Conduit avec compétence et efficacité par Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène, l’Observatoire de la laïcité a remis, mardi 15 mai 2018, son cinquième rapport annuel au président français Emmanuel Macron.
On peut en consulter la teneur ici (lien).
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Conduit avec compétence et efficacité par Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène, l’Observatoire de la laïcité a remis, mardi 15 mai 2018, son cinquième rapport annuel au président français Emmanuel Macron.
On peut en consulter la teneur ici (lien).
Le mariage du Prince Harry d'Angleterre et de Meghan Markle, le samedi 19 mai 2018, a été visionné par plus de 2 milliards de téléspectateurs. Par son impact, par sa symbolique -dans un dispositif politico-religieux où la monarchie anglaise est aussi "défenseure de la foi" et au sommet de la pyramide anglicane-, par son ouverture aussi -choix d'un évêque épiscopalien (protestant) afro-américain, chorale Gospel...- ce mariage fait date, et se révèle être bien plus qu'un événement privé!
Pour sourcer l'événement du point de vue religieux, il est possible de visionner en replay (BBC) le sermon donné à Windsor par un Bishop Curry inspiré (cliquer ci-dessous).
Le sermon a même été traduit en français par.... le magazine Closer (lien).
Le protestantisme évangélique est plus connu pour sa scissiparité (force de diversification) que pour sa capacité centripète (fusion). En France, les fusions d'unions d'Eglises sont rares dans ce milieu. Au cours des années 2000, on n'en comptait jusque là que deux, avec la fusion de deux entités baptistes en 2002 (les Eglises de l'ABEPEN se fondant dans l'AEEBLF), puis la fusion en 2005 des Églises méthodistes de France et de l'Union de l'Église évangélique méthodiste.
Aussi faut-il signaler le caractère remarquable de la troisième fusion post-2000 qui vient d'avoir lieu: les réseaux France Mission et Vision France, tous deux rattachés au CNEF, viennent de se fondre dans une nouvelle entité, porteuse d'un réseau de 80 assemblées. Avec comme nouveau nom: "Perspectives, des Eglises, une mission".
Il s'en passe, décidément, des choses à Lyon!
Le dynamisme de la recherche universitaire dans cette grande métropole ne se dément pas en matière d'histoire des religions, avec à signaler aussi en ce mois de mai 2018 un très beau colloque de deux jours (24-25 mai) organisé par Yves Krumenacker (université Lyon 3) et Philippe Martin (université Lyon 2) sur le thème:
"Jésuites et protestants, 16e siècle-21e siècle".
L’Etat d’Israël (dont la représentante vient de remporter l'Eurovision) a été proclamé le 14 mai 1948 par Ben Gourion.
Dès le lendemain, il était attaqué par une coalition de pays arabes. Du chemin a été accompli depuis! Malgré bien des obstacles, une société pluraliste, créative et entreprenante s'est bâtie, pour juifs et non juifs. Les tensions sont là, naturellement, l'enjeu du partage de la terre et de la coexistence ne sont pas réglés. Mais que d'avancées! Une enquête, il y a quelques mois, indiquait que 60% des Israéliens arabes interrogés se disent "fiers d'être Israéliens", tandis que 82% d'entre eux ne se voient pas vivre sous l'autorité palestinienne (lien).
La remarquable histoire de cet Etat multiconfessionnel est bien trop méconnue en France, pays où l'on tend à réduire Israël à la question palestinienne. Ce qui ne rend service, ni aux Palestiniens (dont les besoins légitimes sont instrumentalisés par les entrepreneurs de haine), ni aux Israéliens (vilainement caricaturés au prix du recyclage en contrebande de clichés antisémites).
Pour mieux comprendre le sillage historique de cet Etat qui fête ses 70 ans, lire notamment le classique dirigé par Alain Dieckhoff, aux éditions Fayard (lien).
Encore quelques jours pour candidater! L’AHCESR (Association des Historiens Contemporanéistes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) a créé en 2016 un prix couronnant un article d’histoire contemporaine écrit par la/le titulaire d’un doctorat obtenu au cours des trois dernières années.
Ce prix, doté d’un montant de 500 euros, sera remis lors de la prochaine assemblée générale de l’AHCESR.
Cet article doit avoir été publié :
- en français ;
- dans une revue scientifique (avec ou sans comité de lecture, en ligne ou en version papier, en France ou à l’étranger). Les chapitres de livres collectifs ne seront pas évalués ;
- entre le 1er septembre 2015 et le 1er mai 2018 ;
- par la/le titulaire d’un doctorat soutenu au cours de la même période.
Lire la suite ici (lien).
L’Afrique compterait aujourd’hui environ 1,2 milliard d’habitants, dont près de 130.millions seraient des jeunes ruraux âgés de 15 à 24 ans. Leurs conditions de vie, leurs parcours familiaux, scolaires et professionnels sont mal connus. Dans la littérature scientifique ou institutionnelle, les jeunes ruraux africains sont plus souvent présentés au prisme des migrations vers la ville que sous l’angle de leur capacité d’action, d’innovation ou d’installation en milieu rural. Afrique contemporaine propose ainsi d’explorer la situation des jeunes vivant dans les milieux ruraux, leurs modalités d’autonomisation et leurs trajectoires familiales et économiques.
Un excellent numéro de revue à découvrir (lien). Attention! La datation des numéros ne correspond pas à la date réelle de parution, en raison de décalages cumulés. La parution est bien plus récente que 2016, et les données proposées dans le numéro sont "up to date".
Au détour de Gospel et francophonie (lien), on peut lire, page 194, que "les Noirs restent très largement sous-représentés sur les écrans du cinéma français dans les deux premières décennies des années 2000".
Un talentueux collectif de seize actrices vient de signer un livre salutaire (aux éditions du Seuil) pour bousculer les stéréotypes et favoriser une plus grande diversité dans le cinéma français. Un milieu du 7e art qui s'auto-congratule pour son ouverture supposée, mais qui se révèle souvent bien plus conservateur que les milieux universitaires ou médiatiques, par exemple... Ces derniers ont pourtant aussi des progrès à faire en matière de mixité et d'émancipation postcoloniale des consciences et des pratiques.
Total soutien à Aïssa Maïga et ses consoeurs.... et n'oublions pas les hommes noirs, qui sont AUSSI concernés par une mise à l'écart trop fréquente des bons rôles dans le cinéma français.
Ce nouveau Bulletin bibliographique de la revue Archives de Sciences Sociales des Religions (livraison de mars 2018) s’ouvre sur l’évocation de deux pertes pour la revue, Françoise Aubin et André Padoux. Deux savants qui mêlaient heureusement compétence érudite et curiosité du monde oriental; également collaborateurs au long cours du Bulletin bibliographique des ASSR.
Mais bien d'autres stimulations intellectuelles nous sont proposées dans ce dernier numéro, dont des notes critiques et des lectures croisées du dernier livre de Danièle Hervieu-Léger, consacré aux monastères catholiques en France.
Une fois n'est pas coutume, sortons du périmètre "sciences sociales des religions" pour une info et un appel plus large à soutenir l'association Pilotes volontaires. La capacité de repérage depuis un avion qui survole les eaux à basse altitude est cent fois supérieure à une observation depuis le pont d’un navire. Cet appui aérien manque cruellement aujourd’hui en Méditerranée. Durant ce trimestre 2018, quelque 500 personnes ont péri noyées au large des côtes libyennes, selon l’Organisation internationale pour les migrations.
Benoît Micolon et José Benavente ont investi toutes leurs économies pour acheter le Colibri (lien), qui décolle aujourd'hui pour la première fois pour repérer et sauver les canots de réfugiés en Méditerranée.
Ces personnes pragmatiques sont l'honneur de l'Europe, soutenons-les.
Lien.
Philosophe et protestant, Paul Ricoeur (1913-2005) reste plus que jamais une référence intellectuelle en matière d'éthique, dont se réclame en particulier le président français Emmanuel Macron, qui a eu l'occasion de travailler avec lui.
Une journée d'étude lui est consacrée le 2 mai 2018 à Paris, autour des rapports (douloureux) qu'il a entretenus avec Mai 1968.
Il est encore possible de s'inscrire !
Un nettoyage ethnique qui vire au génocide a été entrepris l'année dernière au nom d'un nationalisme bouddhiste intolérant à l'encontre des Rohingyas (minorité musulmane), dans l'Arakan, à l'Ouest de la Birmanie.
Des massacres de civils grande ampleur ont été perpétrés, suscitant la réprobation internationale. Les réactions américaines ont cependant été assez limitées.... mais cela pourrait changer depuis qu'un groupe inter-religieux, conduit par Nicolee Ambrose, est revenu d'une visite dans des camps de réfugiés Royhingas.
La chaîne conservatrice FOX News s'en est dernièrement fait l'écho (lien). Un des membres de la délégation interreligieuse est le leader évangélique et pasteur d'une megachurch texane, Bob Roberts.
Ce dernier a affirmé: "nous sommes à un moment de l'histoire où on se souviendra de la manière dont le monde a réagi à la crise" (lien).
Sous l'angle de la géopolitique des religions, on notera ici qu'on nom du respect de la foi, on dénonce une utilisation génocidaire d'une religion nationaliste intolérante. Respect de la liberté de foi (qu'elle soit chrétienne, musulmane ou autre) contre culte morbide des racines religieuses nationales.
De quoi mobiliser davantage les Etats-Unis (à la traîne de l'ONU pour l'instant) dans la résolution de cette immense crise humanitaire? Lien.
Pour sourcer les atteintes antisémites, islamophobes, racistes et christianophobes, le Ministère de l'Intérieur, en France, a affiné ses outils et propose des statistiques annuelles fort utiles pour évaluer l'évolution du phénomène.
On s'aperçoit notamment, au vu des derniers chiffres rendus publics fin janvier 2018, que les juifs de France sont toujours comparativement bien plus ciblés que les musulmans ou les chrétiens (au prorata de leur population).
En France, un juif a une probabilité bien plus importante de se faire agresser en tant que tel, qu'un musulman ou un chrétien.
Comme toutes les formes d'intolérance qui ciblent des catégories de population en raison de leur origine, de leur religion, de leur situation minoritaire (cela inclut notamment l'islamophobie et l'antiprotestantisme), l'antisémitisme est une plaie sociale.
Cette blessure est d'autant plus douloureuse qu'elle s'alimente, depuis quelques années, d'un nouvel antisémitisme alimenté par certains courants islamistes (qui relayent d'ailleurs volontiers les pires thèses -nazies et autres- des vagues antisémites précédentes). L'observation à froid des crimes de haine en France, ces dernières années, valide l'hypothèse du nouvel antisémitisme, nourri aussi par une pseudo gauche radicale qui fait des juifs et d'Israël le bouc émissaire de sa médiocrité.
L'examen à froid, sans idéologie, des faits (agressions, dégradations, insultes, profanations etc.), nous montre que le niveau de haine antijuive dépasse en France ce que l'on peut observer en matière d'islamophobie ou d'antiprotestantisme, par exemple. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de signer l'appel lancé sur Change.org.
L'appel est clair, fort, salutaire, courageux. Lisez le. Tout en ne me reconnaissant pas complètement dans certaines formulations maladroites du texte proposé, je suis 100% solidaire de l'objectif, et apporte à mes concitoyennes et concitoyens français juifs tout mon soutien.
En dépit d’une grande diversité, la plupart des «zadistes» se retrouvent dans une commune hostilité au mode de production capitaliste et à la société de consommation, alimentée par les traditions socialistes, communistes, anarchistes ou écologistes du XXe siècle.
Quelques-uns remontent également aux sources vives du socialisme utopique du XIXe siècle et à sa prolifique inventivité en matière de sociétés alternatives.
Mais de manière plus étonnante et certainement déconcertante pour ses protagonistes, on peut aussi en partie inscrire ce mouvement dans la très longue durée des phénomènes de «rejet du monde» dont le monachisme, apparu dans l’Antiquité tardive et qui connut son apogée au cours du Moyen Âge, constitue la référence ultime.
Très bonne analyse du médiéviste Florian Mazel (Rennes II), à lire ici (lien).
Sous la direction d'Elie Barnavi, professeur émérite d'histoire moderne à l'Université de Tel Aviv, un colloque organisé au MAHJ (Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme) se penche sur le sionisme, "réflexions sur l'histoire d'une idée en action" (13-15 juin 2018).
Organisées en quatre sessions, ces journées d'étude obéissent à une double logique, chronologique et thématique. Le colloque est encadré d'une leçon inaugurale par Dominique Schnapper.
Lien (cliquer ci-contre pour agrandir).
Une lumineuse mise au point.
Le président français Emmanuel Macron, invité le 9 avril 2018 aux Bernardins par la Conférence des Evêques de France, a livré un discours très brillant sur la laïcité et les relations entre l'Etat et les religions.
Avec élégance, intelligence et profondeur, il a tendu la main aux catholiques (comme il l'a fait dans d'autres cadres aux juifs, musulmans et protestants) à partir d'un schéma de pensée conforme aux pères fondateurs de la loi de 1905, évitant aussi bien l'intolérance laïcarde et la tentation néo-concordataire.
Emmanuel Macron ose affirmer sereinement que les religions, quand elles sont dans leur rôle (respectant la République laïque et le principe de séparation, sans volonté hégémonique) peuvent AUSSI faire du bon boulot, y compris par leur apport spirituel. Beaucoup de Françaises et de Français sont prêts à l'entendre, et Emmanuel Macron tient peut-être là un sésame pour refroidir les tensions identitaires et nourrir le "vivre-ensemble"!
Avec la disparition de l'enseignant, bibliste et écrivain français Alfred Frédéric Kuen (1921-2018), la francophonie protestante européenne a perdu son auteur le plus prolifique. Il a tiré sa révérence le 6 avril 2018, dans sa 97e année.
Auteur d'une soixantaine d'ouvrages, enseignant durant 40 ans à l'Institut Biblique Emmaüs (Suisse), maître d'œuvre de la "transcription dynamique de la Bible" Parole Vivante (1976), contributeur décisif à la traduction de la Bible du Semeur (1992), il a marqué son temps.
Lire la suite ici (Fil-info Francophonie, Regardsprotestants)
Ses mélopées mélangeaient religion, nationalisme, amour, folklore palestinien, avec une palette émotionnelle remarquable et un talent reconnu à l'international.
Elle n'était pas exempte de certains excès et conformismes de la démagogie ambiante. Comme le peuple palestinien qu'elle aimait, elle était prise en tenaille entre des dirigeants palestiniens très corrompus, un Hamas vecteur de culture de haine, une colonisation israélienne irresponsable et des voisins arabes trop peu solidaires (blocus égyptien sur Gaza).
Mais la grande chanteuse arabe israélienne Rim Banna, décédée à Nazareth il y a quelques jours, arrivait à sublimer tout cela avec un art poétique exceptionnel qui transmet l'espoir qu'un jour, le peuple palestinien, si riche en talents, saura se libérer des autocrates haineux qui le gouvernent, regagner la confiance perdue, et ainsi aboutir à la construction d'un Etat digne et viable, paisible voisin d'Israël, où les enfants des uns et des autres joueront ensemble.
Il y a 50 ans jour pour jour, le 4 avril 1968, le pasteur (et prix Nobel de la paix) Martin Luther King tombait sous les balles d'un assassin.
Il a laissé derrière lui un immense héritage sur lequel se penche l'hebdomadaire Réforme dans un numéro très riche, qui revient également sur la réédition par Empreinte de La force d'aimer, un beau classique pour découvrir la pensée du pasteur non-violent, sous la forme de 17 textes marquants.
Les journées transversales organisées chaque année par l’École doctorale de l’EPHE répondent à un objectif d’ouverture interdisciplinaire et de contribution à la culture scientifique générale. Ces journées sont ouvertes à toutes et tous: enseignants chercheurs, étudiants, auditeurs, personnels… Elles procèdent de la conviction que les doctorants et enseignants-chercheurs en sciences humaines et les sciences de la vie et de la terre partagent des problématiques et des perspectives connexes qui s’enrichissent mutuellement.
Cette année, l’Ecole doctorale 472 nous invite, demain (4 avri 2018) à la journée transversale «Ordre et Chaos».
Programme ici (lien).
Venu en France au courant du mois de février 2018, l'historien britannique David W. Bebbington (déjà présenté dans ce blog) a accepté un double entretien pour Regards protestants.
Dans ce premier volet, il nous présente ses recherches, et une appréciation générale sur la francophonie protestante.
L'Institut du Pluralisme Religieux et de l'Athéisme (IPRA) vise à construire un espace centralisé de sources, de littérature et de valorisation de la recherche à destination des chercheurs, enseignants, étudiants et plus largement du grand public, sur le pluralisme religieux en Europe et dans l'espace méditerranéen sur la longue durée (V-XXle siècles).
Un bel espace de recherche à découvrir !
En sciences humaines, une figure importante de la psychologie qui s'en est allée.
Cette chercheuse de talent était aussi protestante, et croyante. Son nom: Anne Ancelin. Mère de la psychogénéalogie, elle déclarait notamment: “Si on ne comprend pas son histoire et dans quoi elle s’inscrit, on n’est pas libre de faire des choix à soi”.
Solaire et mystérieuse à la fois, Stéphane Audran nous a quittés. N'en déplaise au titre sexiste et simpliste de la dépêche AFP reprise ce matin par tous les journaux français, elle ne se réduisait pas à être "l'actrice fétiche de Claude Chabrol" (sic). Elle était l'une des icônes du cinéma français, très appréciée à l'international, et l'inoubliable interprète du "Festin de Babette" (1987) du Danois Gabriel Axel, basé sur une nouvelle de Karen Blixen, lauréat de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1988.
Ce dernier film raconte comment une héritière exilée et accueillie dans une communauté protestante rigoriste du Nord du Danemark (Jutland) décide, en toute discrétion et avec esprit de service, de dépenser toute sa fortune dans un repas fastueux, exceptionnel, offert à tout le village. Stéphane Audran y incarne la Grâce, qui donne sans compter.
Respect et reconnaissance.
Très intéressante enquête conduite par l’Institut catholique de Paris et l’université catholique britannique St Mary’s de Twickenham, sur les jeunes et la religion dans 21 pays européens, plus Israel. "Si le déclin de l’affiliation et de la pratique religieuse est généralisé, l’étude fait apparaître de très fortes disparités entre les pays, et montre toutefois des jeunes chrétiens moins nombreux mais plus impliqués".
Parmi les enseignements: les pays protestants sont plus vulnérables à la déchristianisation que les pays catholiques, et 64% des jeunes, en France, se déclarent non croyants.
Le numéro 24 de la revue EMULATIONS, revue de sciences sociales, est un chef d'oeuvre.
Autour d'un sujet neuf (Les acteurs religieux africains à l'ère du numérique), les coordinateurs, Pamela Millet-Mouity (CESOR) et Frédérick Madore (CIRAM), auteurs d'un brillant éditorial (lien), ont réussi à nous offrir le résultat, exceptionnel, d'un travail d'équipe (11 auteurs).
Ce numéro est appelé à faire référence!
Peu de références bibliographiques sont oubliées, et de très riches synthèses et études de terrain sur le Congo, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, couronnées par un interview éclairant de Rosalind I. J. Hackett, nous permettent de disposer d'un outil sans pareil pour mieux intégrer dans nos réflexions le facteur internet dans l'étude des mutations religieuses en Afrique.
Quand on connaît le poids du paramètre psychologique dans les comportements sociaux et religieux, comment faire l'économie d'une connaissance minimale de la psychologie humaine?
Le Grand Dossier n°50 du magazine Sciences Humaines (mars-mai 2018) est là pour nous aider à nous y retrouver, avec en un même numéro, les meilleurs spécialistes du sujet, sous l'angle (bienvenu) du débat.