Dans un pays sécularisé comme la France, la viabilité des institutions de formation du personnel religieux est précaire, particulièrement pour des groupes minoritaires. Côté évangélique, on en a l'illustration avec l'exemple de la fermeture de l'Institut Biblique Européen, fondé en 1952 à Chatou et fermé en 2001 (suite à une énorme erreur de gestion).
Aussi faut-il signaler la pérennisation de la Faculté Jean Calvin (Aix-en-Provence), à l'interface des cultures réformée et évangélique. Elle a fêté il y a quelques semaines ses 40 ans, en présence du président du CNEF, Etienne Lhermenault, qui plaida pour "une formation théologique solide" au service de la prédication.
Appuyée sur un réseau international (Suisse, Hollande en particulier), la Faculté Jean Calvin entend répondre, non sans difficulté, à ce besoin de formation, avec ce défi qui se pose aussi pour les autres acteurs du champ: dans un paysage protestant et évangélique pluriel et concurrentiel, comment ajuster l'offre de formation à la demande?
Le terme de Gospel, qui signifie évangile en anglais, renvoie à la culture anglo-saxonne. 
Au début de ce mois s'est produit un incendie criminel, qui a ravagé les locaux de l'Eglise évangélique "Nouvelle Alliance", membre de la 
Cela fait belle lurette que les évangéliques ont quitté le strapontin qu'on leur réservait dans le protestantisme français. Leur centralité s'affirme désormais non plus seulement en termes statistiques (ils rassemblent la majorité des pratiquants et des lieux de culte protestant), mais aussi en termes institutionnels. Après la FPF, conduite par l'évangélique Claude Baty entre 2007 et 2013, voici venu le tour des 
Entre charisme et gigantisme, les grands rassemblements protestants évangéliques attirent l'œil des médias. Ils se conjuguent souvent en langue anglaise, histoire oblige: à la suite de la Réforme, au XVIe siècle, le protestantisme est devenu religion majoritaire en Angleterre et au Nouveau Monde (futurs Etats-Unis et Canada). Il en est resté quelque chose. D'orientation souvent évangélique, le protestantisme anglophone crève l'écran et rime avec christianisme de masse. 












"Enfin, la conversion fait écho au vaste chantier contemporain du changement personnel, des identités mobiles, des parcours de vie. Sur cet axe aussi, les glissements sont possibles. Car la conversion ne saurait se réduire à une expérience personnelle. Elle fait aussi l'objet d'une authentification communautaire.
"Le biblicisme soulève quant à lui l'enjeu de l'autorité. En protestantisme, la légitimité religieuse s'articule dans une tension entre le lecteur exégète et la Bible, matrice de sens et de vérité. Mais la valorisation particulière des évangéliques pour la force prescriptive de la Parole de Dieu tend parfois à oblitérer l'un des éléments de la tension, à savoir l'indispensable interprétation du lecteur.
On le constate études après études: l'évangélisme n'est pas une "secte". Cette branche majoritaire du protestantisme mondial attire les foules et fait du bien à beaucoup d'individus. Mais les dérives sectaires existent et quand elles sévissent, ça peut faire mal.


Le fait que les Etats-Unis se soient construits sur l'immigration n'empêche pas ce grand pays d'être secoué, depuis longtemps, par de violents débats sur le sujet.