..."la croix, phare qui indique à travers tous les brouillards et les écueils, l'anse du recueillement, la baie du Salut..." Voici les derniers mots, sur une feuille maculée de sang, du journal du soldat Roger Delteil, étudiant protestant dans les tranchées, fauché en pleine jeunesse en septembre 1915.
Son journal, imprégné de piété chrétienne en version protestante, illustre bien le titre donné au livre qui en est le fruit: In tenebris lux. Soyons gré aux éditions Ampelos (2014, 308p) d'avoir édité cette source, remarquablement valorisée et contextualisée, avec une forte préface de Gérard Delteil, ancien doyen de la Faculté de théologie protestante de Montpellier.
Cela fait trop longtemps que n'a pas été évoqué dans ce blog le programme du laboratoire
Entre charisme et gigantisme, les grands rassemblements protestants évangéliques attirent l'œil des médias. Ils se conjuguent souvent en langue anglaise, histoire oblige: à la suite de la Réforme, au XVIe siècle, le protestantisme est devenu religion majoritaire en Angleterre et au Nouveau Monde (futurs Etats-Unis et Canada). Il en est resté quelque chose. D'orientation souvent évangélique, le protestantisme anglophone crève l'écran et rime avec christianisme de masse. 








Le poids démographique de la francophonie protestante aujourd'hui représente au moins 40 millions de chrétiens. Nourrie par une langue partagée, des références communes et des réseaux transnationaux, elle s'ancre dans une histoire qui reste à faire.




Le saviez-vous ? L'histoire du mot "francophonie" est intimement liée au protestantisme. Ce terme, aujourd'hui à la mode, est en effet né en 1880... sous la plume d'un auteur protestant français! 







Au titre des sources contemporaines sur les conversions, à noter ce beau dossier de l'hebdomadaire catholique français La Vie n°3605 (2-8 octobre 2014).