Un regard perspicace et souriant sur la francophonie, le témoignage chrétien, le rôle des femmes.
Entretien avec Fernande Traore à Ouagadougou (BURKINA FASO).
Lire la suite sur Regardsprotestants.com.
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Un regard perspicace et souriant sur la francophonie, le témoignage chrétien, le rôle des femmes.
Entretien avec Fernande Traore à Ouagadougou (BURKINA FASO).
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On a déjà signalé dans ce blog l'ouvrage de référence de Thomas Kidd consacré à l'histoire des relations entre évangéliques américains et islam, de la Révolution jusqu'à nos jours (lien).
Il y souligne notamment que l'islam apparaît comme un repoussoir pour la majorité des évangéliques états-uniens, et une mauvaise religion, perçue comme ne partageant pas le même Dieu.
Confirmation de cette thèse centrale avec la suspension, depuis ce week-end, de Larycia Hawkins, professeure au Wheaton College qui désirait porter le hijab jusqu'à Noël en solidarité avec les musulmans américains (lien).
La raison porte sur ses propos, plus que sur le port du hijab: sa déclaration sur le "même Dieu" partagé par musulmans et chrétiens a choqué beaucoup d'évangéliques. Ce propos contrevenait directement à la doctrine défendue par le Wheaton College, qui stipule que LE Dieu qui sauve est celui du christianisme, au travers de Jésus-Christ, Fils de Dieu et Dieu incarné, mort et ressuscité. Là voilà donc suspendue du jour au lendemain, et en "administrative leave" (siège éjectable).
Singulier cadeau de Noël pour Mme Hawkins, qui va devoir chercher un nouvel emploi (lien).
Le Wheaton College (Illinois), où j'ai eu l'occasion de faire des recherches en 2000, 2001, 2006 lorsque je travaillais en priorité sur la socio-histoire du protestantisme évangélique états-unien, est considéré comme le "Harvard évangélique". De ce creuset sont sortis de très nombreux pasteurs, théologiens, missionnaires, évangélistes, tel Billy Graham.
Aussi est-il particulièrement significatif de voir que l'une de ses professeures, Larycia Hawkins, ci-contre, a décidé de porter le hijab jusqu'à Noël en solidarité avec les musulmans américains, actuellement sous forte pression, et humiliés par les déclarations ignobles du démagogue extrémiste Donald Trump.
Lien.
"En France, on parle du réchauffement climatique. Ici, on le vit tous les jours".
Tenus par le directeur des affaires financières de l'ODE (ci-contre), la grande ONG d'action sociale des protestants évangéliques au Burkina Faso, ces propos illustrent l'actualité brûlante de l'enjeu du réchauffement climatique en zone sahélienne et en Afrique centrale: menace sur les semences, sur l'irrigation, luttes accrues entre éleveurs et agriculteurs...
Pour en savoir plus, lire le texte complet de l'entretien sur Regardsprotestants.com (lien).
En sciences sociales des religions, comparer est à la fois une nécessité et un défi.
-Une nécessité méthodologique, car les phénomènes étudiés ne fonctionnent jamais en vase clos. L'évaluation passe par une mise en contexte.
-Un défi aussi, car les comparaisons impliquent de faire rentrer les acteurs dans un cadre d'analyse commun qui nécessite, entre autres, une égale connaissance des milieux étudiés, sous peine de contresens.
Sur le terrain évangélique/pentecôtiste burkinabé, on dispose pour l'instant de très peu de travaux comparatistes intégrant l'islam. Pour une problématisation générale, on retiendra l'important et précieux dossier de Politique Africaine (Karthala, 2011) dirigé par Cédric Mayrargue et Maud Lasseur, intitulé Pluralisation religieuse, entre éclatement et concurrence (lien).
Pour une tentative pionnière de comparaison (entre deux mouvements inscrits dans des histoires différentes, dans des espaces distants de milliers de kilomètres, et sans interaction entre eux), voir par ailleurs le stimulant article comparatiste publié en 2008 (Sénégal-Burkina) par Fabienne Samson, qui traite notamment du Centre International d'Evangélisation de Mamadou Karambiri (lien).
En amont du phénomène Karambiri, il faut rappeler l'essor des Assemblées de Dieu (ADD) en Afrique de l’Ouest à partir de la deuxième décennie du XXe siècle, avec un développement progressif en pays mossi dès 1921, suivant des dynamiques quasi contemporaines de la naissance même du mouvement.
Sur la matrice des ADD du Burkina Faso (particulièrement en milieu mossi), d'où sont issus les mouvements plus récents (néo-pentecôtistes, ou charismatiques troisième vague), il faut signaler, entre autres, les travaux majeurs, de Pierre-Joseph Laurent, notamment son (admirable) ouvrage de référence en 2003 (lien), et son article sur la guérison en milieu ADD publiée en 2007 sur Ethnographiques.org (lien).
Le livre de Pierre-Joseph Laurent a notamment été recensé après sa sortie dans les ASSR par mon collègue Cédric Mayrargue (lien).
Connaissez-vous Mamadou KARAMBIRI ? Ce pasteur évangélique burkinabé, ex-musulman revêtu du titre d'apôtre au sein du milieu pentecôtiste-charismatique francophone, est aujourd'hui à la tête de la plus grande église du Burkina Faso.
Lorsqu'il voyage en Afrique de l'Ouest, il est accueilli comme une haute personnalité religieuse internationale, à l'image de son voyage au Bénin, en août dernier, où le président béinois Boni Yayi l'a reçu en audience (lien).
C'est sur son Eglise (le Centre International d'Evangélisation) et ses logiques d'impact que se focalise mon séjour de recherche actuel au Burkina Faso.
Pour en savoir plus sur ce projet de recherche, mon argumentaire de mission est présenté ici (PDF).
Arrivé hier au Burkina Faso après un faux départ avant-hier (vol reporté à cause des élections), pour un séjour de recherche de deux petites semaines, me voici aux premières loges pour observer ce "pays des hommes intègres" dans le contexte des élections présidentielles qui viennent de se dérouler.
Ma focale principale reste, conformément à ma spécialisation, les enjeux religieux, et particulièrement le rôle joué par les protestants évangéliques, minoritaires mais en croissance dans un pays majoritairement musulman.
Sur ces objets, le beau livre de Barbara Cooper (en anglais) est un des ouvrages de référence.
Lien.
Si le christianisme, particulièrement dans ses formes pentecôtiste et charismatique, est si fortement implanté en Afrique (continent actuellement visité par le pape de l'Eglise catholique), c'est qu'il ne propose pas seulement un Salut extra-mondain (Paradis), mais des voies de salut intramondain (amélioration concrète de la vie ici et maintenant).
Et plus le pays est plombé par un Etat défaillant, plus ça marche, en dépit des dérives possibles. Un exemple saillant de cet impact social et humanitaire nous en a été donné ce mois-ci dans l'hebdo Réforme (3631), avec un superbe reportage à Pemba (Mozambique), où oeuvre Heidi Baker, prédicatrice (néo)charismatique qui a fondé la grande ONG IrisGlobal, qui emploie 370 Mozambicains et s'est étendue sur 9 pays africains.
Une Heidi Baker présente en France il y a quelques mois, à l'invitation de Carlos Payan et de l'église Paris Centre Chrétien à La Courneuve.
Retenez ce nom: il s'appelle Emir Mahieddin, et vient de soutenir très brillamment, la semaine passée, une thèse de doctorat. Cette thèse particulièrement remarquable a été réalisée sous la direction de Christian Bromberger (Professeur émérite à l’Université d’Aix- Marseille, IDEMEC) et de Christophe Pons (Chargé de recherche, CNRS-IDEMEC). Son titre:
«Faire le travail de Dieu. Une anthropologie morale du pentecôtisme en Suède contemporaine».
Alliant puissance théorique, richesse empirique et honnêteté intellectuelle de haute volée, Emir Mahieddin est promis à un très beau parcours scientifique.
Un grand Bravo Emir, et bienvenue dans la communauté des chercheurs confirmés!
Parmi les innombrables réactions qui ont suivi les attentats parisiens du 13 novembre 2015, retenons, côté protestant, celle d'Antoine Nouis pour le journal Réforme, répercutée sur le portail Regardsprotestants.com, entre compassion, mal et espérance (lien), celle du portail Infochrétienne.com (intégré dans le Topchrétien), qui clame "Musulmans de France, les chrétiens vous aiment !" (lien).
Notons aussi celles des deux principales institutions faîtières du protestantisme français, à savoir la Fédération Protestante de France (lien), et le Conseil National des Evangéliques de France (lien).
De très nombreux protestants, mais aussi catholiques, musulmans, orthodoxes, juifs, bouddhistes, panthéistes et autres, se sont par ailleurs retrouvés dans le slogan, viral sur Twitter, "Pray for Paris" (ci-dessus).
Une conférence publique tenue à l'AFD (Agence Française de Développement) a réuni, le 30 septembre 2015, plusieurs auteurs (et les deux coordinateurs) du numéro "Les nouveaux christianismes" de la revue Afrique Contemporaine, paru cet été. Vidéo ci-dessous de la première partie (sans les débats avec la salle).
C'est un excellent livre interdisciplinaire, dirigé par le sociologue Jean-Claude Girondin, sur lequel j'espère pouvoir revenir plus en détail. Eclairant de manière croisée les enjeux liés à la mémoire de l'esclavage, au christianisme et au "vivre-ensemble", ce volume collectif ouvre des pistes passionnantes. Un "must" à acquérir dans sa bibliothèque pour lire au coin du feu pendant les fêtes!
Le voici ainsi présenté sur le site de l'éditeur (Empreinte):
Ce livre qui s’adresse à un large public, cherche à mieux faire connaître la traite et l’esclavage des Noirs ainsi que la condition de vie de ces derniers en métropole et aux Antilles françaises. Malgré la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité par le Parlement français en mai 2001, il n’en demeure pas moins que l’esclavage reste à bien des égards un sujet tabou pour de nombreux Africains, Antillais et Métropolitains.
Cet ouvrage porte sur l’histoire douloureuse de l’esclavage et de ses abolitions, sur l’actualité des Droits de l’Homme et sur l’avenir des sociétés post-esclavagistes, le tout dans la perspective de l’impérieuse nécessité du vivre ensemble au-delà de nos différences. (Lien).
En affinité avec les figures en mouvement du pèlerin et du converti (cf. le livre éponyme de Danièle Hervieu-Léger), les protestants évangéliques sont a priori peu sensibles au discours des racines et au culte nationaliste aux relents xénophobes.
Le Conseil National des Evangéliques de France (CNEF), principal réseau français en matière de pratiquants protestants réguliers, en donne une illustration au travers d'une prise de position ferme pour l'accueil des migrants en détresse.
Son groupe de réflexion sociale a publié une note détaillée et concrète (lien) sur l'accueil et l'accompagnement des réfugiés, signalée notamment par le quotidien La Croix (lien).
En ouvrant sa première édition par l’interprétation d’un groupe non hexagonal, venu du Québec (Canada), le premier opus des Angels Music Awards a lancé un signal fort: point de repli hexagonal, cap sur l’ouverture francophone. Mais pourquoi, et au service de quelle vision?
Le concept des Angels Music Awards vient d’une idée d’Antoine Clamagirand, laïc catholique mélomane, ancien manager du groupe de pop-louange Glorious et très investi dans la « nouvelle évangélisation » lancée par le pape Jean-Paul II.
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C'est un article particulièrement fouillé que nous propose Foi et Vie sur son site internet: appuyé sur une synthèse de la Ecumenical Review (la revue du Conseil Oecuménique des Eglises), Jean de Saint Blanquat survole les mutations récentes d'un protestantisme chinois pieux et prosélyte, qui représenterait aujourd'hui (avec un peu d'exagération) près d'un Chinois sur dix:
"Une révolution pour la Chine et une révolution pour le protestantisme", commente l'auteur.
En Afrique de l'Ouest, les nouvelles Églises de Réveil sont essentiellement préoccupées d'efficacité miraculeuse de la foi. On croyait cette obsession mobilisée dans deux domaines : le corps et le porte-monnaie. Promesse de guérison et prospérité !
Ce sera un des livres événements de la fin de ce mois d'octobre: à prévoir la sortie prochaine d'un très bel ouvrage interdisciplinaire, sous la direction du sociologue Jean-Claude Girondin, intitulé Nouveaux regards sur l'esclavage (Empreinte, 2015).
Une présentation en PDF est téléchargeable ici (PDF).
A suivre...
En tant que religion de conversion, axée sur les ailes (espérance) plus que sur les racines (héritage), le protestantisme évangélique s'accommode bien du mouvement et des spiritualités nomades.
Les gens du voyage, massivement marqués par le pentecôtisme, en France, en sont un exemple.
Migrants et réfugiés constituent un autre terrain d'observation de ces affinités, traduites dernièrement par plusieurs prises de position sans équivoque d'organisations évangéliques européennes en faveur d'un meilleur accueil des réfugiés.
Félicitations à Yannick Fer et Gwendoline Malogne-Fer!
Sous leur direction, un superbe ouvrage collectif, aux éditions Labor et Fides, vient de voir le jour. Intitulé Femmes et pentecôtismes, il souligne notamment ceci (4e de couverture):
Le mouvement pentecôtiste est marqué par un paradoxe fort intrigant: d’un côté, on reconnaît aux femmes une capacité particulière et remarquable à entrer en relation avec Dieu ; de l’autre, on leur refuse le plus souvent l’accès aux postes de pouvoir au sein des Eglises. Les auteurs analysent ainsi la place des femmes dans ces différentes Eglises et la manière dont le pentecôtisme façonne les rapports de genre. A partir d’enquêtes minutieuses portant sur un ensemble inédit d’Eglises et de mouvements pentecôtistes, les auteurs éclairent les relations entre expériences charismatiques, conservatisme moral et conditions des femmes au sein d’un des courants majeurs du christianisme mondial.
C'est un reportage qui n'échappe pas à certaines caricatures, au risque de nourrir une condescendance néo-coloniale à bon marché vis-à-vis de chrétiens africains jugés trop crédules.
Mais l'étude de terrain est remarquablement bien faite, et plusieurs dérives montrées, bien réelles, invitent à réflexion.
Séance de "délivrance", guérisons miracle, transes collectives: une équipe de Sept à Huit (TF1) a pu filmer le travail singulier des prédicateurs de Kinshasa (RDC). Ils sont des milliers à oeuvrer en République démocratique du Congo, d'où je suis moi-même revenu de mission de recherche cette semaine (lien).
Un "marché religieux" des Églises de Réveil aussi foisonnant que "décoiffant", méritant regard attentif et analyse.
Ce fut ce matin une rencontre particulièrement fructueuse, bien que trop brève, à l'Université de Kinshasa (UNIKIN), où j'ai eu l'honneur d'échanger avec les collègues de l'Observatoire interdisciplinaire du religieux en RDC (ci-contre), qui m'ont chaleureusement accueilli parmi eux.
Le professeur Gaston Mwene Batende, éminent président de l'Observatoire, avait parfaitement organisé son affaire et ce fut un très beau moment d'échange.
Au menu, un survol des problématiques sociales liées à la scissiparité charismatique et pentecôtiste en terrain kinois. Il y a tant à faire, d'autant que comme le disait tout à l'heure un collègue de l'UNIKIN, "il semblerait que Dieu soit congolais" tant les habitants se plaisent à pratiquer la religion.
Les protestants kinois en sont très fiers. Ils se plaisent à affirmer que la première église en matériaux durs à Léopoldville, future Kinshasa, n'est pas catholique mais protestante.
Construite dès 1891, elle est l'oeuvre d'un pasteur baptiste américain, Aaron Sims, représentant de l'American Baptist Foreign Missionary Society (ABFMS). J'ai eu le plaisir de la visiter ce matin et d'y rencontrer le pasteur Fidèle, ci-dessous, nouveau président du réseau baptiste CBCO (Communauté Baptiste du Congo Ouest).
Bien arrivé à Kinshasa, j'ai eu la joie de retrouver hier mon collègue Sébastien Kalombo, de l'Université Protestante au Congo, le plus grand campus francophone protestant du monde (avec près de 9000 étudiants).
Je dispose même d'une connection wifi, au signal aléatoire mais suffisant pour poster une petite blognote.
Mon programme sur place ? Le voici téléchargeable ici (PDF).

C'est parti! J'arrive finalement aujourd'hui à Kinshasa (Congo RDC), après un faux départ mardi matin. La raison?
Un changement de régulation Air France pour les vols vers l'Afrique.
En principe, l'enregistrement est toujours possible entre 2H et 1H avant le décollage. Avant-hier, je suis arrivé à l'enregistrement du Terminal 2E de CDG à 9H10, soit 1H25 avant le décollage (prévu à 10H35)... pensant avoir encore 25 minutes de marge. Erreur!
«Eglises du réveil», «églises évangéliques», «églises de la guérison», «ministères», «pasteurs autoproclamés»... Toutes sortes de cultes fleurissent depuis des années sur le continent africain, qui promettent monts et merveilles sur terre ou au ciel...
Suite ici (lien vers le site source de RFi)
Et pour contextualiser de manière plus approfondie, lire le dernier numéro d'AFRIQUE CONTEMPORAINE (lien).
A titre documentaire, à noter, au chapitre des protestantismes de type charismatique, le très riche numéro spécial anniversaire du grand magazine nord-américain CHARISMA, consacré cet été, à l'occasion des 40 ans du magazine, aux "40 personnes qui ont changé le monde".... sur la base d'une spiritualité évangélique de type pento-charismatique (qui confère un rôle moteur au Saint-Esprit et à ses manifestations miraculeuses).
On notera l'accent très clair sur l'individu (et son charisme...), un très fort américano-centrisme..., mais aussi l'impact social d'une foi agissante, bien loin d'une hyper-spiritualisation qui tendrait à privatiser la piété en la détachant des enjeux intra-mondains.
Dans le classique An American Bible (1999, Stanford Univ. press), Paul Gutjahr rappelle que plus de 1700 éditions différentes de la Bible ont scandé l'histoire éditoriale américaine dans le siècle qui a suivi l'Indépendance. Le rythme s'est poursuivi depuis, au gré des évolutions culturelles et sociales.
A l'approche de la COP21 (Conférence mondiale sur le climat), à signaler par exemple la Green Bible, que j'avais découverte en 2008 dans une publicité du magazine Christianity Today (cf. photo ci-contre).
Sortie en 2008, cette Bible d'étude surligne en vert tout ce qui touche à l'environnement, accompagnant le texte de notes et explications.
Une édition de la Bible originale et ambitieuse, appuyée sur la New Revised Standard Version, qui fut assez mal reçue en milieu protestant évangélique, et qui ne s'est pas beaucoup vendue...
Il n'existe aucune traduction ou édition équivalentes en langue française.
Belle opération de transparence pour l'ONG chrétienne évangélique Portes Ouvertes.
A l'occasion de ses 60 ans, elle publie une brochure historique gratuite de bonne facture (couverture ci-contre) où est joint le rapport d'activité (incluant le compte d'emploi des ressources, sur la base d'un budget d'un peu plus de 5 millions d'euros en 2014).
Spécialisée dans le "service des chrétiens persécutés", dotée d'une force d'expertise de plus en plus crédible (cf. les nombreuses reprises d'infos dans les grands médias), l'organisation fondée par Frère André publie depuis plusieurs année un "index mondial de persécution", et a notamment distribué 2,3 millions de bibles et d'ouvrages chrétiens en 2014 (cf. brochure "60 ans de service", p.17).
A maintes reprises, lorsque je dépouillais les archives du XIXe siècle pour ma thèse de doctorat, il m'est arrivé de croiser ces mystérieuses "Bible women", femmes évangélistes porteuses de Bibles. L'Association Baptiste franco-suisse en comptait sept au début du XXe siècle (lien).
Une recherche originale de l'historien Jean-Yves Carluer nous apprend davantage sur les origines de ces ministères féminins certes limités, mais nombreux et encore méconnus (près de 350 sociétés bibliques féminines créées en Angleterre avant 1820!).
Lien.