"La mise en avant de l'engagement, dans des associations de convertis où la virtuosité religieuse et prosélyte est attendue, renvoie par ailleurs au défi du rapport à la société. Les évangéliques aiment témoigner. Au point qu'on les appelle parfois "évangélistes"!
Se souvenant, plus que d'autres, qu'Evangile veut dire Bonne Nouvelle, ils s'investissent dans le prosélytisme intramondain. Poussés à "semer", ils bâtissent souvent des ponts, mais la tentation de la muraille fortifiée les traverse parfois: au nom d'une rhétorique binaire qui oppose le "nous" des élus et le "eux" des perdus, certains évangéliques alimentent une mentalité d'assiégé" (...)
Pour lire la suite, voir le n°22 du Monde des Religions (2014), p.28-31.
"Le biblicisme soulève quant à lui l'enjeu de l'autorité. En protestantisme, la légitimité religieuse s'articule dans une tension entre le lecteur exégète et la Bible, matrice de sens et de vérité. Mais la valorisation particulière des évangéliques pour la force prescriptive de la Parole de Dieu tend parfois à oblitérer l'un des éléments de la tension, à savoir l'indispensable interprétation du lecteur.
On le constate études après études: l'évangélisme n'est pas une "secte". Cette branche majoritaire du protestantisme mondial attire les foules et fait du bien à beaucoup d'individus. Mais les dérives sectaires existent et quand elles sévissent, ça peut faire mal.


Le fait que les Etats-Unis se soient construits sur l'immigration n'empêche pas ce grand pays d'être secoué, depuis longtemps, par de violents débats sur le sujet.









En Europe, les passions sont retombées après le dramatique
Dans sa synthèse 


Le nouveau régime de visibilité dans lequel s'inscrit progressivement l'évangélisme francilien (qui constitue une nette majorité des 400.000 protestants d'île de France) est largement nourri par l'apport de l'immigration.

Huit jours après le résultat du second tour des