Le sociologue français du catholicisme et de la laïcité Emile Poulat nous a quittés.
C'est un intellectuel de premier plan, mais aussi un grand monsieur qui tire sa révérence. Il avait conservé jusqu'au bout ce regard espiègle et pénétrant de l'insatiable curieux qu'il était. Il laisse derrière lui une oeuvre considérable et féconde.
Pour avoir eu l'occasion de croiser plusieurs fois son sillage au cours du dernier quart de siècle, je conserve le souvenir d'un passionné, habité par le désir de comprendre et d'éclairer. Auteur prolixe, d'une culture rare, il ne s'interdisait rien, ce qui lui permit, notamment, d'accorder une vive attention au phénomène protestant, y compris dans ses déploiements africains francophones d'Eglises de migrants déshéritées (cf. sa collaboration avec Dominique Kounkou).
Le quotidien La Croix lui a consacré une notice de qualité (lien).


Le poids démographique de la francophonie protestante aujourd'hui représente au moins 40 millions de chrétiens. Nourrie par une langue partagée, des références communes et des réseaux transnationaux, elle s'ancre dans une histoire qui reste à faire.


Le fait religieux s'impose de façon croissante dans la vie internationale. Souvent instrumentalisé au service des luttes politiques, il constitue un piège redoutable pour les États comme pour les communautés de croyants.
En l'an 2000, l'ouvrage
Souvent résumé à un conflit interreligieux ou à des images ultraviolentes, l'imbroglio centrafricain appelle à une analyse plus distanciée, à partir d'un contact approfondi avec les acteurs locaux.
"Après une journée de violences à Ouagadougou entre manifestants et policiers, l'armée a annoncé, jeudi 30 octobre 2014, l'instauration d'un couvre-feu sur l'ensemble du territoire.










"Alors que, selon le rapport du think tank américain Pew, les minorités religieuses n’ont jamais été aussi opprimées dans le monde, l’athéisme peut être très difficile à vivre. Obtenir un mariage laïque en Inde (



