Il n'est pas trop tard pour saluer l'engagement de plus de vingt ans du sociologue des religions Jean-Paul Willaime à la tête du Conseil d'Administration de l'hebdomadaire protestant français Réforme.
Sous sa houlette, l'hebdomadaire a su entrer dans le XXIe siècle en résistant à la crise de la presse écrite par une offre convictionnelle de qualité, qui plaît au-delà des cercles protestants.
Objet d'un portrait intellectuel finement écrit par Jean Hassenforder au sujet du très beau livre d'entretien qu'il a accordé à Martin Meunier (lien), Jean-Paul Willaime a a choisi de passer la main cet été, relayé par David Guiraud (lien).
Il continuera, sur d'autres terrains, un engagement intellectuel et citoyen au service d'une société apaisée et ouverte, où les apports constructifs, y compris religieux et spirituels, riment avec intelligence, confiance et bienveillance.

Quelle rentrée ! Avec trois défis au menu. D'abord, la gestion du déménagement du laboratoire GSRL (50 statutaires, périmètre de 280 chercheuses et chercheurs en comptant les doctorants) d'IVry-sur-Seine au Campus Condorcet, magnifique espace de recherche que nous inaugurons (avant que les travaux soient tout à fait finis...).


A Madagascar, le christianisme postcolonial donne naissance, depuis un demi siècle, à de nombreuses églises qui n'appartiennent pas aux réseaux confessionnels familiers des Européens.
À travers les siècles et les cultures, il a été admis que, dans l’ordre du vivant, devaient coexister des entités matérielles et immatérielles. D’un côté, la substance physique, la chair, concrète, propre à l’observation et mortelle par essence. De l’autre, l’éthéré, l’insaisissable, que l’on nommera selon les convenances et croyances : l’âme, l’esprit, les pensées, la conscience… Ce qui questionne sur notre propre nature, parfois même le sens de nos existences.




La photographie à Madagascar, particulièrement à Antananarivo sa capitale, est aujourd’hui une pratique très répandue. Depuis son introduction en 1856 par le révérend William Ellis (1794-1872) de la Mission de Londres à la cour de la reine Ranavalona Ière (1828-1861), des institutions et des particuliers se la sont appropriée et en ont diffusé l’usage. (...). De cette photographie sans cesse en évolution, des traces sont restées, qui progressivement se sont muées en un véritable patrimoine.

Le laboratoire
La question des conversions religieuses est depuis longtemps l’objet d’un investissement particulier en sciences sociales des religions. Parce qu’elle est généralement vécue par les acteurs comme une expérience logée au cœur de l’intimité, on a cherché à en montrer les déterminants collectifs, à en repérer les régularités formelles, à mettre en séries ses mises en récit. Issu d’un colloque organisé à Sciences Po Paris en février 2016, ce dossier porte sur les conversions à l’islam un regard attentif au terrain, des Pays-Bas à l’Australie en passant par le Royaume-Uni et la France.
L'histoire récente des recompositions sociales, culturelles et religieuses des villes françaises n'est pas toujours bien connue des élus et analystes.
Toutes mes félicitations à Régis Laurent, qui après un très beau travail universitaire en sciences sociales, publie coup sur coup deux ouvrages destinés à faire référence en matière de pentecôtisme tzigane en France.
Rosa Parks, militante des droits civiques aux Etats-Unis, s'est battue pour qu'hommes et femmes, noirs et blancs disposent des mêmes droits, et mêmes devoirs.
Chaque décennie depuis 1981, les enquêtes de l’European Values Study prennent la mesure de l’univers des valeurs et des croyances des Européens. Retour sur les tendances françaises, présentées dans l'ouvrage «La France des valeurs» paru il y a quelques semaines. 

Le mois dernier, le laboratoire GSRL (UMR 8582) s’est retrouvé selon son habiture à Ivry-sur-Seine pour son cinquième séminaire interne mensuel de l’année 2019, autour du livre de M-E. Chessel, A. Grelon, N. Bremond d’Ars,
En Haïti, l’État est faible, instable. Les Organisations Non Gouvernementales internationales, riches et puissantes, donnent l’impression de gouverner à sa place au mépris des initiatives locales. Les désastres naturels, parce qu’ils nécessitent dans l’urgence l’intervention de l’aide extérieure, amplifient encore cette situation. Après le passage de l’ouragan Matthew qui a ravagé le sud du pays en 2016, la colère des Haïtiens contre la toute-puissance des ONG est montée d’un cran. Ils veulent être considérés comme des acteurs de leur société et non pas comme des victimes. (...)
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