Ian Paisley, leader religieux et politique nord-irlandais décédé hier, n'était pas seulement un géant par la taille. Fondateur d'une Eglise presbytérienne libre (fondamentaliste) et leader politique de tout premier plan, il a marqué de sa haute taille l'horizon britannique durant plus d'un demi-siècle.
Cet homme de caractère, intransigeant et viscéralement anticatholique, laisse derrière-lui un héritage contrasté. "For God and Ulster!" Témoin du poids persistant de la religion sur la scène politique en Europe, ce protestant fondamentaliste, d'orientation réformée (calviniste), a commencé par fédérer l'unionisme nord-irlandais dans une haine tenace à l'encontre du catholicisme.









Dans la Bible, le Psaume 39: 5-6 indique: "Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main, Et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n'est qu'un souffle."

Alors que l'élection du Pape François à la tête de l'Eglise catholique suscite des espoirs de renouveau oecuménique, signalons le décès, il y a moins d'un mois, d'un des partenaires protestants du nouveau pape dans les chemins de dialogue spirituel engagés.
"Enfin, la conversion fait écho au vaste chantier contemporain du changement personnel, des identités mobiles, des parcours de vie. Sur cet axe aussi, les glissements sont possibles. Car la conversion ne saurait se réduire à une expérience personnelle. Elle fait aussi l'objet d'une authentification communautaire.
"Le biblicisme soulève quant à lui l'enjeu de l'autorité. En protestantisme, la légitimité religieuse s'articule dans une tension entre le lecteur exégète et la Bible, matrice de sens et de vérité. Mais la valorisation particulière des évangéliques pour la force prescriptive de la Parole de Dieu tend parfois à oblitérer l'un des éléments de la tension, à savoir l'indispensable interprétation du lecteur.
On le constate études après études: l'évangélisme n'est pas une "secte". Cette branche majoritaire du protestantisme mondial attire les foules et fait du bien à beaucoup d'individus. Mais les dérives sectaires existent et quand elles sévissent, ça peut faire mal.

En ces temps d'été propices aux lectures, c'est l'occasion de signaler la fécondité posthume de l'oeuvre de 







