Connu dans le monde entier comme le pionnier de l’action humanitaire, Henry Dunant (1828 – 1910) a pourtant consacré à peine cinq ans à la Croix-Rouge, entre la formulation de son idée dans Un souvenir de Solférino et son exclusion du Comité international en 1867. Le reste de sa vie ressemble à un vrai roman balzacien : homme d’affaires ambitieux, coqueluche des cours européennes, le promoteur de la Convention de Genève fait une faillite retentissante qui le plonge du jour au lendemain dans la misère et le ressentiment.
Terré à Paris pendant la Commune, tenaillé par la faim en Angleterre, parcourant l’Europe au service d’une dame fortunée avant de se reclure en Suisse orientale, le fugitif de Genève s’acharnera, pendant trente ans, à regagner la paternité de son œuvre. Jusqu’à la conquête méthodiquement orchestrée du premier Prix Nobel de la paix, obtenu en 1901 comme une ultime revanche.
Pour découvrir l'itinéraire de ce fondateur protestant (marqué par le revivalisme) de la Croix Rouge, il faut lire l'édition augmentée de la biographie signée Corinne Chaponnière, aux éditions Labor et Fides. Lien.
A noter au laboratoire 




De 1940 à 1944, quelques centaines de juifs sont venus s’installer ou séjourner dans les Cévennes, entre Gard et Lozère. Vallées et montagnes les ont presque tous sauvés, malgré les rafles, la gendarmerie puis les troupes et polices d’occupation. Juifs français et étrangers, antinazis allemands, enfants isolés et familles entières ont trouvé ici l’asile et le salut. Ils le doivent à une géographie tourmentée et à la culture historique de la population cévenole : les descendants des Camisards, habitués à tenir tête à l’État oppressif, ont ouvert aux juifs les portes de leur pays de schiste, de Bible et de mémoire.
Le recul du catholicisme en France depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. 



Le 8 novembre dernier, Joseph Ciaudo (postdoctorant HASTEC) effectuait un brillant exposé dans le cadre du séminaire interne du GSRL (EPHE/CNRS/PSL), sur le sujet :
Dans la matinée de ce 28 novembre 2018 se tient à Paris une rencontre franco-russe organisée par Sciences Po Alumni et le MGIMO (Institut d’Etat des Relations Internationales de Moscou) sur le thème “Innovation et Intégration”. L’évènement a lieu entre 9h et 13h dans la prestigieuse salle Colbert de l’Assemblée nationale.

Dessiner le Paris des religions du Moyen Âge à nos jours est un programme ambitieux auquel le comité scientifique de ce colloque s’est attelé depuis 2015. Pour aborder la force de l’inscription des religions dans l’espace parisien, leurs relations avec une capitale politique et intellectuelle, l’évolution des pratiques, les liens entre les différents cultes et avec la laïcité, est apparu pertinent de s’intéresser aux Parisiens et à la manière dont s’articulent, à Paris, la politique des cultes définie par l’État et la religion telle qu’elle est vécue par les communautés et par les citadins.
Au sein du laboratoire GSRL, le programme "Laïcités: États et Sociétés face à la diversité culturelle et religieuse", se réunira le jeudi 29 novembre prochain à 14 h 15 sur le site d'Ivry, Salle B.
La série télévisée La Petite Maison dans la prairie est orpheline, depuis quelques jours, de la "méchante" qu'on adorait détester: l'excellente 






Le @LaboGSRL est riche d'un extraordinaire vivier de