Réputés pays chrétien, les Etats-Unis sont-ils prémunis contre la christianophobie? Non, répond cet ouvrage très débattu, en ce moment, outre-Atlantique. Le livre s'intitule "So Many Christians, So Few Lions: Is There Christianophobia in the United States?".
Sorti à la fin 2014, il est signé par George Yancey et David Williamson, sociologues à la University of North Texas. Basée à la fois sur une enquête quantitative et des entretiens qualitatifs, cette recherche pointe une "subculture" christianophobe, peu importante numériquement, mais virulente et concentrée parmi les élites blanches (d'où une capacité de nuisance importante, selon les auteurs).
La notion combine "haine, peur, antipathie" exprimées vis-à-vis du christianisme, particulièrement dans sa version conservatrice; elle est est comparée avec le racisme ou l'islamophobie (p.111 et suivantes).

Depuis la fameuse France protestante des frères Haag en 10 volumes, publiée au milieu du XIXe siècle, aucun ouvrage s'était attaché de manière encyclopédique aux personnalités marquantes du protestantisme français.

A l'entrée des années 2000, alors que le nouveau succès public du "Gospel français" ou francophone ne se dément pas, de nombreux groupes continuent à voir le jour et les publics s'élargissent, conduisant à investir les plus grandes salles de spectacle disponibles. Ces ensembles ne sont pas l'apanage de chantres d'origine africaine ou caribéenne : de plus en plus de métropolitains s'approprient activement cette musique en s'insérant dans des chorales Gospel, voire en en créant de toute pièce. 
Après la décennie des années 1990 durant laquelle les spectacles et concerts Gospel se multiplient, particulièrement en Île-de-France, l'année 1999 marque un nouveau tournant. C'est en effet cette année-là que voit le jour une maison de production et de distribution intitulée Ccinia. Sa spécialité ? Le Gospel français. 








Le terme de Gospel, qui signifie évangile en anglais, renvoie à la culture anglo-saxonne. 
Au début de ce mois s'est produit un incendie criminel, qui a ravagé les locaux de l'Eglise évangélique "Nouvelle Alliance", membre de la 
Cela fait belle lurette que les évangéliques ont quitté le strapontin qu'on leur réservait dans le protestantisme français. Leur centralité s'affirme désormais non plus seulement en termes statistiques (ils rassemblent la majorité des pratiquants et des lieux de culte protestant), mais aussi en termes institutionnels. Après la FPF, conduite par l'évangélique Claude Baty entre 2007 et 2013, voici venu le tour des 
Entre charisme et gigantisme, les grands rassemblements protestants évangéliques attirent l'œil des médias. Ils se conjuguent souvent en langue anglaise, histoire oblige: à la suite de la Réforme, au XVIe siècle, le protestantisme est devenu religion majoritaire en Angleterre et au Nouveau Monde (futurs Etats-Unis et Canada). Il en est resté quelque chose. D'orientation souvent évangélique, le protestantisme anglophone crève l'écran et rime avec christianisme de masse. 

