Cet article resitue les origines du mouvement des Écoles du dimanche et du jeudi et montre comment l’instruction religieuse et l’instruction générale s’y sont toujours entrecroisées, aussi chez les protestants français au xixe siècle jusqu’à la loi Ferry et au-delà dans ou hors de l’école. Il rappelle aussi le sens du jeudi (remplacé par le mercredi en 1972) sans cours à l’école pour encourager à réfléchir à l’usage qui pourrait encore en être fait au xxie siècle, dans l’esprit de la loi Ferry et de l’actuel code de l’éducation.
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La prédication demeure un moment essentiel du culte protestant dans un but premier d’édification du croyant. Dans la France des XVIIIe et XIXe siècles, les pasteurs parlent à leurs fidèles que ce soit dans la clandestinité du Désert, durant la période mouvementée que représente la Révolution française, ou avec une liberté religieuse institutionnalisée par l’Empire napoléonien et maintenue par les Bourbons. Cependant, les orateurs protestants, du haut d’une chaire improvisée dans des lieux isolés ou, bien en vue dans un temple, s’éloignent parfois de sujets purement théologiques et, à la faveur de certains événements majeurs ou dans des circonstances nationales fortes, leurs sermons prennent une tonalité politique évidente.
Le Centre Evangélique d'Information et d'Action (CEIA) est un carrefour d'oeuvres et sensibilités protestantes évangéliques, fondé en France en juillet 1948. Il était très progressivement devenu, pour les protestants évangéliques de France et de francophonie, une sorte de "Fête de l'Huma" version chrétienne.



Dans ce monde postcolonial ou les identités se recomposent et les mémoires se confrontent, le Gospel francophone, en plein essor depuis un demi-siècle, fonctionne comme une "musique restaurative".









Professeur associé à l'Université Notre Dame, familier des études qui croisent religion et économie,
"Les Français ne savent pas qui est Aretha Franklin", souligne Bertrand Dicale dans la préface.


