglais cette semaine sur le 






En quelques années, la megachurch australienne Hillsong s'est acquise une audience mondiale, et attire de plus en plus l'attention des chercheurs. Actrice d'une réélaboration de l'évangélisme sur la base d'un pentecôtisme adouci, charismatisé, laissant large part à l'émotion, le bien-être et la musique, Hillsong combine approche théologique et commerciale, leadership pastoral et redéfinition de l'église.
Dieu serait-il arménien? L'Arménie se prévaut en tout cas, sans doute à juste titre, d'être le plus ancien royaume chrétien du monde. L'occasion d'évoquer les Églises évangéliques arméniennes francophones.
Dans l'attente de la thèse de doctorat qui nous renseignera sur les mutations de l'oecuménisme en France depuis 30 ans (il y a beaucoup à dire), signalons ce document à verser au dossier: il s'agit d'un ouvrage co-signé par des représentants catholiques et évangéliques. Intitulé
De Kossi à Méshak en passant par Manou Bolomik, BigTy, Armel le Psalmiste ou Leader Vocal, des groupes et interprètes animent aujourd’hui l’espace protestant francophone d’un
Les Eglises évangéliques arméniennes font partie depuis longtemps du kaléidoscope protestant français.
Sur l'impact des pétrodollars wahhabites de l'Arabie Saoudite et du Qatar, j'assume une position de chercheur et citoyen publiquement engagé: on ne peut pas tenir de discours sérieux sur la lutte contre le terrorisme djihadiste, et fermer les yeux sur les tapis rouges qu'on déroule, en Europe et particulièrement en France, devant des pays féodaux (et quasi esclavagistes) qui alimentent, via réseaux et familles, la radicalisation islamiste.



Après le culte spécial du