Ce blog n'est pas le lieu où trouver des analyses scientifiques approfondies, que l'on trouvera dans les publications académiques. C'est pourquoi je ne reviens que brièvement ici sur une objection classique faite à la comptabilisation, sous une même ombrelle "EVANGELIQUES", des traditions évangéliques piétistes (accent bibliciste sur la "saine doctrine") et des traditions pentecôtistes/charismatiques (accent sur l'efficacité du Saint-Esprit). Il me paraît tout à fait légitime de choisir de dissocier, dans le décompte, les premiers (environ 200 millions) des seconds (environ 430 millions).
Cependant, il me semble que ce qui les rapproche est plus important que ce qui les sépare. De la même manière qu'en islam on compte les Hanbalites, les Hanéfites, les Malékites et les Chaféites parmi la même famille sunnite (alors que ces traditions sont très différentes aussi), je crois que piétistes et pentecôtistes relèvent de la même matrice évangélique. Ce périmètre, c'est celui d'un christianisme fondé sur le principe de l'association de convertis, professant, structuré autour de prédicateurs mariés, tourné vers l'évangélisation, et valorisant l'action surnaturelle de Dieu. Par ailleurs, plusieurs grands réseaux évangéliques, dont l'Alliance Evangélique Mondiale, rassemblent les deux familles (piétiste et pentecôtiste). C'est aussi le cas en France, avec le CNEF.
De même, plus largement, autant les chiites et les sunnites sont extrêmement différents, autant il ne viendrait à l'idée de personne de ne pas les comptabiliser au sein de l'islam. Ce qui vaut aussi pour évangéliques et luthéro-réformés, qui se rattachent les uns et les autres au protestantisme.
2017 marque la trentième édition du festival de la BD chrétienne à Angoulême.
Pour sourcer, en forme de clin d'oeil, les attitudes protestantes face aux enjeux politiques de l'élection présidentielle française de 2017, il faut lire l'hebdo 

À l’occasion du vingtième anniversaire du Groupe Sociologie, Religions, Laïcités, que Jean BAUBEROT a fondé et dont le rayonnement est à l’image de celui de son œuvre, une trentaine de spécialistes des protestantismes et des laïcités, historiens, sociologues, philosophes, politistes…, français et étrangers, se sont réunis pour rendre à Jean Baubérot le seul hommage qui ait un sens: prolonger le travail et la discussion autour des thèmes qui lui sont chers et qui continuent à passionner la communauté des chercheurs mais aussi et surtout l’ensemble de la société française, et ailleurs dans le monde.






Il y a quatre ans, Patrick Cabanel nous a prodigué une somme phénoménale sur l'histoire du protestantisme français des origines à nos jours (



Éduquer, éduquer, éduquer sans cesse. Parce qu’il vise à mettre en relation chaque fidèle avec la 'Parole de Dieu', le protestantisme s’est caractérisé, dans l’histoire du christianisme, par son accent sur l’éducation populaire. Ce n’est pas un hasard si c’est l’Ecosse presbytérienne, dans l’Europe moderne, qui est le premier territoire à avoir atteint le taux de 50% d’alphabétisés parmi sa population. Car le Sola Scriptura (l’Ecriture Seule) n’a de sens que si l’on sait lire!
Parmi les idées reçues sur le protestantisme, il a l’idée d’individualisme, au point où l’on a parfois accusé les protestants d’être des ferments d’atomisation de la société.






