Les Eglises de Réveil congolaises sont aujourd'hui mieux connues des spécialistes, notamment grâce au remarquable travail de recherche de Sarah Demart (cf. son ouvrage sur les territoires de la délivrance, issu de sa thèse de doctorat). Mais elles restent encore largement ignorées, ou stigmatisées, dans le grand public, alors qu'elles participent très activement aux recompositions de la francophonie protestante, y compris en Europe.
En vue de mieux faire connaître ces églises, saluons le dossier publié par la revue Congo Libertés ("magazine de liaison de la maison de la laïcité de Kinshasa", sept 2019-févr 2020) Il comporte pas moins sept études sur les Eglises de Réveil congolaises, dont une qui tente (timidement) de commencer à penser ces églises comme éléments possibles du patrimoine religieux belge, ce qu'elles sont assurément, et depuis plus d'un quart de siècle.



Bonne nouvelle, un cahier spécial retraçant cette aventure est disponible gratuitement en téléchargement sur le site de l'éditeur DROZ, à l'adresse suivante :


Le saviez-vous?
Evangélisation? Prosélytisme? Sociologiquement, l'évangélisation, c'est le prosélytisme en cadre chrétien, tout comme l'islamisation est le prosélytisme en cadre musulman. Le terme de "prosélytisme", en soi, n'est donc pas péjoratif.




Connaissez-vous EVADOC ? Basé à Louvain (Belgique), Evadoc est un centre d’archives et de documentation centré sur l'archive des protestants évangéliques. Il reçoit de nouveaux fonds régulièrement, dont ceux de l'organisation missionnaire Opération Mobilisation (OM) International, en octobre dernier. Géré par Aaldert Prins, EVADOC "veut déployer une approche intégrée et intégrale du patrimoine et apporter une contribution significative à la construction de la biographie protestante-évangélique en Flandre".. et au-delà.
Je ne saurais terminer cette année sans un coup de chapeau à la Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuses (RHPR). Fondée en 1921, la 

Cet article resitue les origines du mouvement des Écoles du dimanche et du jeudi et montre comment l’instruction religieuse et l’instruction générale s’y sont toujours entrecroisées, aussi chez les protestants français au xixe siècle jusqu’à la loi Ferry et au-delà dans ou hors de l’école. Il rappelle aussi le sens du jeudi (remplacé par le mercredi en 1972) sans cours à l’école pour encourager à réfléchir à l’usage qui pourrait encore en être fait au xxie siècle, dans l’esprit de la loi Ferry et de l’actuel code de l’éducation.




La prédication demeure un moment essentiel du culte protestant dans un but premier d’édification du croyant. Dans la France des XVIIIe et XIXe siècles, les pasteurs parlent à leurs fidèles que ce soit dans la clandestinité du Désert, durant la période mouvementée que représente la Révolution française, ou avec une liberté religieuse institutionnalisée par l’Empire napoléonien et maintenue par les Bourbons. Cependant, les orateurs protestants, du haut d’une chaire improvisée dans des lieux isolés ou, bien en vue dans un temple, s’éloignent parfois de sujets purement théologiques et, à la faveur de certains événements majeurs ou dans des circonstances nationales fortes, leurs sermons prennent une tonalité politique évidente.
Le Centre Evangélique d'Information et d'Action (CEIA) est un carrefour d'oeuvres et sensibilités protestantes évangéliques, fondé en France en juillet 1948. Il était très progressivement devenu, pour les protestants évangéliques de France et de francophonie, une sorte de "Fête de l'Huma" version chrétienne.